Commentaire de Philippe VERGNES
sur Choc et émotion : dénonciation de la violence à l'école...
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@ tf1Goupie,
Heu... si vous faîtes des lectures des messages qui vous sont adressés en ne tenant compte que de votre seule définition des mots qui y sont employés, on va pas pouvoir dialoguer longtemps, ça c’est une certitude.
Que vous disiez que je n’emploie pas le mot « outil » dans le sens où vous vous l’entendez, cela je l’accepte. Mais que vous affirmiez péremptoirement que je me méprend sur le mot « outil », j’ai beaucoup plus de mal à l’entendre, car cela signifie que seule votre définition du mot « outil » est juste donc que vous cherchez à me prendre (ou à me faire passer) pour ce que je suis loin d’être.
Vous dîtes : « ... et rien que votre réaction en cela est révélatrice » est tout aussi « con » et catégorique que si je vous répondais que : « de toute évidence, vous ne connaissez rien à cette problématique de la violence et du harcèlement à l’école » ce que je serais parfaitement en droit de répondre, car j’ai probablement écrit sur ce sujet plus que vous ne seriez capable décrire durant toute une vie. Écrits qui servent justement à certaines associations pour mettre en place des formations à destination des enseignants, des AS, etc. et de toutes professions en lien avec l’aide sociale y compris les magistrats, les avocats, les médiateurs, etc.
Alors, je vous prie, avant de dire n’importe quoi informez-vous au préalable et sachez que ce fléau, qui touche près de 10 % des élèves, fait désormais l’objet d’un nombre d’études si important que nier l’une des principales recommandations qui est faîtes par toutes ces recherches, à savoir former les enseignants à la reconnaissance et la lutte contre le harcèlement (c’est-à-dire à leur donner des outils pour pouvoir agir) est proprement insultant pour les chercheurs qui analysent ce problème et les solutions à mettre en œuvre.
L’interprétation que vous faîtes de mes propos (« Voulez-vous dire qu’il faut que les enseignants soient formés pour que les parents puissent ne pas se sentir concernés ? ») est, à proprement parler, puérile et l’exemple que vous donnez confond les causes et les conséquences. Mais pour répondre à votre question et ne pas vous laissez le soin de prétendre que justement, il n’y a pas d’autres solutions que celles que vous proposez, commencer donc par lire l’excellent rapport d’Eric DEBARDIEUX sur le harcèlement à l’école (et si vous avez la « flemme » de lire cette synthèse regarder donc cette vidéo de 2’55’’) et venez avec moi vous battre sur le terrain pour que les solutions préconisées soient appliquées, car à problème multi-causal, solutions pluridisciplinaires et trans-personnelles (qui dépassent le simple cadre du cercle familial) et la France accuse près de 40 ans de retard dans les politiques préventives à mener contre ce phénomène.
A bon entendeur,
