Commentaire de Le Yeti
sur Les évangiles : un devoir de vérité
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Avant toute chose, je voudrait faire deux remarques :
- Même en faisant abstraction de sa dimension religieuse, la Bible reste un excellent guide de vie et de sagesse.
- A leur simple lecture, il apparait une grande différence « philosophique » entre l’ancien le nouveau testament.
Donc sans aller chercher plus loin, on a déjà là une source abondante de pistes de réflexions « existentielles ». Mais hélas assez obscures, surtout de prime abord.
Mais en allant justement plus loin ...
1) La Bible n’a pas été écrite en Français mais en Hébreux et autres langues. Attention donc aux sens véritables de ces écrits. D’une traduction à l’autre, la signification (ou la compréhension) changent parfois du tout au tout.
2) Autres temps, autres mœurs ! Les us et coutumes ainsi que la « culture générale » de l’époque n’était pasd du tout la même qu’aujourd’hui. POur bien comprendre la Bible il fautr non seulement une très grande culture historique (Noms des lieux, chronologies, relations ’internationales’, etc.)
Mais il faut aussi une bonne connaissance ’culturelle’ de l’époque.
Je prend toujours l’exemple de « tendre l’autre joue » ...
D’abord, la bible ne dit pas « Si on te frappe sur UNE joue » mais bien « sur la joue GAUCHE ». Or, à l’époque, la symbolique droite(propre, sain, noble)/gauche (vil, sale, souillé) était présente dans tous les esprits. Frapper quelqu’un sur la joue gauche signifier le traiter comme un chien, l’offenser au plus haut point. Tendre l’autre joue, la droite donc, celle de l’Homme, signifiait alors :« Viens me le dire en face si t’es un Homme ! ». Ce n’est plus du tout la même compréhension.
3) D’où nous viennent principalement nos clefs de lecture de la Bible ; l’orientation de que nous donnons à sa lecture, sa compréhension ?
De ces prêtres qui ont du faire vœux de célibat pour ensuite prêcher un texte qui dit (de mémoire) « Méfies toi de celui qui t’interdira de se marier car ces paroles son inspirées du Démon » dans leurs églises pleine de peintures et statues sacrilèges (Cf Exode 20.4) ? ...
(Exemples parmi d’autres.)
4) Les Révélations de Saint jean de Patmos auraient été rédigées aux alentours de l’an 300 soit environ deux siècles après le nouveau testament. Et contrairement à tous les autres textes, il ne s’agit plus là d’une parole ou d’un enseignement divin rapporté (théorie) mais d’une vision (du factuel). Sans oublier que ce texte s’inscrit dans la culture biblique, il ne faut pas perdre de vue qu’il est très particulier par nature.
5) La Bible est un texte tour à tour à prendre à la lettre, métaphorique ( Ex : « les eaux » désignent généralement la foule ou le peuple) ou à tiroir (ex : « Dieu est amour. » Remplacez le mot Dieu par Amour en lisant la Bible et -Ô surprise- le texte est parfaitement cohérent et explicite !).
Alors un conseil, prenez beaucoup de temps et de recul avant de vous prononcez catégoriquement sur ce texte si riche qui, encore une fois, même si on en met de côté la dimension « divine » reste un ouvrage philosophique majeur à ne surtout pas bâcler (si on s’y intéresse ...).
Quant à l’existence ou la non existence « réelle » de Dieu ...
Quoi qu’il en soit, toujours est-il que ce n’est pas notre décision qui changera ce qui est ou n’est pas. En revanche, ce que notre décision change forcément, c’est le respect que nous avons pour l’autre qui n’est jamais qu’un autre « moi-même » avec ses particularités et son individualité ...
