Commentaire de Fergus
sur 1957 : jour de batteuse


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Fergus Fergus 29 septembre 2013 17:54

Bonjour, Jason.

C’est très exactement cela, et votre commentaire vient utilement compléter mon propre texte.

Vous avez raison de parler du pain. En Auvergne, durant les repas de batteuse que j’ai connus, c’était le pain de seigle qui était consommé. Pétri par les femmes, puis cuit dans le four banal, il se présentait sous la forme de « tourtes » d’environ 6 kg chacune. J’ai moi-même aidé ma grand-mère maternelle à ce travail, malgré mon peu de goût pour le très pénible pétrissage, une tache qui me rebutait presqu’autant (à cause des crampes) que de faire tourner la baratte pour fabriquer le beurre ! En revanche, j’adorais préparer la cuisson et surtout sortir les tourtes du four.

Bien vu également, les couteaux Pradel, concurrents des Laguiole venus de Thiers à une époque où la coutellerie n’avait pas encore été sinistrée au bord de la Durolle.

Quant à ceux qui dormaient à même le foin dans les granges ou dans les lits clos des étables où couchaient les bouviers, cela se voyait effectivement. J’ai même connu un gars qui dormait, non loin d’une aire de battage, dans une vieille « tsabone », baraque à roulettes destinée autrefois aux bergers.

Pour ce qui est du mot « fourme » utilisé pour désigner le cantal, il vient en fait du nom de la forme en bois dans laquelle est enfermé le caillé. Ce nom de fourme n’est plus guère utilisé, excepté par les anciens, restés fidèles à cette appellation. A noter en passant qu’il est désormais difficile de trouver du bon cantal, affiné dans des conditions optimales, le mieux étant de consommer des fromages d’appellation « salers » ou « laguiole », malheureusement assez chers.

Merci à vous pour cette ballade conjointe en Auvergne et Bourbonnais, l’Allier faisant le lien administratif entre les deux anciennes provinces.

Cordialement. 


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