Commentaire de FRIDA
sur Les bienfaits de la nouvelle colonisation


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FRIDA FRIDA 24 février 2013 10:46

@jaja

"mais c’est toujours une élite qui gouverne soit contre le peuple soit pour le peuple..." vous vous heurtez directement à ma conception du monde qui veut que "l’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes".(et non pas l’oeuvre de ces élites dirigeantes qui les ont toujours trahis et qui jamais ne gouvernent dans leur intérêt).

Quand je dis cela, je ne fais qu’exprimer une observation, c’est un constat. Après le mode de gouvernement peut varier, allant de la démocratie à la monarchie, en passant par la dictature ou ou l’oligarchie ou encore l’aristocratie, le mode de gouvernement peut varier et le peuple s’en désintéresse royalement. Ce qui compte c’est la distraction et l’amusement c’est un fait déterminant que les politiques savent utiliser à merveille.

La politique demande un minimum d’engagement, de défendre ses idées et ses intérêt. Et de ne pas compter son temps libre à consacrer dans les réunions et les débats. Combien sont-ils prêts pour le faire ?? je n’en connais pas beaucoup qui sont prêts à se dévouer pour s’émanciper mentalement et encourager les autres à le faire. Les gens ne réagissent pas, même quand ils savent qu’ils sont grugés et spoliés. Vous n’avez qu’avoir la conviction de la majorité des Français qui adhère au mythe de la dette et au soit prétendu 3%... des nouveaux credo qui ne sont même pas discutés et sur la base desquels le libéralisme construit son asservissement.

«  Je suis donc pour que la classe dominée s’organise en syndicats et partis politiques révolutionnaires pour frapper ensemble ces oligarchies exploiteuses. Les couches que je qualifie de « progressistes » s’articulant autour de la classe ouvrière, composées des autres catégories de travailleurs salariés, des employés, des profs et des instituteurs, des chômeurs... » C’est le nombre qui fait que la situation est irréalisable. Face à ce que vous qualifiez de l’oligarchies exploiteuses, très structurées, qui arrivent à s’entendre ou à éliminer le maillon faible, nous avons une masse hétérogène mue par des passions et pas des désirs multiples et variés, vous ne pouvez faire abstraction de l’élément psychologique : la paresse, l’envie, la jalousie, l’indifférence, l’apathie voire l’anémie de certains groupe.

Il y a des haines et des rancunes qui font passer au dernier plan les vrais enjeux économiques de la classe laborieuse pour ne se consacrer que sur des questions d’ordre religieuse par exemple, qui n’est qu’une construction artificielle par ailleurs.

« Et pour cette classe dominée il n’y a pas de libération pacifique, « par les urnes » manipulées et contrôlées. C’est bien par la force du nombre qu’elle se libère. Que ce soit en Syrie ou partout ailleurs dans le monde.

Dire que la Syrie a mené une politique anti-impérialiste,justifiant la défense de la dynastie Assad, est faux... pas un seul coup de fusil tiré sur le Golan depuis plusieurs décennies mais par contre écrasement de la Résistance palestinienne au Liban par Assad père en 1976. »

Vous reprenez les arguments des islamistes, et je vous propose de relire l’histoire de la Syrie, en dehors des clichés colportés. Des faits historiques en dehors de toute interprétation idéologique biaisée sont accessibles sur le net. Hafez Al Assad et son fils ne sont pas des anges et le but n’est pas de les défendre. Il y a beaucoup d’erreurs de part et d’autres que ce soient les Palestiniens ou les Egyptiens ou les Irakiens. Comme je l’ai dit plus haut, parfois des considérations d’ordre purement personnelles ou de domination d’un groupe ethnique sur un autre prend le pas sur l’intérêt commun.

« Pour ce qui est du régime : " il s’agit d’une domination clanique, dynastique basée sur l’écrasement de toute expression politique à commencer par celle du parti Baath dont il est issu, dont tous les dirigeants ont été exécutés, exilés, ou jetés en prison pour un quart de siècle ou jusqu’à leur mort en détention, dès le début des années 1970. Tous les autres courants politiques, Frères musulmans, libéraux ou de gauche ont été impitoyablement éliminés, toute société civile ou syndicalisme écrasés. »

Je ne suis pas idéaliste. Contrairement à vous, je fais la part entre ce qui est possible et ce qui ne l’ai pas. Entre la division et l’éclatement qui affaiblit le corps social et le rend ainsi une proie facile aux mains de ses ennemis, et une dictature qui étouffe les autres expressions, quand il s’agit pour la plus part qu’une expression d’ambition ou une expression qui a pour but d’entretenir les divisions, oui je préfère une main forte, la réalité l’exige.

Les frères musulmans que vous citez n’auraient pas fait mieux que Al Assad, peut-être même pire au vu des exemples concrets sous nos yeux, en Tunisie et en Egypte.

Le peuple est versatile, et ne peut de toute façon généré une forte majorité constante. D’où l’instabilité voire des conflits internes. C’est l’idéal pour l’exploitation en tous genre des masses laborieuses. Votre façon d’appréhender les conflits entre classes laborieuses et classes dominantes vous fait perdre de vue le côté psychologique, qui fait que les classes laborieuses ne peuvent avoir un compromis ou un consensus, outre le fait que vous omettez des facteurs qui divisent les classes laborieuses, vous en parlez comme s’il s’agit d’une masse homogène. Des classes laborieuses sont prêts à donner leur sang et leur vie pour défendre leurs croyances, et donc défendre un ordre préétabli contre tout bouleversement venant de l’extérieur, même s’il s’agit d’amélioration leur condition économique. A moins de faire un lavage de cerveau, je ne vois pas comment vous y arriverez.

« L’arrivée au pouvoir de Bachar, fils du premier dictateur Haafez en 2000, a pu laisser croire quelques mois à un début de démocratisation, mais cet espoir a vite été étouffé, pendant que la prédation du clan se réinvestissait dans un libéralisme économique sauvage qui a balayé la plupart des acquis sociaux encore existant et creusé de manière galopante les inégalités.... La base sociale du régime reste la clientèle du clan Assad, une partie de la bourgeoisie et les tentaculaires services répressifs, avec la peur instrumentalisée d’un lendemain transformé sciemment en chaos. » Ce que vous dites est valable dans presque la majorité des sociétés sur la planète. Ici en France, nous vivons un libéralisme économique sauvage. Est-ce que la France est dépourvue de clan et de clientélisme ??? Alors pourquoi les gens ne prennent pas les armes, pourquoi les gens ne font pas la révolution ???? Souhaiteriez-vous une intervention étrangère pour soutenir une révolte, et pour quelles raisons philanthropiques l’étranger aidera les Français dans leur révolution. La normal c’est d’étouffer l’esprit révolutionnaire et non de le soutenir. La bataille de Valmy vous dit quelque chose ??

« Sur le plan extérieur, le principal fait d’arme du régime, c’est l’écrasement de la gauche libanaise et des Palestiniens dans son intervention au Liban en 1975-76, poursuivie depuis par une politique de coexistence matamore mais pacifique avec Israël, qui explique que les dirigeants israéliens sont des plus réservés sur l’intérêt de la chute d’Assad. » Là vous dites tout simplement des contres vérités. Curieusement vous ne citez pas la dernière agression d’Israël contre la Syrie. Vous faites un tri sélective pour défendre votre thèse, cautionner une révolte qui n’en est pas une.

https://www.youtube.com/watch?v=vQlqf_y633Y

Le propos n’est pas de blanchir Al Assad. Une instruction uniquement à charge montre soit une attitude à courte vue soit de la désinformation.

Je vous invite à lire l’histoire, d’abord que des faits historiques sur lesquels il y a unanimité, ensuite ce qui se discute, et pour fini voir quelle interprétation vous en ferez vous personnellement, en votre intime conviction, sans que vous soyez sujet à des considérations idéologiques ou partisanes. Vous serez étonné que la vérité n’est pas la où vous la croyez. Personnellement je ne défend ni Assad, ni un clan, je n’ai aucune sympathie pour le régime des mollah en Iran.

« Celui-ci a soutenu les Américains pendant la guerre en Irak, il a cherché depuis un accord avec les impérialismes US et français, sous réserve de sa liberté d’action au Liban. » Je pense que vous vous tromper d’ennemi, au lieu de s’attaquer à la Syrie, vous devez consacrer aux US. S’il doit y avoir une révolution, il faut commencer là-bas. Parce que, quoique vous fassiez, si vous ne coupez pas la tête de l’Hydre, votre combat ressemble au combat de Don Quichotte face aux moulins à vent. Vous rendez service aux vrais exploiteurs sous prétexte de défendre la classe laborieuse.


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