Commentaire de morice
sur Tamerlan Tsarnaev, ambassadeur tchétchène de la CIA ou du FBI ? (1)
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bien vu, le looser c’est Sarko en effet, et de le voir remuer autant la queue en ce moment pour se présenter comme le sauveur du monde est la PREUVE qu’il a senti que les carottes sont cuites pour lui : Guéant va l’entraîner PROFOND, et il le SAIT !!!
Port de Conakry, extérieur nuit. Le 8 mars, aux alentours de 21 heures, une escouade de policiers et de militaires guinéens, kalachnikovs en bandoulière, investissent les docks où sommeillent grues et conteneurs. Le commando saute sur les bureaux de Getma International, la société française qui exploite la zone portuaire depuis 2008. Les salariés sont expulsés manu militari. Les locaux, bouclés à double tour. « Réquisition ? » L’ordre est tombé du palais présidentiel : un décret signé Alpha Condé, le chef de l’Etat guinéen. L’un des innombrables autocrates du continent ? Non, Alpha Condé est le premier président de la République de Guinée démocratiquement élu le 3 décembre 2010. Après avoir passé quarante ans dans l’opposition aux despotes corrompus qui ont ruiné son pays, il se définit lui-même comme le « Mandela guinéen ». Un nationaliste, un progressiste, naguère professeur de droit public à la Sorbonne.
Ce 8 mars, le professeur Alpha a-t-il décidé une nationalisation musclée de la principale infrastructure de ce pays riche en minerais, mais qui figure parmi les plus pauvres du monde ? Pas vraiment. Dès le 10 mars, deux jours après l’expulsion, Alpha Condé accorde une nouvelle concession de vingt-cinq ans... au groupe Bolloré. Cette multinationale tricolore s’est taillé un colossal empire en Afrique : ports, transports, plantations. Presque tout ce qui circule sur le continent passe entre ses mains. Son patron, Vincent Bolloré, aussi puissant qu’énigmatique, est à tu et à toi avec tous les potentats d’Afrique de l’Ouest. Il est aussi le grand ami de Nicolas Sarkozy – c’est sur son yacht que le président français fraîchement élu était allé se reposer après la victoire de 2007.
Pas de hasard
Coïncidence ? Nicolas Sarkozy accueille le 22 mars Alpha Condé pour sa première visite officielle à Paris. Quelques jours après la reprise en main du port au profit de Bolloré. Pour les habitués du vol Conakry-Paris, il n’y a pas de hasard : cette réception en grande pompe avec tapis rouge et garde républicaine serait la contrepartie de la faveur accordée à Bolloré l’Africain...
