Commentaire de sam turlupine
sur Bruxelles : le Moloch demande plus de sang
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Par Aldous (---.---.---.209) 31 mai 08:58
Sauf que le « sacré » (religieux, en tout cas) se marchande aussi, et pas qu’un peu : voir les commerces à Lourdes, et ailleurs. Le Vatican ne détient-il pas une banque ? 
Le « sacré » relevant de la « vertu civique » se réfère, justement à ce qui touche à la dignité de l’homme, et aux droits qu’il a acquis par ses luttes, à son « élévation » humaine, sociale, sociétale, quand le sacré religieux se réfère à des symboles, des dogmes, des interdits, des tabous.
Sur un plan « civique », la légalisation de la pilule, de l’avortement, de la maîtrise, par la femme, de son corps et de son destin, constituent une base « sacrée » d’acquis de haute lutte, justement contre le « sacré » religieux qui refuse cette maîtrise de son propre corps.
Par ailleurs, il ne s’agit aucunement de « sortir la fécondité du principe du mariage », mais, d’élargir le champ du mariage à tous les procédés de filiation. Que je sache, il y a de nombreux couples hétérosexuels catholiques, croyants et pratiquants, qui pratiquent depuis des siècles, l’adoption ; cela a-t-il entrainé la sortie de la fécondité du mariage ?
S’il faut parler de marchandisation des corps, alors, parlons en d’une façon globale : utiliser son cerveau pour produire du conditionnement, c’est de la marchandisation, attribuer des salaires pour louer la force de travail des individus, c’est de la marchandisation ; l’industrie du porno, c’est de la marchandisation du corps, la pub, c’est de la marchandisation des corps ; etc, etc...
Une fois de plus, quel étrange amalgame !
Manifester pour défendre ses droits, justement contre les marchands mondialistes, serait « combattre le sacré » ? C’est plutôt l’exact contraire ; défendre les droits « sacrés » (au sens civique, pas religieux) acquis au cours de siècles de lutte ; et contre l’obscurantisme, et contre les exploiteurs (pendant longtemps solidaires, d’ailleurs).
Les idiots utiles des marchands mondialistes sont ceux qui s’accrochent aux dogmes, et leur accordent plus d’importance qu’aux droits des citoyens.
Le seul sacré, c’est l’humain ; ses droits, son respect, son organisation en société solidaire, sous la notion du bien commun, et du respect des libertés ; le reste, c’est :
soit le rebut de vieilles superstitions qui tendrait à considérer l’homme comme un « fidèle »... ou un infidèle ; base de toutes les guerres de religion, entre autres,
soit sa marchandisation par le capitalisme libéral : où c’est le fric, le veau d’or installé au centre du temple, où on lui apporte ses victimes.
Ce qui doit être sacré, c’est le respect ET LA DÉFENSE des droits acquis grâce aux luttes de tous ceux qui ont fait d’un pays, une patrie, parfois en le payant de leur sang.
Quant au « libéralisme » des moeurs, ou philosophique, il n’a strictement rien à voir avec ce qu’on nous vend comme « libéralisme » économique et politique, et qui n’est, en fait, que l’entérinement de la loi du plus fort, l’instauration d’une dictature mafieuse, qui n’a qu’un but ; éliminer les patries, les pays, les frontières ; toutes ces empècheries d’asseoir la suprématie des prédateurs sur le troupeau des victimes.
Arrêtez les amalgames, et les contresens.
