Commentaire de eric
sur Le racisme
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J’ai été confronte très tard au racisme parce que je suis blanc et que j’ai grandit avec pas mal de noirs autour de moi....
Je dirai que c’est en Afrique du sud, pendant un voyage en stop a l’époque de l’apartheid, que dans certaines situations, j’ai vu dans les yeux de mes interlocuteurs que ma couleur posait question...
Par la suite, en Russie, j’ai toujours été avec mes gosses le seul blanc dans une paroisse africaine.
Les difficultés réelles en la matière me semble liée a 2 facteurs principaux et qui sont lies a l’identité plus qu’a la couleur, ou a la race.
Les gens se rapprochent. Plus on est proche, plus les différences sont difficiles a objectiver, a comprendre et a admettre.
Les guerres civiles,ethniques, racistes, ont toujours lieu entre des gens qui se ressemble presque plus qu’ils ne se distinguent vus de l’extérieur.
Le Nazisme s’est attaque a un groupe de gens qui étaient vaguement d’origine juive, mais constituait le groupe le plus intensément intégré en Europe. Le moins différent.
Il y a plus de rejet de beurs troisième ou quatrième génération, a peu prêt aussi français qu’on puisse l’être, que de leur grand mère sortie du bled, qui parlait a peine français, vivait cloitrée chez elle et vivait comme au pays autant que faire se peut. La jeune beurette qui exige le droit de se voiler a un comportement français. Au pays, sa grand mère ne serait jamais sortie dans la rue pour exiger un « droit ».
Il y a deux façon de contrer ce phénomène : exiger la dissolution des identités dans un vague métissage melting pot vaguement égalitariste ou au contraire les renforcer même et peut être surtout quand elles sont en partie imaginaires.
Quand on prétend que nous sommes tous pareil, les différences deviennent vite insupportables parce qu’elle démentent la vision du monde. Si on admet les différences alors conscient de sa propre identité, on peut faire l’effort d’admettre celle de l’autre.
J’ai un ami qui vit avec une fille. Elle est aussi française que l’on peut l’être. mais elle est aussi chinoise du Cambodge. Il est assez facile d’oublier complétement que sur certains trucs, elle n’a pas nécessairement le même ressentit et d’éventuellement la blesser, la choquer, par inadvertance, par méconnaissance. En même temps, elle est consciente d’elle même, de son identité, de ses différences, de la difficultés pour un français de ne pas la prendre exactement comme une française comme les autres. C’est donc elle qui fait le gros du boulot du rapprochement. Il est possible aussi parce qu’elle a une identité forte.
On peut difficilement communiquer avec l’autre si on ne sait pas qui on est soi même. Cette connaissance serait elle mythique.
Obama est physiologiquement un métis. Il est culturellement un blanc. Élevè dans un milieux exclusivement blanc. Il est sur le plan de l’identité mythique qu’il s’est choisit dans le cadre d’une société américaine ségrégative, un noir. Il a fait carrière dans le social au prêt d’une église racialisante noire.
Personne ne sait qu’Audrey Pulvar est noire. Tous le monde sait que c’est une bobo socialiste.
En revanche, il est patent que les féministes les plus echevelees sévissent dans des milieux progressistes ou de considérables progrès ont déjà été réalisé dans la confusion des genres. Les relations hommes femmes apparaissent comme moins conflictuelles dans des milieux et des pays ou les différences sont mieux assumées.
La caractéristique de tout humain, c’est qu’il se veut a la fois différent et semblable aux autres.
Les problèmes commencent quand une idéologie prétend par trop appuyer sur un de ces deux aspects.
Dans le contexte de rapprochement généralisé de tous les hommes, la couleur de peau ne semble pas être le détail le plus redoutable. L’auteur constate que le rejet peut être même interne a une famille noire pour des questions identitaires ( Islam et protestantisme).
Nommer cela du racisme serait assez dans l’air du temps. La confusion des mots conduit a la confusion des genres, des idées, et est un facteur d’intolérance et de violence.
Il faut arrêter de parler de racisme a tout bout de champ sémantique, admettre que si faire vivre ensemble des gens proches n’est déjà pas simple, le faire avec des gens differents est plus complique, et leur faire croire qu’ils sont semblable est a coup sur porteur de malentendus.
Il existe pourtant une recette traditionnelle pour limiter les risques. Courtoisie, politesse, savoir vivre, attention a l’autre, prudence dans les relations humaine, non par peur a priori, mais par respect a priori.
Le problème ? Ces ont des valeurs de droite.....
