Commentaire de Fergus
sur Raisonnons, résonnons
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Bonjour, Alinea.
Parmi mes amis, il y a un couple de peintres du Finistère qui vit avec le minimum vieillesse. Embobinés par un commercial itinérant, ils ont acheté, pour faire plaisir à leur fille qui n’en avait nul besoin, un service de table complet en porcelaine pour 1000 euros. Leurs maigres économies s’en sont trouvées dilapidées. En l’occurrence, il s’agissait d’un luxe qui ne leur était pas destiné, mais de luxe quand même relativement aux besoins. Or, des comportements comme celui-là, j’en ai également connu en Auvergne dans ma jeunesse : il arrivait, de loin en loin, que l’on achetât bel et bien du superflu. Par envie ou par orgueil relativement aux voisins. Cela se prolongeait même à l’église où, le jour de Pâques, était annoncé à haute voix par le bedeau, la somme donnée à la quête ; on voyait alors des gens dans la gêne donner plus que le raisonnable, pour acheter le superflu : apparaître parmi les plus généreux donateurs, quitte à se contenter ensuite de manger durant des jours du vieux pain et du lard rance.
Cordialement.
