Commentaire de Philippe VERGNES
sur Choc et émotion : dénonciation de la violence à l'école...


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Philippe VERGNES 4 mai 2013 20:42

@ tf1Goupie

En disant : "Des élèves qui quittent subitement l’établissement sans explication j’en ai pratiquement tous les ans. Pour certains j’ai appris « par hasard » qu’ils étaient parti en raison de harcèlement par d’autres élèves«  ; vous reconnaissez avoir perdu des élèves en cours de route sur leur parcours scolaire et ce s’en même avoir perçu les signes avant coureur qui auraient pu vous faire suspecter une telle issue. Et rien au préalable, rien aurait pu vous mettre la puce à l’oreille pour vous faire soupçonner ce risque encouru par l’élève ???

Et bien sachez que si vous aviez été formé à détecter les signes avant-coureur avant que l’irréparable ne se produise, vous auriez pu donner une chance supplémentaire à cet élève en lui évitant d’être en échec scolaire.

Ce qui est quand même »fou« dans vos réponses, c’est le niveau  »d’inconscience" dont vous faîtes preuve et cela (mais c’est une lapalissade lorsque l’on parle d’inconscience) sans même vous rendre compte du fait que vous témoigner ainsi de la nécessité de former les enseignants tout en étant contre leur formation (les bandeaux sur les yeux du clip vidéo d’Indochine). C’est ce qui s’appelle être en situation paradoxale et vous feriez alors mieux de lire un de mes articles sur ce sujet (ici), ça vous aidera peut-être à en sortir.

Concernant le problème de votre hiérarchie, nous nous retrouvons là directement dans la caricature de ce clip vidéo où, à la fin, c’est encore le harcelé qui après avoir été crucifié, reçoit encore une décharge de taser de la part du policier. C’est ce que l’on a coutume d’appeler la double peine des victimes de harcèlement. Si vous êtes en situation paradoxale comme vous semblez l’exprimer, je suggère que vous fassiez votre propre examen de conscience et de vous demander si votre hiérarchie est véritablement le seul frein pour que cesse une situation de harcèlement, car il est toujours facile de se cacher derrière une autorité quelconque lorsque l’on ne veut rien faire pour que les choses changent.

Quant au manque de dispositif, nous sommes bien d’accord et c’est bien ce que je précise également, mais cela rentre aussi dans le cadre de la formation et de l’organisation des établissements scolaires.

Quant à mes capacités d’écoute, je dois admettre qu’elles ont sérieusement tendance à être proportionnelles à celles de mon interlocuteur et des interprétations qu’il fait de mes propos. Mais maintenant que j’ai su captiver votre attention, peut-être pourrions-nous en discuter sans se prendre de haut (je ne suis aucunement rancunier, mais je tiens à faire connaître mes limites lorsque justement quelqu’un me prête des paroles que je n’ai pas tenue ou des intentions que je n’ai pas eu).


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