Commentaire de Senatus populusque (Courouve)
sur « La Question » (Henri Alleg)
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Albert CAMUS : « J’ai toujours condamné la terreur. Je dois condamner aussi un terrorisme qui s’exerce aveuglément, dans les rues d’Alger par exemple, et qui un jour peut frapper ma mère (1) ou ma famille. Je crois à la justice, mais je défendrai ma mère avant la justice. » Cette déclaration fut ponctuée d’ovations.
1. La mère d’Albert Camus n’était pas l’épouse d’un gros colon, mais la
veuve d’un ouvrier agricole ; elle travaillait comme femme de ménage.
Propos recueillis par Dominique Birmann, Le Monde, 14 décembre 1957 [À l’occasion de la remise à Albert Camus de son Prix Nobel de littérature].
