Travail physique souverain - AgoraVox le média citoyen
samedi 20 avril 2013 - par jack mandon

Travail physique souverain

« Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis des siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est la passion moribonde du travail, poussée jusqu'à l'épuisement des forces vitales de l'individu et de sa progéniture. »

Le Droit à la paresse, Paul Lafargue, éd. Oriol, 1883, chap. 1

(Enlèvement de Proserpine, effet sensuel)

Extrait d'une vision marxiste sous un certain angle justifiée. Et maintenant, après le soubresaut d'espérance ouvrière, l'erreur fantastique, énorme de Marx : il prit le moyen pour la fin. « le travail est le moyen de vivre, et rien de plus » nous dit Paul Valéry. « Marx n'était qu'un travailliste, et non un sage. » Autre perspective, tout aussi respectable, une autre voie, un autre moyen, qui, dépourvu d'éthique, conduit au travail-malice. La fin justifie les moyens et l'on peut vivre, et même bien vivre sans avoir l'impression de travailler...sans même travailler...la finance.

Imaginons notre ancêtre lointain, le magdalénien. Il chassait, pêchait, faisait l'amour, enfin comme son cousin, le poilu d'avant à quatre pattes. Pendant des millions d'années l'homme n'a pas plus travaillé que l’aurochs et le grand chien qui ornaient les murs sacrés de sa demeure troglodyte. Il nous dévoile même qu'il avait le goût de l'art et du sacré dans son antre mystérieuse ou nos esprits se perdent, impressionnés. La nature s'imposait puissamment à lui, mais à la lumière des flammes il se racontait avec une infinie créativité et beaucoup de tendresse en ignorant qu'il nous dévoilait son amour pour la culture que lui inspirait la nature encore vierge. Il travaillait naturellement, culturellement et spirituellement.

Dans un temps de culture, beaucoup plus tard, sous des cieux d'élégance, un autre grand ancêtre, plus lyrique, sans doute sorti des entrailles d'Homère l'aveugle inspiré : Sisyphe.

Sur la pente escarpée d’un gouffre, ce colosse musculeux ahanant, tendu et ramassé, poussait devant lui un roc en direction de la cime. A l’apogée de l’effort, le roc semblait trouver son équilibre, hésitait et retombait dans les abysses.
Silencieux, calme et résigné, le géant Isthmique redescendait, athlétique, pour reprendre ses marques. c’était une espèce de pugiliste volontaire, un spartiate. Un guerrier corinthien, jadis, auguste et couronné. Un forgeron d’âme, Vulcain d’opéra, le regard noble, rivé sur les crêtes. Olympien, prompt au travail beauté, pour le plaisir, pour la gratuité de l’effort, pour marquer définitivement sa verticalité d’homme et son unicité dans le grand cirque de la vie.

Dans un temps ou le sacré habitait le réel, à l'époque Dorique s'édifiait le Parthénon sur l'Acropole, le temple d'Athéna, la déesse de la sagesse, des sciences et des arts, il fallut tout au plus 10 à 12 ans pour le dresser. En ce temps d'éthique, d'esthétique et surtout de divinités foisonnantes, les artisans faisaient, entreprenaient. La métrique, l'arithmétique et la géométrie épousaient les parties de leur corps comme en référence à leurs ouvrages sacrés. Les doigts, la main, le coude, le bras etc...le corps participait charnellement, artistiquement. L'artisan transformait les proportions de son être géométriquement en outils d'évaluation et de mesure. Quand à l'ouvrage, il représentait la maison d'un Dieu ou d'une déesse, il était sacré, la finalité était donc spirituelle.

Aujourd'hui, et depuis la moitié du XXe siècle, on y travaille toujours, chantier pharaonique à l'ère de l'électronique et de la sophistication. Un gouffre pour l'Europe. Le siècle n'y suffira pas pour que renaisse partiellement la gloire de Périclès, le politique éclairé, et de Phidias le sculpteur inspiré.

Travailler est devenu une affaire d'argent. Les athéniens d'hier ne travaillaient point. Ils œuvraient en communion avec leur divinité. Leur culture magnifiait la nature, et s'en inspirait. Ce monde esthétique fondateur et naturel ne travaillait pas. Chacun vivait dans son lopin d'air, son arpent de sol, sa lumière de Zeus, sa mer Egée de Poséidon et vivait de plein droit sous le regard bienveillant ou malveillant d'une force transcendante. C'était la plénitude terrestre, le livre de la nature ouvert à l'imaginaire culturel. Le travail était sacré.

Lorsque les anciens égyptiens projetèrent des travaux gigantesques et titanesques pour élever leurs pyramides, ils s'imposèrent des œuvres éternelles. Chéops pointait en direction de Alpha Draconis (Thuban), l'étoile polaire d'alors. Leurs grands hiérophantes avaient déterminé les caractéristiques dynamiques du champ de forces cosmo telluriques qu'ils allaient ainsi capter, maîtriser et utiliser pour faire progresser la vie sur terre. Travail savant, travail sagesse, travail sacré.

Et le Pentateuque, de Moïse. Livre au demeurant inspiré, profondément légaliste avec ces tables de la loi gravées dans le roc. Beaucoup moins artistique. (2. Tu ne te feras aucune image sculptée, rien qui ressemble à ce qui est dans les cieux…) Augure et préfiguration de la finitude. La société mosaïque serait désormais fondatrice d'une autre économie avec l'immense mérite de la prophétie. La finance, puisqu'il s'agit de cette chimère, enfantée dans la Genèse avant d'habiter toute la surface de la terre. Le travail humain prit une dimension singulière, une valeur métaphysique, génésiaque, après le travail de chair, le travail à la sueur de son front, pauvre Adam. Travail sanction, travail forcé, travail biblique, travail inique ! Et pour Ève, l'innocente, car enfin l'ignorante, le travail obligé, dans l'ordre chronologique du grand livre, pas encore espéré puisqu'elle ne savait pas, on ne sait pas, la tête se trouble. Et après l'incontournable travail douloureux de l'accouchement de toute cette portée humaine qui ferait parler d'elle.

Et de la multitude de sa progéniture naîtrait le travail pour faire fortune, pour l'enrichissement de la nation, pour l'industrialisation galopante, maintenant pour le monstre financier ? Mais ce monstre abstrait et multiforme, jadis se nommait Mammon. Dans le Talmud, ainsi que dans le Nouveau Testament, le mot « Mammon » signifie « possession » (matérielle), mais il est parfois personnifié.« Aucun homme ne peut servir deux maîtres : car toujours il haïra l'un et aimera l'autre. On ne peut servir à la fois Dieu et Mammon » (Matthieu 6:24). » Métaphoriquement Mammon c'est Satan, c'est à dire la mort. Dans un syllogisme qui aime les raccourcis...la finance c'est la mort, donc la fin de la société contemporaine, pour les rêveurs et optimistes, et peut être la fin du monde pour les réalistes les plus désespérés.

Ce qui fera dire aux marxistes, peut être hâtivement et avec partialité, de toute façon dans un regard horizontal limitant, en mal de sagesse,

« Au lieu de réagir contre cette aberration mentale, les prêtres, les économistes, les moralistes, ont sanctifié le travail. Hommes aveugles et bornés, ils ont voulu être plus sages que leur Dieu ; hommes faibles et méprisables, ils ont voulu réhabiliter ce que leur Dieu avait maudit. »

« Plusieurs signes indiquent qu'une civilisation antique honorait le travail physique par dessus toute autre activité »

(Statuette, époque cycladique)

Les mystères, religion de toute l'antiquité pré-romaine, étaient entièrement fondés sur des expressions symboliques du salut de l'âme tiré de l'agriculture, la même symbolique se retrouve dans les évangiles. Les métiers remontent à un enseignement divin. Au début de la Grèce classique, toutes les activités humaines étaient sacrées. L'art, la poésie, la philosophie, les sciences, la politique ne se distinguent pas de la religion.

Entre l'Antiquité et le moyen âge, le compagnonnage et la franc-maçonnerie intègrent dans leurs rituels de nombreuses références au Temple de Salomon : Le temple maçonnique est parfois vu comme une reproduction symbolique de celui-ci. Et selon la légende, ce pourrait être le moment de la naissance du compagnonnage. Au Moyen Âge ou chaque métier se regroupait par confrérie et se distinguait en général par un sceau, un blason, une enseigne, une bannière et un saint. Pâle contrepoids folklorique d'artifice à la mystique médiévale. Quand, dans l'enceinte d'une église romane, la mélodie grégorienne transmettait ses vibrations sonores aux robustes colonnes engagées pour se lover dans les arcs-doubleau et les voûtes en berceau, travail d'amour. Sur le parvis, les troubadours distillaient leurs poésies, les textes liturgiques s’égrenaient en psalmodies, travail gracieux. Des îlots d'inspiration sacrée témoignaient encore d'un feu qui couvait sous la cendre. Pendant ce temps l'inquisition mortifère étouffait l'épanouissement spirituel. Dés le XIIIe siècle sous la notion d'orthodoxie, l'essence d'une civilisation chrétienne fut anéantie, travail diabolique. Dans une folie, une espèce de rage, les papes et autres grands inquisiteurs accomplirent les écritures, ils massacrèrent Jésus une seconde fois, ils accomplirent les écritures des prophètes. On peut dire qu'ils tapèrent religieusement.

La tradition, les usages, les coutumes perdurèrent sous une forme ou sous une autre mais à la naissance du monde occidental, un basculement se produisit dans le nouveau monde, la nation romaine athée et matérialiste avait anéanti l'essentiel de la vie spirituelle sur les territoires occupés par l'extermination. Les romains n'adoptèrent le christianisme qu'en le vidant de son contenu spirituel. Travail de sape. Sous leur domination, toute activité humaine sans distinction devint servile. Travail politique. Depuis lors et jusqu'à nos jours les institutions ecclésiales de toutes obédiences bourdonnent comme des ruches pour un travail illusoire et infructueux. Elles sont devenues des entreprises politiques et religieuses faussement transcendantes.

« Les activités humaines commandent des hommes, élaborent des plans techniques, arts, sciences, philosophies etc. Le travail physique leurs est souverain en signification spirituelle. »

« Il est facile de définir la place que doit occuper le travail physique dans une vie sociale bien ordonnée. Il doit être le centre spirituel. »

Simone Weil, « l'Enracinement »

Plus tard, Albert Camus dira d'elle  :

« Il me parait impossible d'imaginer pour l'Europe une renaissance qui ne tienne pas compte des exigences que Simone Weil a définies »

(Podéidon-Neptune, époque classique)



88 réactions


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 20 avril 2013 09:23

    Ben oui , on ne sait plus pourquoi on est venu sur terre .


    Au fur et à mesure de l’ évolution , subitement 
    tout le monde sait lire écrire calculer .

    Mais pas comprendre . 

    Une espèce de façon de pensée conformiste indique 
    une marche à suivre qui s’ auto alimente 
    par ceux qui marchent en pensant penser . 

    Et le libre-arbitre , la perception réelle diminue en même 
    temps que le corset de la bien-pensance resserre les crans . 

    Et on arrive dans cette marmelade panurgique à non pas
     se prendre en main , se réaliser dans ce pourquoi on 
     est doué , à occuper un emploi pour subsister en 
    attendant la fin de mois , et le mois suivant d’ attendre 
     l’ autre fin , jusqu’ à la fin de la vie elle même . 

    Alors que comme le chantait Ferrat « Que la montagne 
     est belle  » 

    Flic ou fonctionnaire ou tomme de chêvre ....

    Renaud son HLM ou Kerouak on the road again.

    On a la vie comme on la fait .


    Très joli article Jack super construit et documenté . 

    • jack mandon jack mandon 20 avril 2013 10:54

      Bonjour Capitaine,

      « panurgique » ça vous colle à la peau et vous submerge.
      La signature rabelaisienne, encore le moyen âge avec ses outrances
      gauloises, gargantuesques, généreuses.
      Pour conjurer le mauvais sort et réagir contre cette fatale destinée
      où des hommes osent réduire, empêcher, exercer des droits iniques.
      Et toujours et encore et partout ça continue au nom de je ne sais quel
      prophète ou saint à la noix, politique, chef, salopard autoproclamé.
      Pire encore, il ne suffit pas d’être illettré, inculte, malade, il suffit d’être
      simplement un homme respectable selon ses propres lois.
      Nous sommes tellement content de nous. C’est bien là le problème.
      Lucifer l’enfoiré, le prince de ce monde...et ça fait sourire.
      Si je ne m’interroge pas sur le temps, les époques, l’histoire,
      les lois naturelles et ce qu’elles inspirent au culturel.
      Si je ne médite pas et ne reconnais pas l’autre...c’est fichu !
      Heureusement, la flexibilité, le tout est possible.
      Et cette actualité de merde, cette panurgie qui noie le poisson,
      les symptômes, toujours les symptômes et peu d’interrogation
      sur les causes, les causes, les causes, les causes...
      Le bonheur, la vie, l’amour, le soleil dans le coeur ça se mérite.
      Oui mais l’on peut être voyant et complètement aveugle,

      Merci mon ami


  • Gollum Gollum 20 avril 2013 09:46

    Bravo ! Beau texte qui montre toute la différence entre la façon de voir des Anciens qui avaient encore des vues traditionnelles sur les choses et la façon de voir moderne qui est une façon de voir dégénérée et décadente, le tout dénommé Progrès alors qu’il faudrait l’appeler de son vrai nom : Déchéance.


    On peut bien évidemment ici encore se reporter à Guénon, notamment le chapitre VIII de son Le Règne de la Quantité dont j’extrais ceci : 

    « Dans la conception traditionnelle, ce sont les qualités essentielles des êtres qui déterminent leur activité ; dans la conception profane, au contraire, on ne tient plus compte de ces qualités, les individus n’étant plus considérés que comme des « unités » interchangeables et purement numériques. Cette dernière conception ne peut logiquement aboutir qu’à l’exercice d’une activité uniquement « mécanique » dans laquelle il ne subsiste plus rien de véritablement humain et c’est bien là, en effet, ce que nous pouvons constater de nos jours. »

    Mais le mieux est bien encore de lire en entier ce chapitre VIII...

    • jack mandon jack mandon 20 avril 2013 11:11

      Bonjour Gollum,

      des vues traditionnelles

      Bien sur mais ça peut faire réac.
      La tradition n’exclue pas la réflexion et le progrès.

      Le règne de la qualité...je vais voir ça.

      C’est à dire que l’on ne peut pas changer le monde,
      on se risquerait sur la voie de la « tyrannie »

      Mais l’on peut changer de monde, spirituellement, intellectuellement
      et pourquoi pas géographiquement, ce n’est pas une question de
      moyen, au sens trivial, quand on a compris que c’est une question de survie.
      La mécanique, les habitudes c’est pour la nécessaire apparence
      mais à l’intérieur de soi il faut aménager un espace de liberté,
      un vaste domaine de rêve spontané, mais aussi de réalités méditées.

      Merci mon ami.


    • epicure 21 avril 2013 02:26

      C’était quoi la qualité d’un esclave ? (esclavage qui faisait aprtie intégrante des sociétés traditionnelles)
      Et en dehors de la naissance c’était quoi les qualités des personnes dans le système de caste hindous, puisque la caste déterminait l’activité, et la naissance la caste ?

      En fait actuellement les individus ont plus de possibilités de faire des métiers qui convienent à leur qualités que dans le passé, où on avait surtout le métier de ses parents. Le problème pour certains c’est de connaitre ses qualités et le métier correspondant.


    • Gollum Gollum 21 avril 2013 09:57

      A épicure : vous avez partiellement raison. Mais l’Hindouisme tel qu’il est devenu est un hindouisme dégénéré, raison pour laquelle d’ailleurs le Bouddha a supprimé le système des castes parce que cela ne correspondait plus à rien déjà à son époque il y a 2500 ans. Ne pas oublier que la Tradition nous dit que nous sommes dans l’âge de Fer, l’âge de dégradation des formes religieuses authentiques.. Néanmoins cette dégénérescence est progressive et peut même être plus ou moins stoppée temporairement comme cela a été le cas au Moyen-Âge.


      Quant à l’époque actuelle si nous avons plus de choix en apparence, beaucoup se fourvoient en fait, pour la très grande majorité. La raison en est simple : le peu de connaissance de l’homme moderne quant à son âme, qu’il n’écoute pas, confondant ses désirs propres avec cette voix de l’âme. 

      Une mentalité d’un homme moderne dont la psychologie correspondrait à la caste des Brahmanes, celle des Prêtres (j’entends par là ce mot dans son sens authentique d’homme en désir de Connaissance de Dieu, et non pas de fonctionnaire d’une Église instituée) peut toujours courir pour trouver chaussure à son pied aujourd’hui, puisque aucune structure n’existe plus pour cela... Il est donc livré à lui-même, les Églises institutionnelles étant des pièges dont on ne sort pas indemnes..

      Par contre ceux qui font partie de la caste des Marchands sont devenus les Maîtres absolus de la Planète... smiley Et il y a une logique à cela.

  • Gollum Gollum 20 avril 2013 10:01

    Dés le XIIIe siècle sous la notion d’orthodoxie, l’essence d’une civilisation chrétienne fut anéantie, travail diabolique. Dans une folie, une espèce de rage, les papes et autres grands inquisiteurs accomplirent les écritures, ils massacrèrent Jésus une seconde fois, ils accomplirent les écritures des prophètes. On peut dire qu’ils tapèrent religieusement.


    Oui la vraie civilisation chrétienne du Moyen Âge profondément symboliste et rituéliste, initiatique, fut sabordée par ceux là même chargés de la transmettre. On n’eut plus alors qu’une adhésion de foi aux dogmes, sans adhésion de l’intelligence et du cœur..

    Les églises ne furent plus des temples mais devinrent de simples lieux de prière, sans aucune sculpture ou peinture, chargée d’enseigner. Car le temps de l’enseignement avait disparu.. Vint celui de l’adhésion servile aux dogmes, au clergé. La Chute devait s’amplifier pour que puissent s’accomplir les Écritures, l’Apocalypse et la venue de l’Homme de péché.. l’homme moderne. Dont l’Antéchrist, homme, ne sera rien d’autre que la quintessence, le produit terminal...

    • jack mandon jack mandon 20 avril 2013 11:30

      Gollum,

      Le pouvoir, la peur, je ne sais quel travers innommables.

      Le Sud de la Loire fut fréquenté par des gens inspirés...ils furent massacrés

      les prétendus barbares originaires de Thrace, nourris de la spiritualité
       des mystères assumèrent le christianisme avec beaucoup de conscience.

      Mais voilà, le bien des âmes, la soumission inconditionnée de la pensée
      à une autorité extérieure...et ces croyants d’hier et d’aujourd’hui d’ailleurs
      qui regardent en l’air, sans doute avec des craintes ancestrales gauloises.
      Et la boussole intérieure, la petite voix...

      Nous y sommes, mais y avons toujours été.
      C’est la fin qui commença au début...comme dirait le capitaine,
      avec son bon sens d’homme vrai.


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 20 avril 2013 10:45

    A lire , Georges Navel ....« .Travaux » .


  • jack mandon jack mandon 20 avril 2013 11:31

    Aita Pea Pea,

    Je vais m’informer merci


  • alinea Alinea 20 avril 2013 11:58

    Faire du travail le centre spirituel ; c’est possible, mais il ne faut pas compter, comme ça, s’intégrer ni même gagner sa vie.
    J’aime la notion de tâches, de devoirs : ces choses à faire pour lesquelles on s’est engagé, que ce soit sur un lopin de terre ou vis à vis des bêtes. Sinon, il y a l’oeuvre, l’aboutissement. Construire un mur en pierres sèches, qui soutient un bancel, est pour moi la quintessence de ceci ; le temps de la construction donne une joie quasi mystique et quand l’oeuvre est achevée, il y a ce vide ; écrire un livre, c’est pareil ! Ce qui compte c’est le temps qu’il faut pour le faire, le chemin... Très beau chapitre sur le travail chez Hannah Arendt dans « Condition de l’homme moderne ». Elle nous dit, entre autres, qu’il y a très peu de temps que l’on dit « travail » pour désigner « l’oeuvre ».
     Gorz aussi ; sacré sujet, plus ou moins sacré, qui nous tient depuis...et qui n’a pas de fin
    et enfin mon « leitmotiv » : aucun travail n’est pénible s’il est fait librement...
    Beau panorama de cette évolution grand frère ! Merci


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 20 avril 2013 14:19

      Sinon, il y a l’oeuvre, l’aboutissement. Construire un mur en pierres sèches, qui soutient un bancel, est pour moi la quintessence de ceci ; le temps de la construction donne une joie quasi mystique .


      C ’ est exactement ça .

      Imaginer dans sa tête un projet , le parfaire et mettre au point les variables , 
      ensuite se lancer dans la réalisation concrète et voir le travail fini est une 
      véritable source de bonheur .

      il en va de même pour un matheux QI 180 qui élabore un théorème inédit 
      comme pour un boulanger sortant du four le plus beau et meilleur pain du 
      monde .

      Et , le jour de repos venu , se mettre à l’ ombre d’ un platane à glander 
      pastis à la main est ainsi un super jour . 

      Sinon j’ aimerai bien être un vrai paresseux , mais c ’est trop de boulot 
      pour s’ organiser ...


    • jack mandon jack mandon 20 avril 2013 16:47

      Bonjour Alinea

      Faire du travail le centre spirituel ; c’est possible, mais il ne faut pas compter, comme ça, s’intégrer ni même gagner sa vie.

      Une vue de l’esprit, mais les fondements du monde actuel sont chancelants
      et les solutions en berne. Au fond depuis le début des temps.

      L’ENRACINEMENT, le livre de Simone Weil , qui s’est éteinte à l’âge présumé
      de Jésus, alors qu’elle se trouvait à Londres près du Général en 1943.
      Juive gnostique, sensibilisée au christianisme, philosophe fulgurante.
      D’ailleurs elle intriguait Léon Trotsky qu’elle connaissait bien.
      Elle était très engagée pour la cause ouvrière, jusqu’au stage aux ateliers
      Renault avant la dernière guerre dans un esprit dévoué d’empathie.
      Femme mystique, intègre, voir même intégriste par la rudesse formelle
      de son sacerdoce gauchiste. Léon Trotsky lui avait conseillé de rentrer
      à l’armée du salut. Elle avait confiance en Staline, d’où l’intégrisme.

      Personnalité complexe qui sanglotait à la seule évocation de la misère.
      Albert Camus et Simone de Beauvoir avaient beaucoup de respect pour
      ce coeur pur. Elle souffrait de migraines, s’alimentait mal, une forme
      d’anorexie sans doute. Une vision collective qui se consumait d’amour.

      J’aime la notion de tâches, de devoirs : ces choses à faire pour lesquelles on s’est engagé, que ce soit sur un lopin de terre ou vis à vis des bêtes. Sinon, il y a l’oeuvre, l’aboutissement.

      Cela sous entend une intégration, une vie humaine, si nous ne parvenons pas
      cette forme d’évolution nous crèverons tous, ça commence déjà.

       Construire un mur en pierres sèches, qui soutient un bancel, est pour moi la quintessence de ceci ; le temps de la construction donne une joie quasi mystique et quand l’oeuvre est achevée, il y a ce vide ; écrire un livre, c’est pareil ! Ce qui compte c’est le temps qu’il faut pour le faire, le chemin...

      OUI c’est le temps que tu mets à la recherche de la source qui est important..

      Très beau chapitre sur le travail chez Hannah Arendt dans « Condition de l’homme moderne ». Elle nous dit, entre autres, qu’il y a très peu de temps que l’on dit « travail » pour désigner « l’oeuvre ».

      Depuis l’influence matérialiste des romains, l’esclavage est généralisé.
       
      Gorz aussi ; sacré sujet, plus ou moins sacré, qui nous tient depuis...et qui n’a pas de fin
      et enfin mon « leitmotiv » : aucun travail n’est pénible s’il est fait librement...

      Maintenant on y vient petite soeur
       

      Beau panorama de cette évolution grand frère ! Merci


  • volt volt 20 avril 2013 13:39

    très beau texte, grande subtilité, et l’on voit bien le tournant que rome constitue, même si vous choisissez(?) de ne pas trop y insister ; derrida par contre décide alentour de forger le mot « mondialatinisation »...

    mais bref, ce que je peux vous apporter en notes autour du passage adamique : 
    les expressions employées en genèse 3 en réfèrent aux nerfs, « tu travailleras dans l’angoisse », ou « ton travail porteras sur tes nerfs »... 
    mais le tout se joue dans un contexte où le verbe désignant le travail est le même que celui du culte, et lorsqu’il est dit qu’Adam est mis dans le jardin « pour le cultiver », comme décident trop vite les traducteurs, il faut avoir la pudeur d’entendre tout bonnement « pour la culture » ; les rabbins eux lisent « pour le culte » - ça change tout, puisque tout travail terrestre devient célébration du ciel.

    sauf que tout commence au chapitre suivant, avec Eve, et ceux que Baudelaire désigne du nom de « race de Caïn »... Car à la naissance de Caïn, c’est là que l’enfer s’initie, de la bouche de sa mère ; elle dit textuellement « j’ai acquis (acheté) un homme de Dieu » - début de la marchandisation, de l’esclavage, Adam est un détail, l’absence, et le fils est devenu acquisition, possession, Mammon commence dans et avec Caïn, ce dernier va bâtir des villes, là où son frère promène des chèvres.

    Votre photo finale de neptune est très juste...
    lui aussi, avec Apollon réduit en esclavage dans une punition de Zeus, va accomplir l’oeuvre immense de construire les remparts de Troie ; quand ces deux dieux se rencontrent, c’est presqu’avec honte qu’ils se chuchotent cet épisode indicible où ils furent esclaves des humains ; pourtant ailleurs, ils y tiennent à cette muraille, prêts à se battre gratuitement pour qu’elle tienne les assauts.

    • volt volt 20 avril 2013 14:07

      petites précisions supplémentaires : 


      -le nom même de Caïn est construit par Eve dans un jeu de mot sur l’acte d’achat, de sorte que Caïn signifie l’acquis ou l’acheté. 
      dans le texte : Caïn se dit qa’în, et acheter/acquérir est écrit qanîti.

      -autour du travail d’Adam qui va devenir « fatiguant », il y a des enchaînements importants : 
      si le travail devient peine et angoisse, c’est selon la tradition à cause de la colère qui infuse - ainsi tout commence avec le serpent, dont la caractéristique dans le texte c’est qu’il est entouré de mots à double sens ; par exemple « le plus rusé » signifie aussi « le plus nu » et « le plus transparent », mais surtout : lorsque le serpent commence par ironiser en disant « ah vraiment Dieu vous a dit » de pas manger ? « réellement » ? etc. ce mot de mise en doute est l’homonyme exact du mot « colère » ; le serpent est donc tenu pour introduire la colère dans Eve, avant que par la suite elle passe en angoisse chez Adam, de même qu’il porte déjà cette nudité dont ils vont devoir se couvrir quand ils verront qu’ils sont nus.

      quand au mystérieux fruit de l’arbre, il n’en est rien dit, sinon que cet arbre est « au centre du jardin », autrement dit c’est cette centralité, comme orgueil peut-être, qui va détourner le travail paisible de culture première, vers l’asservissement à venir.

    • jack mandon jack mandon 20 avril 2013 17:02

      volt, bonjour,

      Désobéissance, commerce illicite, violence, meurtre, nos ancêtres sont peu fréquentables.

      Quant à Poséidon, c’est mélodramatique, avec cette fantaisie plus aérienne chez les Grecs.
      On ne riait pas tous les jours au pays des sémites, d’Abraham, Salomon, David et Moïse.
      D’ailleurs, rien n’a vraiment changé, le Dieu unique, c’est lourd à porter.
      « On ne choisit pas sa famille », nous chuchotait Sartre Jean-paul.


    • jack mandon jack mandon 20 avril 2013 18:10

      volt,

      l’arbre de la connaissance, l’interdit, la désobéissance.

      Métaphore arboricole pudique,
      on rigole pas avec ça, chez les sémites.

      D’ailleurs les cousins germains qui prennent la relève
      nous montrent que les racines ancestrales se portent bien.

      Heureusement, les dieux de l’olympe forniquent vigoureusement
      avec la première déesse qui passe, ça nous parle mieux.
      Et puis enfin ces derniers sont encore bien présents.
      L’humour et la comédie est arrivée jusqu’à nous.

      Merci de votre passage éclairé.


    • Gollum Gollum 21 avril 2013 09:38

      quand au mystérieux fruit de l’arbre, il n’en est rien dit, sinon que cet arbre est « au centre du jardin », autrement dit c’est cette centralité, comme orgueil peut-être, qui va détourner le travail paisible de culture première, vers l’asservissement à venir.


      C’est le Sepher Yetzirah qui fournit la clé de ce mythe. En effet dans ce texte les 22 lettres sont réparties selon une sphère aux six directions + le Centre. L’Arbre au milieu du Jardin est l’axe vertical de cette Sphère. Le Haut correspond au Bien et le Bas au Mal. Bien évidemment l’axe vertical passe par le Centre de cette Sphère.

      Et au Centre de cette Sphère se trouve la lettre ב, Beith, qui est la lettre de la Création, בריאה, Bériah. Mot qui commence par Beith. La Bible commence par cette lettre aussi par le mot Bereschit, בראשית, qui veut dire Dans le Principe. En « mangeant » le fruit de l’Arbre, donc le Centre, Adam et Ève ont enclenché le processus de Création. Dont la première étape est la Chute, c’est-à-dire la descente dans la demi-shère inférieure de la Sphère et qui est la demi-sphère de la Matérialité. Cette Chute est provoquée par le Serpent, נחש, Nahash. Dont l’initiale est נ, Noun, lettre de la Chute selon le Zohar, lettre qui se trouve dans le quart Sud/Ouest du cercle équatorial de la Sphère, ce cercle correspondant à l’Éden, עדן, dont la valeur numérique est la même que אלף, Aleph, lettre attribuée à tout le cercle équatorial et qui est la lettre préférée du Saint nous dit le Zohar puisque lettre de l’Unité.

      Sous des apparences mythiques la Genèse n’est rien d’autre qu’une théogonie extrêmement abstraite et géométrique..

    • volt volt 21 avril 2013 11:28

      intéressant de retrouver à partir du yetsirah quelque chose que j’avais déduit bien seul...

      mais puisque vous versez dans le lettrage, je vais vous rajouter ce brin de levain du dimanche matin (vous pétrirez à loisir) : 

      la lettre noun que vous évoquez est associée au scorpion zodiacal, le léger paradoxe est qu’il s’agit d’une lettre royale ainsi inscrite dans un signe aux polarités très collectives ; le noun est associé au poisson dont il porte aussi la pourriture, surtout le noun orthographié en milieu d’un mot ; les zoharistes disent que cette lettre porte quelque chose à méditer longuement : 
      alors qu’appremment la graphie de la lettre est ouverte en milieu de mot, et plutôt graphiquement fermée en écriture de lettre finale, c’est contrairement à l’évidence qu’on appelle noun fermé le noun apparemment ouvert au milieu du mot, et noun ouvert le noun de forme plutôt fermée qui s’écrit à la fin...

      enfin noun est aussi le nom de la sourate du calame qui s’ouvre sur cette lettre, et où après que le prophète essaie tant bien que mal d’expliquer qu’il n’est pas fou, vient encore l’historiette d’un jardin.

      une couche plus en profondeur, on trouve que du fait que dans la succession alphabétique, la lettre samek succède immédiatement au noun, elle le conditionne en quelque sorte, samek signifiant « appui, soutien », comme dans le verset du cantique « soutenez avec des gâteaux car je suis malade d’amour », le verbe de départ étant « sammekouni », de même qu’un des noms divins dans les psaumes est « ha-sômek » ou dieu-comme-appui. 

      bref, cette conversion-circoncision royale du noun qui, lors même que formellement elle ferme, correspond à une ouverture, dépend du samek qui se comporte selon un grand mystère :
      puisque vous dites selon le yetsira que la création s’effectue selon les 22 lettres, eh bien non en fait... il s’agit de 21 lettres et non 22, car le samek étant justement « appui » de tout cela au sens propre du terme, je vous défie de trouver la moindre occurence de la lettre « samek » avant le 42ème verset biblique... c’est très simple, elle est totalement absente, et le texte s’écrit bien avec 21 lettres et non 22... 
      c’est seulement lorsqu’est évoqué le fleuve faisant le tour du jardin (nous sommes alors dans le domaine de l’appui en extériorité) qu’enfin le samek fait son apparition. 

      quant au secret du fait qu’il intervient dans la dialectique d’ouverture et de fermeture du noun, c’est parce que la deuxième apparition du « samek » dans le texte de la genèse ne viendra que dans le verbe « wayeSjor » (« et il referme) la chair à sa place », après avoir retiré la côte adamique qui formera Eve.
      en somme, cette fermeture royale est en même temps ouverture parce qu’elle ouvre sur la femme, après qu’Adam ait nommé en vain jusqu’à tomber sur Eve comme :
      soit l’innommable, 
      soit l’infini de la nomination (vous trancherez ce sujet délicat ..). 

      c’est ainsi qu’après avoir été créés en quelque sorte côte-à-côte au verset 1.26, cette « erreur » est rectifiée au chapitre deux, de sorte qu’Adam rencontre enfin une Eve qui, dit le texte, sera le paradoxe d’« une aide contre lui », bien en face.

    • Gollum Gollum 21 avril 2013 14:51

      À volt : houlà, c’est du lourd.. 


      la lettre noun que vous évoquez est associée au scorpion zodiacal

      Tout à fait. Cette lettre occupe le quart Sud/Ouest comme déjà indiqué. Les trois autres lettres occupant le reste du cercle correspondent aux 3 autres signes fixes du zodiaque, soit Lion (ט), Taureau (ו), Verseau (צ).. Autrement dit le Tétramorphe d’Ézéchiel que l’on retrouve dans la mandorle autour du Christ.

      Notons ici la parfaite correspondance qui veut que le Serpent de la Genèse corresponde au signe du Scorpion quand on connaît la symbolique de ce signe. C’est d’ailleurs un natif du Scorpion, Albert Camus, qui a écrit un ouvrage qui s’appelle La Chute. Chute qui en hébreu commence aussi par un Noun : נפילה, Néphilah...

      Ces 4 signes fixes zodiacaux correspondent aussi aux 4 bras du fleuve qui arrose le Jardin d’Eden.. Sur ces 4 signes fixes, deux font descendre dans les mondes d’en bas, les deux autres ont l’effet inverse. Il n’est pas difficile de comprendre que ce sont les signes chauds qui font monter et les signes froids qui font descendre..

      une couche plus en profondeur, on trouve que du fait que dans la succession alphabétique, la lettre samek succède immédiatement au noun, elle le conditionne en quelque sorte, sameksignifiant « appui, soutien », comme dans le verset du cantique « soutenez avec des gâteaux car je suis malade d’amour », le verbe de départ étant « sammekouni », de même qu’un des noms divins dans les psaumes est « ha-sômek » ou dieu-comme-appui. 

      Il semble assez logique qu’après la Chute due à Noun l’on ait une lettre qui apporte soutien. Cette lettre se trouve d’ailleurs dans la demi-sphère des Eaux, qui fait suite à cette Chute.
      Comme elle est de feu, elle monte.

      je vous défie de trouver la moindre occurence de la lettre « samek » avant le 42ème verset biblique... c’est très simple, elle est totalement absente, et le texte s’écrit bien avec 21 lettres et non 22... 

      Là j’avoue mon ignorance quant à la première venue de Samek dans la Bible..

      vous dites selon le yetsira que la création s’effectue selon les 22 lettres

      Non c’est Beith uniquement qui opère la Création, aidée en cela par l’axe Scorpion/Taureau. Les autres lettres ont des fonctions diverses. Votre distinction 21/22 lettres me fait penser au Tarot de Marseille avec sa 22ème lame non numérotée. Mais la Sphère des Séphiroth Bélimah du Sépher Yetzirah est une structure complète dont je ne sais s’il faut mettre une lettre à part des 21 autres... Si je devais en choisir une ce serait plutôt Aleph que je choisirais et non pas Samek.

      c’est ainsi qu’après avoir été créés en quelque sorte côte-à-côte au verset 1.26, cette « erreur » est rectifiée au chapitre deux, de sorte qu’Adam rencontre enfin une Eve qui, dit le texte, sera le paradoxe d’« une aide contre lui », bien en face.

      Dans le chapitre 1 Adam est créé androgyne. Donc Éve n’existe pas encore et ne peut se trouver face à lui. D’ailleurs ce n’est pas Adam mais Hé Adam, autrement dit l’Homme en général. Adam ne sera tel que face à Éve. L’androgyne n’est donc pas une erreur mais une première étape. Mais cet androgyne ne peut exister que dans le monde de l’Émanation disons. La venue d’Ève correspond à une première chute symbolisée par la torpeur de l’Adam. L’androgynat primordial est brisé au chapitre 2 mais c’est ce qui permet une première évolution et notamment la possibilité pour le couple (puisqu’il y a couple à ce niveau) d’être tenté, autrement dit d’être faillible. Et d’engendrer le devenir. Sur le paradoxe de l’aide « contre » lui, oui, toute choses en ce bas monde sont ambivalentes, notamment les relations homme/femme. smiley

    • volt volt 21 avril 2013 16:34

      Merci pour ces correspondances sur les quatre fleuves dont l’importance est qu’ils s’écrivent en mode quatre « rachîm », donc avec reprise du mot « rachyt » intial, ce qui en fait la clôture sur laquelle le samek vient appuyer.

      Et oui je me souviendrai toujours de ce sacré rire sur un pont dans la chute de camus…

      Le beit crée c’est sûr, et bien sur le « retrait du aleph » que vous pointez, mais au chapitre un, le principe du 22 commande toujours puisque précisément de « ciel » jusqu’à « femme », cette création crée 22 choses.

      Le débat sur « hé-adam » est vrai, mais plus complexe : 

      ainsi lorsque adam engendre caïn c’est « hé-adam » justement comme « générique » en quelque sorte qui s’unit à Eve, mais lorsqu’il s’agira en réparation de cela d’engendrer Seth, il est à remarquer que c’est à nouveau « adam » tout simplement,sous-entendant un mode d’union plus personnalisé…

      Cette torpeur d’adam sera exactement la même qui va advenir en genèse 15.12 à Abraham, sachant le développement en spirale, ou en coquillage, du texte de la genèse, il n’y a en cette reprise rien d’étonnant.


    • Gollum Gollum 21 avril 2013 19:27

      Merci pour ces correspondances sur les quatre fleuves dont l’importance est qu’ils s’écrivent en mode quatre « rachîm », donc avec reprise du mot « rachyt » intial, ce qui en fait la clôture sur laquelle le samek vient appuyer.


      Oui l’importance du mot ראש, qui veut dire principe, premier se trouve au niveau de ces 4 bras. Notons ici que le fleuve Un le fleuve פישון, Pichôn, a pour valeur 303, même valeur que ראש. Il est facile d’en déduire de quel signe zodiacal il s’agit surtout quand on évoque que dans la région où coule ce fleuve il y a de l’Or smiley À partir de là les 3 autres fleuves coulent de source dirai-je.. La guématrie permet aussi de s’orienter cela va sans dire..
      Notons que le mot fleuve נהר, Nahar, vaut 164 = 4 x 41, et que 41 est la valeur du mot גן, gan, jardin.. illustrant à merveille cette quadrature du jardin, qui est un espace clos, correspondant au cercle équatorial de la Sphère des Séphiroth.

      Merci pour cette conversation passionnante. Ça change un peu. Bonne soirée.



  • COVADONGA722 COVADONGA722 20 avril 2013 13:52

    vision du travail : ora et labora ;


    frère Francis commença à enluminer son parchemin.La complexité des volutes , la délicatesse infinie du travail de l’or en ferait une oeuvre de longue haleine,mais dans le sombre océan des siecles ou rien ne semblait s’écouler , une vie n’était qu’un infime remous ; même pour l’homme qui la vivait.Les jours et les saisons se répétaient.. puis venait les douleurs de l’age et la perpétuation du labeur que d’autres finiraient .....
    in « un cantique pour Leibowitz » w Miller

    • jack mandon jack mandon 20 avril 2013 17:09

      Tient, voilà mon ami Guillaume, frrrère Guillaume prononçait
      le responsable névrosé qui n’avait jamais ri. (un monstre)

      Le temps de l’Oeuvre sous le regard divin.

      Belle évocation COVADONGA, ce fut un plaisir hors du temps.


  • gaijin gaijin 20 avril 2013 16:46

    texte lumineux .....inspirant ....
    pas mieux a dire
    une petite histoire :
    un homme arrive sur chantier, il demande a un ouvrier qui taille une pierre
    « - que fais tu ?
     -je travaille pour nourrir ma famille »
    a un autre :
    « - que fais tu ?
     - je taille une pierre »
    a un troisième
    « - que fais tu ?
     - je construis une cathédrale »


  • jack mandon jack mandon 20 avril 2013 17:38

    Merci gaijin dit François Villon,

    En souhaitant pour vous une destinée moins chaotique
    que ce poète malandrin qui peut être connut la potence.



    Ballade finale
    Ici se clôt le testament
    Et finit du pauvre Villon.
    Venez à son enterrement,
    Quand vous orrez le carillon,
    Vêtus rouge com vermillon,
    Car en amour mourut martyr :
    Ce jura-t-il sur son couillon
    Quand de ce monde vout partir.

    merci de votre visite

    Au fait j’avais tenté de répondre à une de vos questions
    relativement au Soi...et vous vous êtes volatilisé.
    enfin à l’occasion, si vous passez par là


    • gaijin gaijin 20 avril 2013 18:15

      ah jack
      ce n’est pas en vain que vous évoquez les mânes de ce frère poète
      « Prince, je connais tout en somme,
      Je connais coulourés et blêmes,
      Je connais mort qui tout consomme,
      Je connais tout, fors que moi-mêmes. »

      celui là au moins n’a pas perdu sa vie a la gagner .......
      mais si j’ai moins de talent, je suis plus sage que lui et si le temps venait de ma fin je n’aurais aucun regrets .....

      j’ai raté une de vos réponses ?
      parfois le temps me fault et les distractions du monde m’entrainent.....
      sur quel fil était ce ?


  • jack mandon jack mandon 20 avril 2013 18:54

    gaijin,

    Par sa nature introspective, secrète, au temps jadis promis,
    Georges a su incarner François Villon.

    « Reconnaissance », entre réalité et virtualitéVoici l’article, vous trouverez

    A plus tard


    • gaijin gaijin 20 avril 2013 19:50

      ok j’ai trouvé
      quand je pose ce genre de question c’est plus pour provoquer un questionnement chez le lecteur que dans l’attente d’une réponse,
      d’une part j’ai comme on dit « lu tous les livres et les livres me sont tombés des mains » c’est a dire que je n’attend aucune réponse de l’extérieur
      d’autre part je trouve qu’il y a trop de réponses et pas assez de questions, on sait trop ! c’est a dire trop d’un savoir mort quand bien même il serait juste, je préfère les portes ouvertes aux portes fermées et les herbes folles aux jardins a la française
      ( mais cela vous l’avez compris )

      cela dit j’ apprécie tout de même les réponses surtout de la part d’un frère mousquetaire
      nous en étions donc là :

      "que sommes nous en train de devenir ?
      A chacun son histoire, tout est possible
      que pourrions nous devenir ?
      même réponse « 

      oui bien sur il y a la variabilité individuelle, une gamme infinie de nuances mais au delà ?
      quel est au juste le potentiel de l’être » véritablement " humain en tant que tel  ?
      où allons nous au juste ?
      vers qu’elle étoile pointe la proue de notre civilisation ?
      je n’attend aucune réponse mais n’est il pas étrange que nous vivions sans jamais nous poser ces questions ?
       
      ( pas moi et pas vous surement mais nous ne pouvons pas pour autant nous abstraire de l’inconscience commune )

      le soi ?
      maudit soit jung escroc, voleur, petit occidental gris et mesquin, effrayé par son ombre.
      dehors le fermeur de portes ....
      c’est de l’ atman dont il est question 
      et au delà
      et au delà du par delà .....
      gate gate paragate parasangate bodhisvhaha

      ( désolé mais pour porthos pas de bonne soirée si elle ne finit pas en renversant les tables et en cassant quelques crânes smiley )


    • jack mandon jack mandon 21 avril 2013 02:17

      Gaijin,

      j’ai comme on dit « lu tous les livres et les livres me sont tombés des mains »
      c’est a dire que je n’attend aucune réponse de l’extérieur
      d’autre part je trouve qu’il y a trop de réponses et pas assez de questions,
      on sait trop ! c’est a dire trop d’un savoir mort quand bien même il serait juste,

      Bien sur la réponse vient de l’intérieur,
      enfin la réponse essentielle,
      les livres peuvent être des outils pour apprendre à formuler.
      Personnellement je suis visuel, donc plus sensible à l’image.
      Tous les prédicats participent à notre éveil,
      il ne faut rien négliger.


    • jack mandon jack mandon 21 avril 2013 02:39

      gaijin,

      Je reconnais ta rusticité gasconne
      mais nous avons fait un pacte, il n’y aura pas de duel entre nous.

      Pour Carl Gustave Jung, il m’a beaucoup apporté,
      mais comme nous l’avons convenu, la réponse vient de l’intérieur.

      Si tu en parles sur un mode critique et badin, alors je crains
      qu’il te faudra faire durablement bonne figure à ton ça
      et peut être t’en contenter, si tu persistes à renverser les tables.

      De toute façon, Aramis que je fréquente amicalement
      ne se formalise pas de tes emportements.


    • Gollum Gollum 21 avril 2013 08:48

      le soi ? 
      maudit soit jung escroc, voleur, petit occidental gris et mesquin, effrayé par son ombre. 
      dehors le fermeur de portes ....
      c’est de l’ atman dont il est question 
      et au delà
      et au delà du par delà ..... 
      gate gate paragate parasangate bodhisvhaha


      Houlà ça n’a pas dû plaire à Jack ça...  smiley

      Jung n’était pas tant escroc que ça moi qui l’ai pas mal fréquenté... Occidental Jung ? Pas vraiment.. Plutôt taoïste chinois...

      Néanmoins il restait quelques traces d’occidental chez lui ce qui lui a fait faire quelques erreurs...
      Je ne vais pas les énumérer ici ça n’a pas vraiment d’intérêt..
      Mais je trouve néanmoins le bilan largement positif...

      D’ailleurs un signe qui ne trompe pas. Qui parle de Jung aujourd’hui ? Pas grand monde. Il gêne.

    • jack mandon jack mandon 21 avril 2013 11:31

      Gollum,

      C’est à dire que gaijin, allias Porthos m’inquiète un peu.
      Il semble qu’il ne lève pas uniquement le coude dans les combats.

      Si je m’en réfère à l’histoire originelle d’Alexandre Dumas,
      ses emportements gascon lui seront fatals.

      Il s’interrogeait récemment sur le Soi, je lui ai conseillé
      de surveiller les débordements de son ça

      De plus le ça est une invention freudienne.


    • gaijin gaijin 21 avril 2013 12:56

       smiley
      oui
      jung a énormément apporté
      et s’il avait envoyé aux horties ses derniers restes de rationalité il n’aurait sans doute pas été entendu, ou aurait disparu, comme tant d’autres, au détour d’un chemin
      et si, comme tant d’autres, il pille les connaissances traditionnelles, il a au moins la décence de laisser la porte entrouverte.
      j’ai aussi fait quelques études de psychologie seule possibilité avec la religion laissée a ceux qui dans notre occident cartésien ont l’outrecuidance de s’intéresser a l’humain.
      et puis j’ai très vite été chercher ailleurs
      ( je suis un kinesthésique et la pensée et la visualisation ne me « parlent » pas ou pas assez )
      quand je m’ en prend a jung ce n’est pas tellement que je lui en veuille
      mais quand je pense au soi je vois passer un gentleman anglais son chapeau melon sur la tête
      http://www.google.fr/imgres?newwindow=1&hl=fr&tbm=isch&tbnid=nkQVy-v---uamM :&imgrefurl=http://mercimilord.blogspot.com/2011/05/bowler-une-particularite-toute.html&docid=e5MgIwen4vO_5M&imgurl=http://4.bp.blogspot.com/-117rmAmQ9g8/TcceAz45P5I/AAAAAAAAAXA/tLHGKzxK5sY/s1600/02-prince-william-bowler-hat.jpg&w=1222&h=930&ei=BrhzUerGKtKqhQeIi4HgDw&zoom=1&iact=hc&vpx=354&vpy=170&dur=636&hovh=143&hovw=189&tx=83&ty=102&page=2&tbnh=136&tbnw=180&start=27&ndsp=34&ved=1t:429,r:29,s:0,i:189&biw=1379&bih=595

      et c’est plus fort que moi j’ ai envie de le faire tomber .....
      pour moi le soi c’est le chapeau melon de la psychologie : terminé on ferme ! on reste entre nous, chacun sur son quant a soi entre gens bien élevés.
      on a établit la cartographie des profondeurs, tout est a sa place bien rangé dans des petites cases et on ne sort pas sans son chapeau sur la tête.
      le soi est a la psycologie ( au départ je ne l’avais pas fait exprès mais psychologie sans h c’est plus qu’une faute c’est un acte manqué ) ce que la clef de voute est aux cathédrales a la fois ce qui fait tenir l’édifice en place et ce qui empêche la lumière de rentrer directement.
      ( au passage pour gollum les confucianistes ont fait pareil avec le yiking : certains jugements des 6 èmes trait ne correspondent pas a ce qu’ils devraient être si on applique la logique qui régit le reste du texte )

      donc en effet quand je vois passer un chapeau melon ça se manifeste
      mais ça c’est quoi ?
      le psycologue avec sa pensée bien ordonnée :
      « l’inconscient, l’inconscient collectif etc »
      mais au final l’inconscient c’est quoi ? on n’en sait rien ! 
      précisément parce que l’inconscient ce n’est rien d’autre que l’absence de conscience, c’est comme l’ombre : quand on l’éclaire elle disparait . il n’ y a pas d’inconscient « structurel » : il n’ y a qu’absence de conscience

      et selon vous d’où viendrai la lumière de la conscience qui permettrait d’éclairer cette ombre ? smiley
      voilà pourquoi dans une église il faut enlever son chapeau .......

      vous m’aviez surement compris mais vous autres intellectuels êtes du genre a préférer un long discours a quelques tables renversées.
      ne vous y trompez pas cependant, l’ ivresse que votre ami porthos trouve au fond de sa bouteille ( sa dive bouteille ) ce n’est pas celle de l’inconscience. et s’il renverse les tables c’est que le moment est venu d’aller offrir une libation aux étoiles .......


    • Gollum Gollum 21 avril 2013 15:24

      Sur le pillage de la Tradition par Jung, je vous trouve un peu dur.. Même carrément injuste.


      Certes il s’est à mon avis fourvoyé sur l’Alchimie qu’il considère juste comme une projection de processus inconscients sur la matière alors qu’elle est bien plus que cela je le concède.. ce qui lui fait dire que l’alchimie tardive, dite spirituelle, est plus authentique et plus près de la vérité que l’Alchimie ancienne, alors que pour moi c’est exactement l’inverse. Il est clair que là il a fait du réductionnisme en bon occidental qu’il était..

      Il n’en reste pas moins que l’ensemble de la moisson est considérable et d’une fécondité sans pareil... Le gros problème en fait étant de trouver un thérapeute junguien à la hauteur.. Et c’est là que ça se corse... Car tout ce qui a de la valeur est rare et l’on a bien plus de chances de tomber sur une personne maîtrisant tant bien que mal quelques notions et de galérer et stagner que de réellement progresser.. M’enfin bon.


      ( au passage pour gollum les confucianistes ont fait pareil avec le yiking : certains jugements des 6 èmes trait ne correspondent pas a ce qu’ils devraient être si on applique la logique qui régit le reste du texte )

      J’ai tout à fait conscience que le Yi Jing doit être reconstruit. Comme l’a été l’astrologie d’ailleurs, il suffit de comparer la Tétrabible de Ptolémée avec un Traité astrologique de Barbault par exemple pour saisir la différence. Elle est énorme. Le Yi Jing ne fait absolument pas de synthèse quand on a plusieurs traits mutables. Le texte est muet là-dessus. Je n’ai pas d’opinion quant aux confucianistes sur ce qu’ils ont fait des traits n’ayant pas assez potassé le Yi Jing. Mais il est évident pour moi qu’il faut tout reconstruire avec des concepts clairs.

      C’est exactement la même chose pour la Kabbale qui est quelque chose d’extrêmement obscur si on se fie uniquement au corpus traditionnel. Je dirai même qu’il faut aborder ce corpus de façon extrêmement circonspecte et avec la plus grande méfiance. Et là encore il faut reconstruire sur des concepts clairs..

      il n’ y a pas d’inconscient « structurel » : il n’ y a qu’absence de conscience


      Non il y a bien un inconscient structuré. Notamment par le 4.


      vous autres intellectuels êtes du genre a préférer un long discours a quelques tables renversées.

      Je ne crois pas être « seulement » un intellectuel... En ce qui concerne ma propre confrontation avec l’inconscient j’ai eu ma part de lutte avec l’Ange...

    • alinea Alinea 21 avril 2013 15:42

      Pas d’accord avec vous du tout sur l’inconscient, gaijin ; et j’aimerais savoir plus avant ce que vous entendez par structurel ? Qui structure et soutient l’ensemble de l’édifice humain ?
      Parce que je pense au contraire que les huit neuvièmes de l’iceberg, la partie immergée, donc, est la clef de voûte de toute action, de tout en fait, et qu’il s’agit bien là de l’inconscient ; individuel et collectif. Pourquoi ? Simplement parce que le plus important de notre être, se forme à un âge où la conscience ni la raison n’existe, or elle sous-tend tout ce qui en découlera. Cet inconscient est en nous et non pas une ombre, il n’est juste pas en phase avec notre mode de fonctionnement contemporain ; il fut des époques et des civilisations où cet inconscient, qui était plus collectif qu’individuel parce que l’individu n’était pas porté aux nues, était le fondement de tout ! Il est à l’origine des religions, des croyances et même des superstitions, de tout l’irrationnel qui mène l’homme, aujourd’hui encore, bien qu’il le récuse...


    • jack mandon jack mandon 21 avril 2013 16:36

      gaijin,

      le chapeau melon de la psychologie...c’est la Persona, le paraître.
      le rôle que l’on se donne, l’image que l’on veut montrer, l’apparence.

      Le Soi, un centre puissant qui ne s’édifie pas mais se révèle.

      Il est d’autant plus difficile à définir puisqu’il est irrationnel.

      Ex. Charles de Foucault, la grandeur militaire de l’officier
      des guerres coloniales, les femmes, la foire, la légèreté.

      Un jour solitaire à l’extrémité d’un désert de pierres lunaires.
      Envolés égoïsme, orgueil, arrivisme, suractivité,méfiance, crainte.
      L’humilité, le dépouillement, l’illumination, une incompréhension
      pour le monde,« c’est Jésus qui vit en moi » disait-il.
      Et pour finir il fut assassiné par un homme dont il respectait la cause.

      Vous voyez que le chapeau melon devant cette énigme spirituelle...

      Quant à Jung, je prendrai une image en forme de métaphore.

      Quand on donne un scalpel à un sadique il peut supprimer une vie,
      si l’on donne un scalpel à un berger il sculpte un bâton en surveillant
      son troupeau. Le même outil à un boucher permettra à cet artisan
      d’affiner une préparation. Le même objet au chirurgien peut permettre
      de sauver une vie.

      Simple pédagogie pour un cour préparatoire.

      L’HOMME quel qu’il soit est comme un outil, un passage, une voie
      et chacun peut en user selon sa sensibilité, sa culture, ses affinités.

      Il est démontré que le facteur sympathie ouvre les portes du coeur
      et renforce la concentration, l’attention et ouvre l’esprit.

      Tout est simple, rien d’intellectuel dans tout cela.

      Merci mes amis pour votre intervention.
       


    • gaijin gaijin 21 avril 2013 19:46

      pfff c’est toujours pareil
      une fois qu’on a renversé les tables il faut les remettre d’aplomb smiley
      gollum
      ok ce pauvre jung n’a pas mérité tout le mal que j’en dis .......
      "il suffit de comparer la Tétrabible de Ptolémée avec un Traité astrologique de Barbault par exemple pour saisir la différence. Elle est énorme.« 
      je n’essaierai même pas de faire un truc pareil ( je n’ai fait qu effleurer le sujet ) par contre si vous avez des choses a nous raconter je suis preneur
       »
      il est évident pour moi qu’il faut tout reconstruire avec des concepts clairs.« 
      c’est fait ! mais en faire un bouquin est un travail énorme et je n’ai pas le temps pour le moment
      ( mais je parlerai pas de reconstruire plutôt d’ amener a la lumière les principes sous-jacents )

      gollum et allinéa
      ( sur l’inconscient ) bien sur mais ce n’est pas ce je voulais dire
      si vous regardez a l’ intérieur de l’individu vous ne trouverez pas l’inconscient ( mais un tas de trucs pas prévus comme l’ âme par exemple ) mais rien qui soit structurellement voué a être et a rester inconscient .
      c’est ce qui faisait dire a gurdjieff que l’ inconscient n’existait pas parce qu’en premier lieu la conscience n’existait pas.

      jack
      oui bien sur l’image peut s’appliquer a la persona : le chapeau melon est une manifestation de la persona de l’individu
      mais pensez vous que j’aurai renversé les tables pour un truc pareil ?
      vous comprendrez un jour de quoi il était question ou peut être j’arriverai a m’ exprimer plus clairement sur ce sujet ( mais c’est bigrement pas facile )
       » Vous voyez que le chapeau melon devant cette énigme spirituelle... "
      c’est bien là le point !
      le concept du soi ferme la porte a cette dimension et il faut effectivement aller au désert ( ne serais ce que façon métaphorique )

      quand je dit vous autres intellectuels ce n’étais pas si péjoratif que ça j’aurais aussi bien pu dire vous autres occidentaux bien que j’en soit un moi même ( enfin il paraît )


    • Gollum Gollum 22 avril 2013 11:14

      pfff c’est toujours pareil 
      une fois qu’on a renversé les tables il faut les remettre d’aplomb 
       

      Eh oui, fallait pas les renverser... smiley


      "il suffit de comparer la Tétrabible de Ptolémée avec un Traité astrologique de Barbault par exemple pour saisir la différence. Elle est énorme.« 
      je n’essaierai même pas de faire un truc pareil ( je n’ai fait qu effleurer le sujet ) par contre si vous avez des choses a nous raconter je suis preneur 

      Beuh non.. trop dur.. On peut pas résumer comme ça deux ouvrages assez conséquents.. Tout ce que je peux dire c’est que l’ouvrage de Ptolémée ne peut que rebuter un esprit moderne tellement il nage dans l’esprit magique et superstitieux.. Alors que celui de Barbault, tout en finesse psychologique, avec des concepts issus de la psychologie des profondeurs (Jung notamment.. smiley), peut emporter l’adhésion, à condition de ne pas être un rationaliste impénitent..



       » 
      il est évident pour moi qu’il faut tout reconstruire avec des concepts clairs.« 
      c’est fait ! mais en faire un bouquin est un travail énorme et je n’ai pas le temps pour le moment 
      ( mais je parlerai pas de reconstruire plutôt d’ amener a la lumière les principes sous-jacents )


      Ben c’est bien dommage. Mais effectivement je pense que c’est un travail énorme...


      si vous regardez a l’ intérieur de l’individu vous ne trouverez pas l’inconscient ( mais un tas de trucs pas prévus comme l’ âme par exemple ) 


      Oui on trouve différents contenus... Contenus qui peuvent revenir souvent ou pas, comme l’ombre, l’anima ou le Soi.. J’emploie le même vocabulaire que Jung, je ne vois pas pourquoi je le remettrais en cause, vu que j’ai été confronté à ces figures moi aussi..


      mais rien qui soit structurellement voué a être et a rester inconscient . 

      Ben évidemment ce qui reste inconscient.. reste inconscient et donc inconnu..

      On ne peut donc déclarer à priori ce qu’il pourrait y avoir dans l’inconscient..


      c’est ce qui faisait dire a gurdjieff que l’ inconscient n’existait pas parce qu’en premier lieu la conscience n’existait pas.

      Jamais lu Gurdjieff. Pas d’attirance particulière pour lui. M’enfin en niant la conscience vous vous niez vous-même. Notons ici qu’Husserl est précisément parti de la conscience pour fonder la phénoménologie. Pour lui la conscience est la seule réalité véritablement apodictique. Ce qui veut dire : ne pouvant pas être remise en cause. L’inverse de Gurdjieff donc apparemment...


      le concept du soi ferme la porte a cette dimension et il faut effectivement aller au désert ( ne serais ce que façon métaphorique )

      Je ne vois pas en quoi. L’Inde utilise aussi ce concept. Elle l’a fait pendant des millénaires et apparemment elle s’en est très bien portée...


    • gaijin gaijin 23 avril 2013 11:00

      gollum 
      mais si on ne les renverse pas on ne sait pas toujours ce qu’il y a dessous .......
      mais rassurez vous je ne laisse pas souvent libre court a mes pulsions iconoclastiques

      sur la phrase de gurdjieff il ne faut pas la prendre trop au pied de la lettre il veut dire qu’il ne faut pas prendre la conscience comme étant un acquis au départ mais comme quelque chose a cultiver, et encore il emploie conscience dans un sens restreint qui n’est pas la conscience ordinaire
      gurdjieff était un drole de type très paradoxal, il n’est absolument pas indispensable de se plonger dans son univers mais le livre d’ouspensky : fragments d’un enseignement inconnu mérite d’être lu

      « Je ne vois pas en quoi. »
      pour ceux qui ne prennent pas la peine de se pencher dessus il referme le sujet sur soi
      bien sur vous allez me dire que ce n’est pas de ça dont il est question et on est bien d’accord mais combien même parmi les gens qui font profession d’ être des thérapeutes en restent là ?


    • Gollum Gollum 23 avril 2013 11:26

      A gaijin : si je vous ai bien suivi ce que vous voulez dire c’est que beaucoup se contentent du concept du Soi au lieu de pénétrer dans le Soi directement..


      Si c’est ça je suis bien d’accord. Et en particulier je fais partie de ceux-là j’en suis bien conscient.

      Car on ne pénètre pas dans le Soi sans son accord. Toujours est-il que j’essaye au mieux de préparer le terrain.. Au cas où.. smiley

    • gaijin gaijin 23 avril 2013 12:19

      oui !
      je ne l’aurais pas formulé ainsi mais c’est bien de cela dont il est question
      et ce qui est même pire il ne peuvent même pas envisager la simple possibilité de cela ......

      si vous pouvez l’envisager vous êtes plus avancé que vous ne le pensez vous même.
      je crois que l’on ne peut pas y plonger exprès mais un jour on se retourne et on réalise qu’on est déjà dedans ....... smiley


  • alinea Alinea 20 avril 2013 19:28

    J’y pense soudain : tout travail devrait être comme celui du créateur ; minutieux, patient, exigeant et qui prend le temps, et, au bout, pour les autres : l’évidence !
    L’épure, la simplicité dues à un ego absent... je pense toujours à Brassens ou à Paco de Lucia qui ont ( je ne parle que de contemporains, je ne suis pas critique d’art !) l’un et l’autre su « travailler » leur talent et nous rendre leur musique- leurs paroles- aussi fluide, aussi normale que si elle était naturelle !
    Le vrai travail est invisible au néophyte.. et c’est là la beauté de l’art !


  • COVADONGA722 COVADONGA722 20 avril 2013 23:06

    @gaijin qui aime l’évidence du haiku


    Sans savoir pourquoi
    J’aime ce monde
    Ou nous venons pour mourir.
    Natsume Soseki






  • jack mandon jack mandon 21 avril 2013 02:26

    A tous,

    Personne n’a évoqué le modelé de Perséphone ?
    de sa chair sous la pression des doigts d’Hades,
    qui au demeurant pour remonter des enfers
    possède des mains divines...le paradoxe des dieux.

    La Grèce antique, son art, sa philosophie...
    que serait le monde sans sa merveilleuse inspiration ?


    • volt volt 21 avril 2013 03:35

      que vous avez raison... nuit blanche de pur travail physique... je soulève des camions...

      donc oui raison : le sémite, au regard du grec, est un cauchemar accompli, bien que les deux soient une reprise de l’égypte - l’un en mode théorisation rituelle ; l’autre selon la théâtralisation ironique.
      ici, dans l’enlèvement de Perséphone, c’est plutôt la descente, aux enfers ; la remontée c’est une hautre histoire, il faut surtout savoir ne pas manger les sept dernières graines de grenade proposées à la sortie... Adonis n’est pas loin, Jung et Kereny je crois ont écrit un très bel ouvrage autour de « la jeune fille » sur la question.

    • Gollum Gollum 21 avril 2013 09:02

      Personne n’a évoqué le modelé de Perséphone ?
      de sa chair sous la pression des doigts d’Hades,


      Non, mais je pense que l’image n’a pas laissé insensible beaucoup d’entre nous.. smiley

      Pour ce qui est de la Grèce j’ai été très tôt fasciné, sans savoir pourquoi d’ailleurs... Alors que j’étais allergique à Rome (là c’était déjà plus clair dans mon esprit..).. Puis j’ai pratiqué l’art des étoiles..

      Mine de rien je pense qu’il y a un lien, un lien qui remonte sans doute à très, très loin... bien au delà de ma naissance.

    • jack mandon jack mandon 21 avril 2013 11:58

      Gollum,

      Oui à Pythagore qui se permettait de vivre de concert
      tous les aspects de la connaissance.

      De blanc vêtu dans sa toge de lin, il chantait la gloire de Dieu
      tout en projetant de sa tête féconde tous ces sacrés théorèmes
      qui tracassèrent plus tard les méninges des cancres auxquels j’appartenais.

      Dans ses ébats gracieux et créatifs il mêlait la beauté à la vérité,
      de plus, ce scientifique posait les fondements musicaux
      et se plaisait à composer avec la musique des sphères,
      posant les bases d’une astrologie scientifique et mystique.
      A ce moment là, Gollum naquit dans un choux athénien.
      Mais lui seul peut en parler s’il le désire.


  • jack mandon jack mandon 21 avril 2013 04:02

    C’est vrai Stéphane, vous semblez un peu fatigué dans votre tableau.
    Je suis très heureux d’avoir fait votre connaissance.

    Je vais retrouver Artémis, peut être Séléné, à moins que ce ne fut...
    mon Dieu ça c’est bien sur Hécate !
    Je vais donc rêver à Perséphone, c’est l’enfer assuré, mais j’aime ça !

    Bonne nuit


    • volt volt 21 avril 2013 11:58

      c’est bien réciproque, 

      et dès demain j’abandonne Stéphane, aussi fatigué que votre oeil l’aura percé à jour, pour m’habiller d’avatars plus souriants... en attendant, panification oblige, son poème « aumône » sera de mise.

    • jack mandon jack mandon 21 avril 2013 12:20

      Volt,

      Pourquoi travaillez vous autant votre Persona,
      vous qui semblez sous vos emprunts tellement créatif ?


    • volt volt 21 avril 2013 13:59

      non... je n’irai pas jusqu’à dire que je travaille ma « persona », mais je conçois le forum comme travail d’écriture oui, et en cela, le choix de l’avatar en fait pleinement partie, il détermine l’écoute parfois bien plus que le verbe employé ; nous n’avons pas ici le timbre de voix, et mon choix de cet avatar volontairement « fatigué » fut par exemple une manière de baisser d’entrée le volume de sorte à pouvoir augmenter les basses, voyez ..

      ainsi, je pourrais envisager l’expression « travail sur persona » comme souci de mesure, dans ce cas oui, par-delà l’écriture conçue ou plus ou moins vécue comme création, je garde un grand souci de filtrage, non pas des aspects de ma personne dont je fous pas mal, mais des effets du discours (et cela non sans rapport avec l’image bien sûr) qui, selon mon expérience des forums sur quelques années peuvent, si l’on n’y prend bien garde, être : ravageurs...

      je travaille dans le même domaine que vous, ainsi que d’autres, et vous n’êtes pas sans savoir que dès le début du siècle, il y avait une part ou une forme de notre discours qui pouvait être qualifiée, à bien juste titre, de « sauvage »...
      j’essaie donc d’être un animal domestique, mais il faut dire qu’un forum français, à cette fin, est bien plus facile de pratique qu’un forum anglophone ou arabophone par exemple ; malgré sa crise régressive de moraline actuelle qui est si piètre au vu de 68, la France garde une liberté dont elle ne semble pas mesurer les carats engagés.

  • jack mandon jack mandon 21 avril 2013 04:09

    Bien sur c’est la descente, mais pour se faire il eut bien fallu qu’il remonta
    des enfers avant d’y redescendre avec sa proie...cet heureux élu.

    C’est vrai qu’elle a la chair tentante Perséphone...bon j’y vais ! aux enfers.


    • jack mandon jack mandon 21 avril 2013 12:12

      Selena,

      Désolée pour mon intervention un peu prosaïque...

      Pas vraiment banal, les derniers templiers que l’on a aperçu
      c’était en 1314. Il furent massacrés par Philippe le Bel.
      (Bel enfoiré Philippe)
      Je souhaite que votre pain soit aussi bon que ce monstrueux
      complot fut indigeste à la papauté et à l’histoire de France.

      Vous avez dit prosaïque ? comme c’est bizarre.
      c’est de l’histoire culinaire.


    • COVADONGA722 COVADONGA722 21 avril 2013 13:49

      (Bel enfoiré Philippe)


      Yep , pauvre roi de fer qu’elle détestation ! bien sur le procédé fut inique mais il importait de liquider cette multinationale militaire et banquière ! Quelle prescience quelle modernité chez Philippe avoir comprit que qui contrôle la monnaie et le trésor règne réellement. 
      J’ai conscience d’être dissonant mais chez gens courtois aussi je m’autorise ce plaidoyer !
      Comme mr Mandon le sait nos yeux voient ce que le cerveau décrypte il parle de la perception
      de la pression des doigts sur une cuisse, ce terminant callipyge ? L ’ex reître c’est attardé lui sur le guerrier d’airain lançant javeline et à vérifié que les pieds équidistants au sol, le torse aller pivoter pour l’impulsion du jet ! Voyez mr Mandon vos illustration ne sont pas en pure perte juste :
      je tu il nous voyons ce que NOUS VOYONS ! J’évoquais avec vous dernièrement les fenêtres que vos articles ouvraient yep elle donnent sur des verités multiples ressemblant elles mêmes à ces poupées russes qui en cachent d’autres ....
      yep
      Asinus : ne varietur 

    • jack mandon jack mandon 21 avril 2013 15:59

      COVADONGA722

      nos yeux voient ce que le cerveau décrypte il parle de la perception

      de la pression des doigts sur une cuisse, ce terminant callipyge ?
      L ’ex reître c’est attardé lui sur le guerrier d’airain lançant javeline
      et à vérifié que les pieds équidistants au sol, le torse aller pivoter
      pour l’impulsion du jet !

      Quand l’émotion est au pouvoir, et elle s’y trouve toujours,
      elle exerce un pouvoir sans partage.
      Alors vous avez raison on voit ce que l’on est.

      Pour cet épisode politico-guerrier, l’hérétique, c’est celui qui est minoritaire.
      Celui rattrapé par l’histoire.
      L’idéal de chevalerie appartenait à un lointain passé, c’était d’autant plus
      insoutenable pour les autres partis, qui connaissaient la même évolution
      depuis longtemps. Il fallait donc supprimer les erreurs de l’autre qui
      ressemblaient tant à ce que l’on refusait de voir chez soi.
      La projection que vous décrivez au début du commentaire est le principe
      qui prévaut dans toutes les circonstances. Le mécanisme projectif.
      Dans ces cas là, on est impitoyable car l’on se sent en danger de l’intérieur.
      Le réflexe de survie consiste à dénoncer le danger extérieur, cela en même
      temps nous distrait de notre impuissance à régler notre problème personnel.
      Les parts de responsabilités sont inégales mais dantesques pour tous.
      D’autre part, c’est un peu léger de ma part de montrer du doigt le Bel
      alors que le pape cultive le pouvoir depuis le début de son histoire.

      Maintenant si l’on présentait les deux sculptures tests aux trois partis...
      on découvrirait ce qu’est l’ambivalence, entre le plaisir et le pouvoir ???

      Merci de vos interventions.


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 21 avril 2013 10:20

    Bonjour Selena , 


    Conduire un levain est un art assez difficile pour qui ne fait de pain chaque jour . 
    En effet , une fois un levain obtenu , pour bien qu’ il ait force et appoint c ’est 
    assez facile si on dilue le bout de pâte prélevé sur un ensemencement .

    Ensemencement = dilution du chef ( bout de pâte prélevé la veile sur le dernier ensemencement ) et avec par ex 500 gr de ce chef on pétrit pas très longtemps
     un pâton de 10 k de farine avec 6 à 7 litres d’ eau pas trop froide ni trop chaude .
    Ce travail se fait vers 7 , 8 heures du soir . La pâte obtenue par fermentation 
    lente va elle même servir pour faire la pâte finale . Dans un fournil pro on fait une nouvelle pâte dans laquelle on incorpore le levain ensuite le sel . 

    Ne jamais oublier de prélever un nouveau chef à l’ ensemencement du soir , 
    chef qui servira le lendemain . 

    Cette façon de procéder ajoutée à quelques tours de main donne un pain qui se conserve 
    quelques jours et dont le goût parfumé est dû aux années de maturation   du chef .

    Bien à vous Selena .

    Pardon Jack pour cet appartement , euh aparté smiley




    • rocla (haddock) rocla (haddock) 22 avril 2013 20:15

      Tout juste Sélena , 


      le chef de la veille est dilué dans une nouvelle pâte qui elle-même
      servira à pétrir la pâte finale . 

      De la nouvelle pâte on retranche le chef du lendemain .

      Dans la nouvelle pâte il ne faut pas mettre de sel .

      Le chef est juste de l’ eau et de la farine . 

      L’ idéal serait de faire un stage chez un boulanger travaillant 
      le levain . 

      Bien à vous .

  • jack mandon jack mandon 21 avril 2013 12:14

    Capitaine,

    Votre développement d’expert me met en appétit


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 21 avril 2013 17:41

    Bonjour Sabine ,


    merci pour cette info de pain au Kamut , blé de Khorasan qui pousse
     en Arménie Ouzbékistan et alentours .

    Il aurait un goût de beurre noisette d’ après ce que je peux lire . 

    Ben oui pendant quelque temps je me suis abstenu de commenter 
    je voulais rester jeune et abstinent .

    Ainsi que la framboise je suis rouge d’ émotion .

    Et  comme   Bobby Lapointe , en dessert je prends toujours une glace 
    avanie et framboise . 


    Allez , Sabine , à plus .





    • rocla (haddock) rocla (haddock) 22 avril 2013 20:58

      @sampiero , 


      On pourrait commencer à faire du pain au levain en se servant au départ 
      d’ une baguette crue .

      Mais le processus est un peu faussé car un chef ne contient pas de sel . 

      Bon , alors avec 200 gr de pâte on va diluer avec 600 gr d’ eau et un kg de farine . 
      Quand cette pâte est terminé  on prélève 200 gr de pâte pour le chef suivant .
      Selon la saison le chef doit être conservé au frais .

      Une dizaine d’ heures après avoir pétri le levain on pétrit la pâte finale .

      Soit 4 kilos de farine environ 2,4 litres d’ eau et 100 gr de sel . ET , puisque le premier chef
      n’ était pas un vrai levain on va ajouter 50 gr de levure .

      Bien pétrir l’ ensemble et attendre quelques heures pour que cette pâte tiple de volume .

      Ensuite détailler , façonner et laisser lever une dernière fois entre 30 à 60 minutes selon la force levante .

      Cuire . 

      Manger . 

      Dire : va béné , pourvou qué sa douré ;

    • rocla (haddock) rocla (haddock) 22 avril 2013 21:32

      Je sais pas dire pour ces machines à pain , j’ en ai jamais utilisé .


      Type 55 ou 65 , c ’est pas très important au départ .
      Ce qui fait le tout c’ est de conduire la fermentation au bon terme 
      et cela est affaire d’ expérience feeling etc.. 

      Une fois bien acquis les bases on peut travailler avec 
       une très bonne farine  moulue  à la meule en pierre .

      Il y a aussi le fait d’ enfourner à la bonne température .

      Et ne pas commettre l’ erreur d’ enfourner le pain déjà sur une plaque 
      froide . 

      Il est important d’ enfourner le pâton avec une pelle farinée sur 
       une plaque à température du four ( environ 240 dans un four de 
      ménage ) température que l’ on baisse à vers 225 un quart
       d’ heure après .

  • soi même 21 avril 2013 19:17

    Le travail est toujours resté sacré, il a une valeur social de nous édifier, et comme l’efficience est venue concurrencer cette valeur , le travail n’est plus reconnue à sa juste valeur, comme il devrait être reconnue. Il est exécré par ceux à qui ils leurs pas donner de s’épanouir par le travail.
    Il est étonnant plus que l’on va dans la classe privilégier d’avoir un travail intéressant, comment la passion de ce travail est présent en contracte avec ceux qui au bas de l’échelle du travail qui sont considérés comme corvéables à souhait, comme il déteste leur emploi.

    Ce n’est pas le travail qui st en causse, c’est la manière de gérer le travail qui est à remettre en question, surtout que l’on oublie, la mécanisation de la production par les machines outil devraient en réalité réduire le temps de travail de tous et l’on devrait en conséquence disposé 2 fois plus de temps de loisir à faire autre chose.

    .

    .


    • Gollum Gollum 22 avril 2013 10:41

      L’église n’a pas supportés qu’ils soient détenteurs de quelques « secrets » relatifs à la version de l’église sur les début du catholicisme.


      Le roi ne fut que « le bras armé » de l’église qui a très bien pu le manipuler comme elle sait si bien le faire.

      Je vais être en contradiction avec vous Séléna. Mais je pense que c’est l’inverse dans ce cas précis. C’est le Pape qui fut le jouet de Philippe le Bel puisque c’est celui-ci qui imposa l’élection de Bertrand de Got, archevêque de Bordeaux, comme Pape sous le nom de Clément V. Il y eut probablement un marché entre eux : l’élection contre le Temple. Mais une fois élu Clément V traîna des pieds pour ce fameux procès. Il s’y soumit quand même coincé qu’il était et à disposition du Roi en Avignon.. La brutalité du Roi vis à vis du Pape précédent plaidait fortement pour cette allégeance...

      Toujours est-il qu’il fut responsable malgré tout. Plus par lâcheté et soumission qu’autre chose.

      Sinon il est assez vrai que les clercs étaient représentés comme des ânes sur les sculptures des églises... ce qui montre bien la distance entre christianisme ésotérique de savoir et christianisme exotérique de foi et de soumission au clergé..

      Sur la fiabilité du Temple quant à la garde des avoirs : oui. Tellement fiable que les divers Rois n’avaient aucune angoisse à confier leurs avoirs au Temple.. On peut pas en dire de même aujourd’hui en ce qui concerne les banques.

      L’avenir, c’est à dire, aujourd’hui, leur a donné raison.


      Tout à fait. La soi-disante oligarchie financière détruite par Philippe le Bel a en fait permis l’émergence de la vraie oligarchie financière moderne. Qui eux n’ont aucun principe.

      Et vivant dans l’opulence et le luxe alors que les dignitaires du Temple ont toujours vécu selon une éthique évangélique. Même en prison ils demandaient l’eucharistie tous les jours...

      On peut encore citer leur attitude de bienveillance vis à vis du monde cathare refusant totalement de prêter main forte aux soudards de l’époque mettant à mal la civilisation occitane...



    • Gollum Gollum 22 avril 2013 12:38

      Pas tout à fait faux en effet. L’Église de Rome qui aurait due être une institution purement sacerdotale s’est transformée en institution qui avait quelque chose de l’antique Rome des Césars, ce que j’appelle un césaro-papisme...


      De ce fait elle entrait en effet en concurrence avec la Royauté au lieu d’être complémentaire comme doivent l’être caste royale et caste sacerdotale dans une société Traditionnelle qui tourne rond..

      En fait tout laisse à penser que la véritable caste sacerdotale s’est incarnée dans l’ordre du Temple. Qui a assumé l’aspect guerrier aussi car à cette époque, pas de pureté possible...

  • Gollum Gollum 22 avril 2013 14:01

    Ils ont laissé leurs découvertes quelque part, soit dans des documents papier, soit (et c’est le plus probable) dans des signes sur des édifices, des objets et de préférence en langage hermétique (mêlé au latin, Grec...).

    Oui et la maîtrise du langage hermétique n’est pas chose des plus aisée...

    Mais les difficultés sont à l’échelle de la récompense promise.

    C’est le fond de l’énigme du fameux « Rennes le château » (et pas, encore une fois, juste une histoire d’or) et son abbé Saunière (l’argent, je le vois plus, avoir été financé pour continuer à chercher, mais en se taisant), cependant, on peut trouver des « infos » probablement ailleurs.

    Oui je soupçonne dans cette histoire quelque chose de gigantesque probablement lié au mystère juif et sans doute bien plus.. Les clés se trouvent chez Jules Verne, Maurice Leblanc, Gaston Leroux, mais pour cela il faut une patience et ténacité d’enfer...


    J’ai découvert avec cette histoire (Templiers) qu’elle comporte ce que je cherche vraiment : j’ai toujours été attiré par cet « autre chose » impalpable, et là, à la fois et du plus loin que je me souviennes, l’ai cherché partout : dans les petits cailloux lorsque je me promenais dans la campagne (d’ailleurs dans les bois, le moindre brin d’herbe attire mon attention), les lumières (à Noël, ce n’a jamais été les cadeaux qui m’attiraient, mais les lumières et « l’esprit » de noël), la créativité (partir d’une matière première et arriver à quelque chose qui parle de ce que l’on ne peut pas voir), le feu follet qu’est l’esprit humain qui « a gardé son enfant avec lui ».


    Vous avez su gardé votre âme d’enfant et il n’y a que ceux-là à qui on ouvre les portes...


    Je n’y arriverai probablement jamais, mais c’est mon « projet de vie ».


    Moi je préfère vivre dans le Présent, sans projet, car au fond je suis éternel et on ne reçoit jamais autant que quand on ne cherche rien... smiley


  • Laurenzola Laurenzola 22 avril 2013 20:01

    Merci pour cet article qui met en évidence parfaitement ce que Malraux avait pré-senti :

    Le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera pas.

    C’est à mon sens le dernier espoir pour que notre humanité puisse continuer à vivre, plutôt que survivre, et que notre environnement reste une terre d’accueil généreuse, et non un environnement définitivement hostile.

    Chacun est en mesure d’apporter sa contribution à un monde meilleur. Après, c’est un choix que chacun doit assumer.


  • jack mandon jack mandon 22 avril 2013 22:56

    OUI Merci Laurenzola

    Merci de relancer le débat au coeur même du thème proposé.

    Modéliser la Genèse jusqu’à transposer l’acte créatif de la divinité à l’humain.
    L’homme incarne des dispositions créatrices à l’image de son inspirateur.
    C’est d’ailleurs j’en suis convaincu le message essentiel

    On reprend le fil des exemples proposés dans le papier, le magdalénien,
    Sisyphe, l’artisan sculpteur athénien, le maçon égyptien, des exemples
    parmi tant d’autres et celui du boulanger commentateur qui a préparé
    la pâte, pétri et veillé à la cuisson, acte spirituel dans la pulsion même
    qui porte l’acte jusqu’à la flamme qui transforme, et délivre la nourriture.

    Le capitaine est investi du rôle prométhéen, à travers la métaphore du four,
    et du feu. Je dis cela très sérieusement. Si tout homme pouvait s’activer
    simplement mais avec la conviction de participer à l’oeuvre du monde.

    Sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde."
    Antoine de Saint-Exupéry

    Le travail physique souverain, c’est cela

     


  • jack mandon jack mandon 22 avril 2013 23:08

    évidemment, maintenant tout le monde s’est tiré,
    comme des abeilles en quête de nectar,
    d’article en article pour s’étourdir.
    Et pourtant l’essentiel a tout juste été effleuré.
    Trop de dispersement, trop d’intellectualité,
    trop et pas suffisamment d’information consommable
    corpus christi
    Il reste encore beaucoup de travail à chacun de nous.


    • Gollum Gollum 23 avril 2013 09:09

      Non mais quelle mauvaise langue ! smiley Je suis encore là moi smiley


      En attendant on a peut-être fait qu’effleurer le sujet mais il y a eu beaucoup d’interventions dont certaines essentielles pour qui sait y regarder de près... smiley

      En attendant à vous Jack de relancer le débat... smiley

  • jack mandon jack mandon 23 avril 2013 10:20

    ...bon truc pour faire apparaitre Gollum qui ne dort que d’un oeil.

    Tous les philosophes unanimement dénoncent le travail...ce que nous en avons fait.

    «  Les hommes travaillent généralement trop pour pouvoir encore rester eux-mêmes. Le travail : une malédiction que l’homme a transformée en volupté. Oeuvrer de toutes ses forces pour le seul amour du travail, tirer de la joie d’un effort qui ne mène qu’à des accomplissements sans valeur, estimer qu’on ne peut se réaliser autrement que par le labeur incessant — voilà une chose révoltante et incompréhensible. Le travail permanent et soutenu abrutit, banalise et rend impersonnel. Le centre d’intérêt de l’individu se déplace de son milieu subjectif vers une fade objectivité ; l’homme se désintéresse alors de son propre destin, de son évolution intérieure, pour s’attacher à n’importe quoi : l’œuvre véritable, qui devrait être une activité de permanente transfiguration, est devenue un moyen d’extériorisation qui lui fait quitter l’intime de son être. Il est significatif que le travail en soit venu à désigner une activité purement extérieure : aussi l’homme ne s’y réalise-t-il pas — il réalise. »
    Emil CIORAN : Sur les cimes du désespoir

    Ce n’est pas de travail dont il s’agit, dans une espèce de métamorphose
    souhaitable de l’humanité, mais d’une oeuvre personnalisée dont la finalité
    cheminerait à travers la vision de Saint exupéry :
    Sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde."

    Bien entendu j’ai apprécié la qualité de vos interventions
    , lesquelles,
    avec certaines cheminent vers une interrogation qui honore le débat.


    • Gollum Gollum 23 avril 2013 11:19

      Eh oui je ne dors que d’un œil smiley


      Oui le travail moderne est abrutissant et on y perd son âme, même ceux qui ont l’impression de s’y investir à fond : ils se réveillent bien souvent quelques années après en se demandant quelle frénésie à pu les piquer et constatent le vide créé et entretenu..
      La positivité du travail moderne quand il y en a, a tout d’une drogue, de l’accoutumance à une drogue.. Cela se termine en burn-out, et en mise au rencard quand la productivité faiblit...
      Alors là c’est le réveil.. douloureux..

      Quand je suis entré dans le monde du travail, j’avais l’impression d’avoir été recruté par une secte.. Il fallait avoir la culture de l’entreprise me disait-on...

      Culture ? Quelle culture ? Je ne voyais autour de moi que jeunes loups aux dents longues, sans culture précisément, mais bardés de diplômes, imbus d’eux-mêmes à cause de ce parcours, et me toisant de haut, moi le féru d’alchimie (non monnayable)... et qui sentait obscurément qu’il était piégé comme un rat... les autres étaient soumis. Ils n’avaient pas de solution de rechange. Ou du moins ils en étaient convaincus...

      Je repense à Henry Miller ici, qui préféra devenir clochard, afin de conserver sa liberté, plutôt que de travailler... Son obsession étant de devenir écrivain ce qui finit par arriver... Il illustre à merveille ce principe évangélique : « Si tu cherches à te sauver tu te perds, si tu accepte de te perdre tu es sauvé »... 


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 avril 2013 11:50


      En plein dans le mille la phrase de Henri Miller affirmant préférer devenir clochard 
       plutôt que de perdre sa liberté .

      Quand nous nous sommes mariés mon épouse et moi on a pris en gérance 
      une boulangerie pendant trois ans . Après ce laps c ’était ou bien s’ installer
       définitivement en achetant un fond de boulangerie , ce qui aurait été une ligne 
      sûre et toute tracée , en gagnant des sous et regardant pendant 40 ans que 
       la retraite sonne . Sans surprise ni  extravagance autre que le plaisir de fabriquer
      sa production. 

      Pour le fun on a préféré se lancer sur les foires et marchés . Avons connu le 
      monde des non sédentaires , des manouches et toutes sortes de personnes 
      que l’ on aurait jamais vu en restant sur place . On a vu une grande partie 
      des marchés de France , des villages superbes , des endroits de mont-tagne , 
      fait la conversation avec des milliers de gens rencontrés dans ce parcours .
      Entendu toutes sortes de patois .

      Vu des marchés paysans au gras , des éleveurs d’ escargots des vigneron
      montant des stands pour la dégustation avec des clients ronds comme des 
       queues de pelles ajoutant verre après verre des tournées générales , 
      appris la technique de la démonstration , vu des fontaines magnifiques ,
      des petits vieux que nous voyions d’ année à l’ autre sur les foires et qui 
      avaient plaisir à discuter avec nous , disparaitre au fur et à mesure vers 
      d’ autres cieux . Des exposants escrocs qui arnaquaient , exactement comme 
       dans le restant de la vie , les crédules ou innocents pigeons . 

      Une vie bien remplie , à tel point qu’ encore maintenant , avec le statut 
      auto-entrepreneur je fais encore quelques marchés alentour , rien que pour le 
      plaisir de rencontrer des humains . 


      Perdre sa liberté c ’est en effet perdre l’ essentiel . 

      Bien à vous .

      Et mort aux imbus  smiley

       

    • Gollum Gollum 23 avril 2013 14:16

      Oui que ce soit le parcours de Miller, celui de notre capitaine ou l’impression de cul-de-sac de Séléna, arrive un moment où il faut renoncer au confort et ne pas hésiter à mettre les voiles..


      Et penser à soi. S’aimer soi. Très important. Je me suis bien mieux respecté le jour où j’ai refusé de réintégrer le monde du travail. Malgré un avenir financier très incertain. Quand j’étais au boulot j’avais l’impression d’être une pute...

  • jack mandon jack mandon 23 avril 2013 10:36

    Selena, Séléné ou Hélène.

    Dans sa rotation, elle ne devrait plus être là.
    Zodiacalement, aujourd’hui, elle porte le nom de Perséphone,
    et se trouve délicieusement enlevée par Hadès.

    Merci pour la qualité de vos interventions
    Je vous adresse comme à Gollum, le commentaire ci-dessus.
     


  • gaijin gaijin 23 avril 2013 11:35

    jack
    « évidemment, maintenant tout le monde s’est tiré,
    comme des abeilles en quête de nectar,
    d’article en article pour s’étourdir. »

    mais non ! 
     histoire d’animer un peu les choses mon point de vue sur le travail :
    « dans la vie quotidienne d’ aujourd’hui qui sait que la voie s’y trouve ? »
    ikkyu
    c’était il y a 500 ans et le questionnement n’est pas nouveau
    a mon avis le point important c’est que souvent nous mettons les choses a l’ envers : nous demandons a notre travail de nous intéresser alors que peut être nous devrions nous intéresser a notre travail.
    dans le zen le maître est souvent décrit comme s’occupant de tâches ordinaires .......

    le travail nous transforme c’est indéniable et cela peut être destructeur dans le monde moderne.
    mais nous pouvons inverser le rapport et utiliser notre travail pour nous transformer
    ( je ne parle pas de théorie mais d’une démarche vécue que ce soit au cours de plusieurs années a la chaîne en usine, ou comme cuisinier ....)
    l’ alchimiste ( pour ce que j’en comprends ) se transforme au fur et mesure de son oeuvre il agit en harmonie avec les conditions astrologique et participe activement ( quoi que de manière invisible ) a la transmutation des métaux.
    même a un niveau plus ordinaire il y a une double transmutation : transmutation du travail par l’homme et transmutation de l’homme par le travail

    depuis une dizaine d’année on voit un nouveau phénomène apparaître : le burn out
    résultant d’un double épuisement a la fois physique et psychique. cet effet est atteint par un travail délibérement déconstruit de manière a briser la personnalité de l’individu ......
    ( il paraît que c’est le progrès ......)


    • Gollum Gollum 23 avril 2013 14:50

      nous devrions nous intéresser a notre travail. 
      dans le zen le maître est souvent décrit comme s’occupant de tâches ordinaires .......


      Pas faux. mais le problème du travail moderne est qu’il faut toujours être sur la brèche, rapide, performant, etc...

      Cela s’accorde mal avec la méditation zen que l’on peut en effet accomplir en travaillant. Seulement faut-il encore que ce travail laisse l’esprit suffisamment libre pour que cela soit possible.. 

      Hors les caractéristiques du travail moderne sont telles que cette méditation zen est tout simplement impossible. Même si je sais qu’au Japon on a essayé de recycler la philosophie zen au service des entreprises, du travail en entreprise..

      A mon avis il s’agit là d’une perversion ultime de la modernité.

    • gaijin gaijin 23 avril 2013 17:52

      gollum
      oui bien sur mais il n’est pas toujours possible de modifier les circonstances extérieures
      par contre on peut toujours essayer de ne pas subir passivement


  • jack mandon jack mandon 24 avril 2013 10:59

    Merci à tous

    Je me lançais dans un long commentaire pour tenter de vous répondre et je me suis dit que cela prenait la forme et la longueur d’un papier...j’ai donc décidé de faire un autre papier.

    Merci de me donner des idées, comme ça, si elles sont mauvaises, je ne serais pas le seul responsable.

    Mais enfin pour vous qui majoritairement, comme moi d’ailleurs, avez choisi la liberté d’entreprendre ou de ne rien faire...avec tous les aléas que cela suppose, j’ai appelé
    au secours un brave philosophe qui connait la musique et qui vous dit

    "Or il est des natures plus rares qui aiment mieux périr que travailler sans joie : ces hommes sont minutieux et difficiles à satisfaire, ils ne se contentent pas d’un gain abondant, lorsque le travail n’est pas lui-même le gain de tous les gains." Nietzsche, Le Gai savoir, Gallimard, page 84.

    A bientôt les amis.


    • Gollum Gollum 25 avril 2013 14:55

      Très bonne réflexion de Nietzsche. Moi je me suis mis à Par delà Bien et Mal et il y a de belles perles... Quelqu’un de mes amis qui m’a conseillé cet auteur... smiley




  • Laurenzola Laurenzola 25 avril 2013 22:41

    Le travail moderne est au service de la croissance, celle qui profite véritablement à 1% de la population mondiale, tout est bon pour vendre toujours plus, dans les limites strictes de la garantie, donc au final le fameux pouvoir d’achat (de détruire), a peu évolué.

    Par contre, cette mascarade a conduit à faire augmenter l’empreinte écologique de chaque individu, pour franchir le seuil de non retour prévu vers 2015, selon les derniers rapports publiés par les nations unies.

    Plus que 2 petites années de suspens avant de se rappeler une dernière fois la mise en garde d’un vieil homme d’une infinie sagesse, dont le nom résonne encore dans l’inconscient collectif, GERONIMO :

    Quand le dernier arbre aura été abattu - Quand la dernière rivière aura été empoisonnée - Quand le dernier poisson aura été péché - Alors on saura que l’argent ne se mange pas.


  • jack mandon jack mandon 26 avril 2013 16:44

    Merci Laurenzola,

    Dans notre monde industrialisé, verrouillé économiquement et surtout financièrement, évoquer l’écologie, c’est faire un acte de foi, rêver d’un autre monde, contenir en soi une infinie confiance malgré les prédictions alarmistes des médias qui inscrivent le mot fin sur l’écran sombre des nuits tourmentées de l’humanité.
    Je crois qu’il ne faut pas s’inquiéter pour tous les autres problèmes, chômage, dette à la noix et autres illusions de perspective. Nous allons tous crever sur nos immondices.
    Au moins ce terreau sera peut être générateur d’une nouvelle vie heureuse.


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