Commentaire de Christian Labrune
sur L'Identité n'est qu'une imperfection de l'histoire humaine
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
"Je ne pense pas lire son ouvrage, depuis que ce débat est sur la table, il c’est nourri de tous les vomis qui ont recouvert les éclairs d’intelligences de part et d’autre.«
à l’auteur,
J’ai failli arrêter la lecture à cette phrase. Si on veut intelligemment parler d’un bouquin, la première chose à faire, c’est quand même de le lire, et non pas de se »nourrir de tous les vomis" qu’il a pu susciter. Or, faute de connaître le texte qui est à l’origine du débat, vous ne faites que glisser sur des vomis.
Le bouquin de Finkielkraut est fort bien écrit et d’une grande clarté. Ce que je supporte assez mal, c’est qu’il ne puisse pas s’empêcher de citer Heidegger ou sa copine Hannah Arendt. Ca lui arrive encore quelquefois, ou de se référer à des contemporains qui sont véritables trous-du -cul littéraires comme Richard Millet, lesquels lui sont intellectuellement fort inférieurs.
En tout cas, vous gagneriez à lire le bouquin de Finkielkraut, cela vous éviterait peut-être de prendre des vessies pour des lanternes et de vous lancer dans des considérations extrêmement fumeuses sur l’identité soumise aux variations de la culture. Finkielkraut n’a jamais fait de l’identité un invariant. Ce serait poser la question en des termes par trop naïfs et lui reprocher ça sans même avoir pris soin de le lire, c’est carrément se foutre du monde.
