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Raisonnons, résonnons - AgoraVox le média citoyen
vendredi 16 août 2013 - par alinea

Raisonnons, résonnons

Et si l'on ouvrait tout ? Les volets, les portes, les fenêtres et... le cœur ?

Et si, à l'instar des vieux de mon pays, on s'asseyait sur un banc, un moment, silencieux et calme, mais plutôt que laisser son esprit voguer sur les peines, les regrets, les remords, on regardait le monde ?

Mon regard naturel ne porte pas loin : mes voisins, mon village, mon canton – et encore par personnes interposées- mes proches de cœur. Il n'y a pas là de drames patents ; ma voisine, qui travaille chez Éminence depuis trente ans, n'a pas les moyens de partir ni d'envoyer ses deux fils en vacances ; elle vit seule avec eux et tire le diable par la queue.

Moi non plus je ne pars pas en vacances...

Les paysans de la génération de mes parents sont morts, secs comme des coups de trique ; leurs fils, de mon âge sont gras et, vers la cinquantaine ont mis le frein à cause de quelque problème cardiaque ; leurs fils, de l'âge de mon fils, sont soufflés, gras, non pas de repas de fêtes, mais de malbouf, même ceux qui étaient les plus freluquets enfants.

Les terres ont été vendues au milliardaire du coin qui a comme tout statut en France, celui d'agriculteur ; mais sa fortune vient d'autre part, héritage et « affaires » en Afrique ou ailleurs. Hors impôts. 

Je viens d'un monde où ce simple constat m'est blessure....

Je fais confiance à quelques auteurs, revues, journaux ; eux me disent le lointain ; celui-ci s'invite chez moi pour m'agresser, me déstabiliser. Mon cœur bouillonne, mes nerfs se tendent, ma tête chauffe ; trop, il y a de trop partout, je ne peux rien...

Parmi ces informations, des détails, des anecdotes, des foutaises et plein, plein de mensonges. Et pourtant, ce sont ces foutaises, comme des attrapes-mouches qui occupent le terrain, l'énergie, l'attention de mes concitoyens. C'est qu'elles se plient à notre niveau, elles se font ordinaires comme des problèmes de voisinage, notre conscience y court avec la certitude de pouvoir les circonscrire.

Je sais que je ne peux rien à dénoncer ce leurre...

Il y a ceux qui se ruent sur l'impertinence des droits de successions, sur les plus-value des résidences secondaires, sur les émoluments indécents de ceux qui nous trompent et nous salissent, sur les malversations de nos dirigeants délinquants mais sur la délinquance de rue...

Tiens, la délinquance de rue...

Si on regarde bien, sans filtres a priori, on constate que l'on vit dans un monde où la place n'est pas faite à tous pour vivre dignement, décemment.

Imaginons le scénario suivant : tous les enfants des écoles, conscients de devoir bien travailler pour s'en sortir, travaillent bien ; dociles et volontaires, ils apprennent ce qu'on leur apprend, avec plus ou moins de facilités, avec plus ou moins de réussites glorieuses, mais tous, tous, arrivent au bac en ayant acquis ce que l'on a voulu leur faire acquérir ; ensuite, ils se dispatchent entre les IUT, les facs, les grandes écoles, les BTS, les Beaux-arts, l'école Boulle, le compagnonnage, ayant, au fil de ce temps, trouvé chaussure à leur pied.

Alors ? Que se passerait-il ? Y aurait-il une place honnête pour chacun ? Un métier, une existence, aussi humble soit-elle ?

Non, bien sûr que non !

Ces êtres, pleins d'énergie et de bonne volonté se trouveraient, pour beaucoup, coincés.

Même avec l'esclavage consenti, il n'y a pas de place pour tous !

Alors, vient l'instinct de survie qui, chez l'homme, n'est pas réduit à sa plus simple expression ; il faut bien vivre ; certains le font humblement, en silence et sont contraints, ça et là, de jouer avec les droits et les devoirs.. Mais pour beaucoup, dont l'ambition consumériste est à la hauteur de ce que l'on a bien voulu leur inculqué, il n'y a pas trente-six solutions : on deale, on chaparde, on délinque... tous les humains ont envie de vivre, pas seulement envie de survivre comme des cloportes...

À chacun sa façon. Et puisqu'il n'y a pas de place pour tous, cela devient une guérilla.

Je ne suis pas la dernière à avoir subi les affres de la délinquance citadine qui s'expatrie, pour un temps, dans nos contrées peu éloignées des villes...

 

Alors , se dit-on, il faut tout reprendre depuis le début ; faire la liste !

Impossible : à quel niveau mettons-nous une barrière pour empêcher la prolifération de détails ?

De ceux qui nous touchent personnellement au point de nous en faire oublier le tout ?

N'y mettons ni cœur ni compassion, sortons de notre sensible observation. Prenons comme base, solide, ce qui nous constitue, ce contre quoi nous ne pourrons pas revenir, de sitôt.

Il y en a plusieurs, à vue de nez : pour moi, c'est le respect de la vie, la certitude que quiconque est sur cette planète a, autant que moi, le droit d'y être.

Quel est ce droit ?

Ce droit n'est pas humain et probablement pas divin : il est naturel : aucun être sur cette planète n'a décidé ni choisi de s'y trouver ; c'est notre vérité à tous, essentielle, millénaire. En cas de panique, revenons aux fondamentaux.

Ensuite, il y a des lois qui se sont instaurées au cœur de chaque espèce : le but ? La survivance de cette espèce et, si possible, son évolution pour son adaptation aux changements de paradigmes. Cette loi est plus volontiers choisie comme base et il y a un schisme sur le choix de survivance, d'une culture, d'une civilisation ; certains pensent que l'ouverture et l'acceptation de profonds changements de valeurs, enrichit et ainsi, contribue à la survivance ; d'autres, au contraire, pensent que toute intrusion détruit l'authentique et qu'il faut absolument s'en préserver.

L'histoire, depuis toujours nous prouve à peu près le contraire ; cependant notre quotidien ne baigne pas forcément dans la conscience active et présente à chaque instant, de cette vérité empirique.

Le fait est que se retrouver en état d'infériorité n'est plaisant à personne ! Des espèces entières sont mortes de changements impossibles à contrer ou à dépasser : je suppose que chacun de leurs individus ont souffert mille morts avant la mort.

L'homme, censément, anticipe, prévoit et se souvient ! Je ne suis pas sûre , pour ma part, que ces qualités suffisent à changer le cours des choses, quand celui-ci est plutôt une lame de fond qu'un événement aléatoire. Il ne semble pas, sur ce point, être supérieur à d'autres espèces !

Mais au moins, par pitié qu'on ne se complaise pas à s'enferrer dans les détails, nous n'avons plus le temps....

Faire le constat d'un non-progrès depuis ce que l'on sait des temps anciens, au niveau politique me semble être le premier à faire. Cela rabattrait bien des caquets, car selon que l'on regarde les conditions globales, de vie dans nos contrées privilégiées, ou que l'on regarde le comportement, primaire, de ses populations, on ne voit pas les mêmes choses ni ne pouvons en tirer les mêmes conclusions.

En effet, les défenseurs de la technique comme preuve irréfutable de notre progression, depuis, disons, l'antiquité, nous démontrent que notre vie est plus douce, que l'on a moins froid que l'on a moins faim. Certes, cela me paraît incontestable. Ensuite, on regarde le prix payé pour ce confort, et là, les avis divergent !

D'abord, il ne faut regarder que chez nous, et chez nous, mettre des oeillères.

On peut certes, et c'est encouragé, se foutre que des millions de gens de par le monde soient réduits en esclavage, souffrent et meurent de nos pollutions, pour nous payer, non pas le nécessaire – ce qui pourrait dans un sens être pris pour la lutte naturelle pour la survie- mais le superflu, un superflu qui ne nous apporte pas bonheur et félicité, mais malaises et maladies, un superflu qui tue sûrement notre civilisation !

C'est un comble, convenez-en ; et ne me dîtes pas que j'enfonce des portes ouvertes : les portes, nous les avons ouvertes en début de texte !!

Car, depuis une bonne trentaine d'années, on nous a lavé le cerveau de manière à y faire entrer que ce superflu nous est vital.

Donc, notre premier constat est que nous avons perdu le fil de nos besoins et que nous avons suivi celui, induit et proposé par nos profiteurs, nos pilleurs.

Nous sommes pillés dans nos âmes au moins autant que les peuples du sud sont pillés dans leur corps et leurs âmes

Ils sont donc nos frères de douleur ; sauf que la douleur de l'âme peut être occultée par ceux qui résistent à l'amputation de tout ce qui n'est pas matériel. Tout ce qui n'est pas maîtrise et raison. Et pourtant n'est-ce pas notre raison qui nous fait voir les choses, et l'irraison qui nous les rend invisibles ?

Nous sommes donc là en face d'un paradoxe qu'il nous faudra bien résoudre :

ceux qui sont dans le froid de la raison et de la maîtrise occultent de manière totalement irraisonnable et irrationnelle les dégâts, les aléas, les destructions, les injustices, les ignominies...dont sont victimes tous ceux qu'ils prennent pour leurs ennemis.

Pourtant, nos sociétés sont, au même point menacées.

Notre chimie intérieure détermine la hiérarchie de nos contrariétés et la manière dont on pense pouvoir les résoudre...

Nous pouvons être contrariés, au point de nous gâcher la journée, par une soupe trop salée ; cette soupe et ce sel peuvent être le point de rupture, de départ, d'exil parce qu'arrivant à point nommé !

Nous pouvons être contrariés par le manque d'avancement dans notre carrière, par nos salaires qui stagnent, par le manque de reconnaissance de notre génie, par notre parole inaudible, par notre sagesse inefficace, par le désagrément et l'inconfort, l'insécurité créés par les autres, par la destruction de ce qu'on aimait, par la pollution de nos terres, de notre air, de notre eau, par le mépris dans lequel sont tenus nos combats, par la peur de notre avenir et notre impuissance à y faire face, et par tout cela à la fois ! Nous nous arrêterons pourtant à la contrariété qui touche le plus fort notre point faible et nous mettrons pour la contrer toute notre intelligence, tout notre savoir, toute notre énergie ; et nous y trouverons aide. Mais nous y trouverons des ennemis.

Il s'agirait de trouver vite le point moyen de nos contrariétés ( tout le monde aura compris que j'emploie ce terme au sens fort, très fort !), s'y unir et réunir nos forces. Compte étant tenu que nous sommes adultes et non consentants, nous ne réclamerons rien à personne : nous imposerons !!

..la justice, l'agriculture biologique, la régie de nos eaux par des services publiques locaux, et puis tout le reste déjà dit ou à dire, mais qui nous taraude depuis tout ce temps : l'éducation, l'industrie locale, la production locale, et autogérées, le protectionnisme, la recherche utile pour la sauvegarde de notre écosystème... mais quel pied d'avoir encore cette porte à ouvrir, la dernière, l'ultime !!!l

Toutes les intelligences peuvent s'y engouffrer, toutes les énergies, toute la jeunesse et l'expérience des vieux.

Non ! Je voulais refaire le monde et je ne fais que radoter...

Récapitulons :

cernons nos besoins, communs, ce qui en élimine pas mal ; voyons comment faire pour les satisfaire, en préserver la satisfaction, ou la reconquérir ou l'inventer ; soigner, guérir ; se libérer et prendre conscience ; se priver et sublimer ; ouvrir et chanter.

Je me demandais...

Que serait-il advenu de nous si les américains n'étaient pas venus à notre rescousse en 17/18..

Nous n'aurions pas eu Hitler : pas besoin, l'Allemagne, maîtresse de l'empire Europe l'aurait laissé dans les bas-fonds, du reste, lui-même n'aurait pas ressenti l'appel  !! ; nous aurions été régimentés, mis dans le rang de l'efficacité, nous aurions perdu notre côté latin. Peut-être aussi aurions-nous fait la guerre à L'URSS ?

Que serait-il advenu de nous si, comme beaucoup le souhaitaient, l'Algérie avait pris son indépendance en gardant sur son sol tous les juifs, les espagnols, les maltais, les français qui s'y trouvaient depuis tant de temps ? Si De Gaulle n'avait pas foutu sa merde ? Nous ne serions pas « envahis » ( comme certains en souffrent) par l'immigration maghrébine, nous aurions des relations amicales avec l'Afrique du nord, au moins, nous échangerions d'égal à égal, le gaz, le pétrole, le vin, les légumes, la technologie, les trains, les avions...

Peut-être pas.

Que serait-il advenu de nous si Jésus n'avait pas dit « Aimez-vous les uns les autres » ?

 

Chaque parole, chaque décision est porteuse d'un avenir inconnu et lourd de malheurs pour beaucoup. Comment peut-on, à la légère, imposer ce dont un, ou un petit nombre, est convaincu ?

Si Jaurès n'avait pas été assassiné ? Si les bolcheviques n'avaient pas accepté l'aide de l'Allemagne ?Si l'Allemagne n'avait pas toutes ces revanches à prendre et ne voulait plus se rendre maîtresse de l'Europe ? Si nous n'avions pas été trahis pour le T C E ? Si tous mes amis gauchistes n'avaient pas été illusionnés et avaient voté « non » à Maastricht plutôt que se fâcher avec moi ? Si ? Si ? Si ?



27 réactions


  • In Bruges In Bruges 16 août 2013 10:45

    « Ah, s’asseoir sur un banc 5 minutes avec toi... ».
    Après la 4 eme ligne, j’ai déserté.
    Désolé.

    PS : ah, si Renaud n’avait pas tant picolé...


  • L'enfoiré L’enfoiré 16 août 2013 11:38

    Bonjour Alinea,

     Je ne sais si vous savez le mot qui correspond à ce que vous avez écrit.
     Cela s’appelle de l’uchronie.
     Je me suis lancé sur cette voie dans 3 articles, il y a longtemps.
     Je ne connaissais pas le mot.
     Je les ai appelé d’un néologisme « L’alterologie ». Le premier 
     Avec des si on met paris en bouteille, disait quelqu’un.... smiley

    • alinea Alinea 16 août 2013 14:14

      « uchronie » : a été formé ( 1816) savamment à l’aide de la négation grecque khronos et sur le modèle d’utopie.
      Ce terme de philosophie désigne la reconstruction historique d’événements fictifs à partir d’un point de départ historique, et plus largement une évocation imaginaire dans le temps. Il est beaucoup plus rare et didactique qu’utopie.« 
      Merci l’enfoiré ; je n’aurai pas perdu mon temps !
      Peut-être cela s’applique-t-il aussi au »si" cela ne s’était pas produit !
      C’est la première fois que je fais cela ; dans le privé, je note souvent l’événement minuscule qui a eu des répercussions incroyables ! Politiquement, non, je ne l’avais jamais fait ! Du reste, comme va le monde, avec pas grand chose de positif, ce serait plus difficile !
      Israël n’aurait peut-être jamais vu le jour vu que les sionistes, avant guère, n’étaient qu’une petite bande !
      Notons néanmoins l’énorme responsabilité des hommes politiques, tandis que d’une certaine manière, leur mollesse aujourd’hui peut entraîner des désastres aussi : la décision est lourde d’effets pervers, la non-décision, sans doute encore plus !!
      ( pourquoi ces foutus guillemets ne veulent-ils pas se mettre dans le bon sens !!)


  • jack mandon jack mandon 16 août 2013 15:07

    Alinea,

    Et si, à l’instar des vieux de mon pays, on s’asseyait sur un banc,
    un moment, silencieux et calme, mais plutôt que laisser son esprit voguer
    sur les peines, les regrets, les remords, on regardait le monde ?

    Pour cela il suffit d’en sentir le besoin.
    Les choses du coeur ne souffrent aucune directive.
    Elle obéissent à un besoin, une attente, un désir, une envie.

    Vois tu tous les jours je pratique un minimum de 2 heures de sport.
    Ce n’est pas une affaire de volonté, mais c’est un besoin du corps.
    Quand le corps connait le désir, tout le reste suit.
    Les mémoires du corps, cela effraye les paresseux et les addicts.

    Quand tu résonnes, je m’éclaire et nous raisonnons dans la communication
    entre auditifs et visuels.


    • alinea Alinea 16 août 2013 15:15

      Il arrive qu’un événement nous contraignent à l’immobilisme, à l’attente ; bien que ceci soit évité à tout prix par les agités, cela peut se produire !
      Ah ! Que nos coeurs résonnent un jour à l’unisson et que notre corps retrouve ce besoin de contemplation, notre tête, de calme, notre coeur, de compassion, notre âme, de paix !
      Bien à toi grand frère.
      Ta Mona Lisa a-t-elle laissé les agités froids, ou l’ai-je loupée !


  • jack mandon jack mandon 16 août 2013 15:16

    Alinea,

    Toi qui évoquais l’aventure malheureuse de Caïn.

    Moi qui essayais de te dire qu’il s’agissait de la nature humaine
    et que les complexes s’inscrivent dans un mécanisme instinctif
    en somme naturel et que l’éthique et la morale ne font rien à l’affaire.
    Je soulignais d’une certaine façon que Homère et Moïse avaient su
    nous parler des fondements de l’humanité et que les psy s’en étaient
    emparés intelligemment mais que nous restions des primates prétentieux.


    • alinea Alinea 16 août 2013 15:24

      Alors. Qu’est-ce qu’on fait ?
      On subit, on se résigne, on s’éloigne, on se refuge, on ignore, on met nos oeillères, on ricane, on rit jaune, on rit franchement, on décolle, on s’enfonce, on s’en fout, hein ?


    • L'enfoiré L’enfoiré 16 août 2013 17:16

      Non, on joue « wargame ».

      Parfois, cela sort du cadre du « game ».
      Si vous n’avez pas vu cela en Egypte actuelle.
      Nous y sommes.
      L’Egypte, je la connais et j’aime, mais il était clair que l’époque et les pages de Nasser et celle de Attaturc en Turquie, se tournaient imperceptiblement.
      On est revenu aux cases de départ.
      Les danseuses du ventre qui enlevaient le voile, étaient de plus en plus chahutées.
      En uchronie, c’est un peu plus difficile à saisir le moment du passage.
      La mutation s’étend sur une plus longue période

    • alinea Alinea 16 août 2013 19:02

      Rien à voir avec l’Empire occidental... devenu dictature occidentale ?
      Il y a des faits historiques, marquants et néanmoins ponctuels, mais il y a des évolutions plus sournoises ; c’est Dugué je crois qui parlait du rêve des sixteen, transformé en cauchemar ; c’est bizarre non, j’ai toujours pris ce rêve, avec ses réalisations ça et là, pour le dernier sursaut du mourant....
      À cette heure, pourquoi voudriez-vous que le Moyen-Orient qui a été l’enjeu « passif »(?) de l’Occident pendant tant de temps, ait eu le loisir de sortir son épingle du jeu ?


  • Axel de Saint Mauxe Axel de Saint Mauxe 16 août 2013 15:42

    Bonjour Alinea


    Même si elle part un peu en pagaille vous avez une pensée fine et sensible, ce qui est une vraie rareté... ne vous laissez pas influencer par la pensée moderne...

    Chaque être a une place sur terre, le malheur de notre temps démocratique faisant la part belle à ceux qui veulent prendre celle d’un autre.

    Dame nature n’est pas si injuste.

    Ceux qui pensent pouvoir aller à l’encontre des principes humains sont des menteurs, des opportunistes et des parvenus.

    • alinea Alinea 16 août 2013 17:11

      Merci Axel,
      Je n’essaie pas de « ranger » ma pensée quand je veux toucher le fond et que je n’ai que trois pages pour le faire ! Mais cela, non seulement m’est agréable, mais , en plus, je suppose que cela illustre bien l’idée que l’on peut se faire du monde ! une vision qui en aucun cas ne peut faire la synthèse ! croire qu’on peut y parvenir me semble être un grand danger...


    • L'enfoiré L’enfoiré 16 août 2013 17:22

      « Dame nature n’est pas si injuste. »


      Vraiment mais qu’est-ce que la Nature a avoir avec la justice.
      Elle s’en fout complètement.
      Elle teste tout ce qui est possible et imaginable.
      Elle a des ratés... elle change... elle mute... elle transforme.
      Elle crée des chaînons manquants. Elle fait des erreurs sur la chaîne de l’ADN, jusqu’à ce que les gènes deviennent invivables. 
      Cela s’appelle tout simplement l’évolution.
      La justice est une donnée purement humaniste qui n’a aucune réalité dans la nature


    • L'enfoiré L’enfoiré 16 août 2013 17:22

      Et qui sait, cela pourrait être du « natural wargame ». 

       smiley

    • alinea Alinea 16 août 2013 21:34

      N’y aurait-il que des benêts ?
      Vous n’en êtes pas un ? Moi non plus ; nous en connaissons un certain nombre, et pas toujours là où l’on croit... si on change son regard, si on suscite ces moments fugaces de connivence et de « réalité »..
      de toutes façons, je ne peux pas vivre en me disant que l’homme est devenu si con, et pourtant, soyez sûr que j’en sais peut-être autant que vous sur cet homme-là.
      Fossile est une exagération, car je suis vivante ; un dinosaure peut-être ou bien un mammouth, démodée, oui, c’est sûr ; mais voyez, on ne m’a pas encore enfermée, ce qui laisse un peu d’espoir
      Merci essai


    • alinea Alinea 17 août 2013 12:15

      J’ai peur de ne pas être très utile  !!
      Vous n’avez pas bien expliqué d’ailleurs, ce qui vous fait dire ça !


  • L'enfoiré L’enfoiré 16 août 2013 19:33

    « Moi non plus je ne pars pas en vacances... »

    Je ne suis pas encore parti cette année. Jamais pendant la période de la grande affluence. 
    bon, je ne sais siu je peux vous faire plaisir, mais je vais vous en faire passer en pensée et en images.
    Cet été, j’alterne les sujets sur mon blog. 
    Alors, un touristique et un petit coup d’exotisme ?


    • alinea Alinea 16 août 2013 21:43

      Je vais manger un morceau l’enfoiré, avant d’embarquer ! à plus tard !!


    • alinea Alinea 17 août 2013 00:22

      tiens l’enfoiré, une fille de là-bas !
      http://www.youtube.com/watch?v=gWoVuj0RtlI


    • L'enfoiré L’enfoiré 18 août 2013 08:48

      Pas tout à fait, Elle est née à Palma de Majorque avec une origine guinéenne.

      Un endroit qui a aussi son charme, mais malheureusement plus à la capitale Palma qui est devenu un lunapark.
      Là, cela fait presque 30 ans depuis ma dernière visite.


    • alinea Alinea 16 août 2013 21:42

      ... interpréter que vous pensez que j’ai écrit bourrée ? smiley
      non, je suis née comme ça !!!
      C’est vrai qu’un corps social ressemble à un corps tout court, mais je suis adepte des médecines qui voit l’un et le pluriel, pas de celle qui ne voit que des bouts mis bouts à bouts !
      Nous devons pouvoir venir à bout de cette saloperie qui nous éteint ; car, leur propagande et leurs flatteries, se durcissent un peu ces temps-ci n’est-ce pas ? Et puis tout ça est récent et ne représente rien dans l’histoire de notre civilisation ; encore moins dans celle de l’humanité ; alors ?
      J’ai confiance en la vie ; oui, ce n’est peut-être que cela !
      merci Aladeen


    • alinea Alinea 17 août 2013 11:16

      Avec la phrase que vous citez, je voulais dire que je perçois ( et c’est fou ce qu’on perçoit plus clairement les choses quand on n’est pas « dedans ») que le pouvoir ( terme générique qui englobe, naturellement, outre les politiques, les tenants du système capitaliste) ne se donne plus la peine d’édulcorer ; il n’avance plus masqué, et cela pour moi est le signe d’une psychose totale:quand on n’est plus en quête mais qu’on est sûr d’avoir gagné, on va trop loin et on se vautre ; cela pour moi est une loi naturelle ; en revanche, si ce pouvoir est fortement contré, il deviendra très méchant. On en voit déjà les prémices aux US, la psychose paranoïaque est la pire qui soit ! Cela ne présage rien de bon en même temps que ce sera une étape nécessaire à l’émancipation...


  • Fergus Fergus 16 août 2013 23:17

    Bonsoir, Alinea.

    « depuis une bonne trentaine d’années, on nous a lavé le cerveau de manière à y faire entrer que ce superflu nous est vital. »

    En réalité, cela existe depuis des siècles. Vendre du superflu à des consommateurs naïfs ou envieux était déjà le moyen de subsistance de nombreux camelots au Moyen-Age. Et quiconque a connu les descendants de ces camelots dans les campagnes d’autrefois peut en témoigner. La différence est que notre époque a changé de braquet en inventant le marketing et les médias de masse.

    Cordialement.


    • alinea Alinea 16 août 2013 23:50

      sans les moyens Fergus !!
      J’ai bien conscience , et depuis longtemps que si la tronçonneuse avait existé aux temps anciens, il ne resterait plus beaucoup d’arbres !!
      Mais vous savez, le superflu, c’est du luxe ! et, alors, personne ne prenait le luxe pour « vital » ! Le petit luxe des pauvres était une consolation ! Le luxe des riches , une évidence ; n’empêche, combien de riches eurent-ils à vivre pauvrement après ce qu’on appelait pudiquement « un revers de fortune » !
      Tout ceci passera ; la société barbe à papa durera ce que dure une barbe-à-papa !
      Le problème, beaucoup plus sérieux est celui de l’écologie !


    • Fergus Fergus 17 août 2013 10:14

      Bonjour, Alinea.

      Parmi mes amis, il y a un couple de peintres du Finistère qui vit avec le minimum vieillesse. Embobinés par un commercial itinérant, ils ont acheté, pour faire plaisir à leur fille qui n’en avait nul besoin, un service de table complet en porcelaine pour 1000 euros. Leurs maigres économies s’en sont trouvées dilapidées. En l’occurrence, il s’agissait d’un luxe qui ne leur était pas destiné, mais de luxe quand même relativement aux besoins. Or, des comportements comme celui-là, j’en ai également connu en Auvergne dans ma jeunesse : il arrivait, de loin en loin, que l’on achetât bel et bien du superflu. Par envie ou par orgueil relativement aux voisins. Cela se prolongeait même à l’église où, le jour de Pâques, était annoncé à haute voix par le bedeau, la somme donnée à la quête ; on voyait alors des gens dans la gêne donner plus que le raisonnable, pour acheter le superflu : apparaître parmi les plus généreux donateurs, quitte à se contenter ensuite de manger durant des jours du vieux pain et du lard rance.

      Cordialement.


    • alinea Alinea 17 août 2013 10:23

      cela prouve pour moi que l’argent et le désir de posséder atteint tout le monde et que ce n’est pas un hasard si le crédit banalisé marche si bien, mais c’est parce que c’est le moyen le plus facile de « faire des folies » ; et faire des folies, c’est nécessaire !!! à la santé je veux dire
      Bien à vous Fergus ; vous parlez ailleurs de quelqu’un dont je n’ai jamais entendu parler, je vais aller voir de qui il s’agit !


    • popov 17 août 2013 12:20
      @Fergus

      Vendre du superflu à des consommateurs naïfs ou envieux était déjà le moyen de subsistance de nombreux camelots au Moyen-Age.

      Le commerce des bondieuseries, par exemple. Comme un morceau de la croix.

      Umberto Eco prétend avoir trouvé un texte décrivant un marchant du Moyen-Age qui cherchait à vendre le crane de Jésus...le crane de Jésus quand il avait huit ans !!!

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