Commentaire de Alinea
sur Travail physique souverain
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Faire du travail le centre spirituel ; c’est possible, mais il ne faut pas compter, comme ça, s’intégrer ni même gagner sa vie.
J’aime la notion de tâches, de devoirs : ces choses à faire pour lesquelles on s’est engagé, que ce soit sur un lopin de terre ou vis à vis des bêtes. Sinon, il y a l’oeuvre, l’aboutissement. Construire un mur en pierres sèches, qui soutient un bancel, est pour moi la quintessence de ceci ; le temps de la construction donne une joie quasi mystique et quand l’oeuvre est achevée, il y a ce vide ; écrire un livre, c’est pareil ! Ce qui compte c’est le temps qu’il faut pour le faire, le chemin... Très beau chapitre sur le travail chez Hannah Arendt dans « Condition de l’homme moderne ». Elle nous dit, entre autres, qu’il y a très peu de temps que l’on dit « travail » pour désigner « l’oeuvre ».
Gorz aussi ; sacré sujet, plus ou moins sacré, qui nous tient depuis...et qui n’a pas de fin
et enfin mon « leitmotiv » : aucun travail n’est pénible s’il est fait librement...
Beau panorama de cette évolution grand frère ! Merci
