Commentaire de Jean Keim
sur Perdre un ami …
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Amis lecteurs,
Croire ou ne pas croire est le même processus, c’est toujours une croyance.
L’athée dans son rejet de toutes confessions se sent dans la vérité qui est pourtant monopolisée par tous les systèmes religieux.
Quelle est la réalité du personnage, artefact de la mémoire qui pense le monde ?
Je vous livre une réflexion faite après qu’un ami m’ait avoué crainte de la mort, le texte n’a rien de morbide, c’est ce que l’instant qui passe m’a suggéré.
Un pas, une seconde, la petite mort et la grande mort
Un
pas, une seconde, nous avançons
Dans l’espace, dans le temps
C’est notre chemin de vie
Un pas, une seconde, je suis vivant
L’instant qui vient de s’écouler
N’est plus
Il est mort à jamais
L’instant qui vient de s’écouler
Ne reviendra jamais
Un pas, une seconde, je suis vivant
Chaque pas est le premier
Un pas, une seconde, je suis vivant
Chaque pas est le dernier
Et il y a ici bas
le dernier pas
Le passage de vie à trépas
Un pas, une seconde ... je suis mort,
Et après ?...
... Après ! C’est simplement le pas suivant
Dans la seconde qui suit.
La mort continue la vie
C’est simplement un changement d’état
Avec un pas et une seconde
Semblables ou différents
Ou une réalité perçue autrement
Et l’après d’après ...
... C’est une autre histoire.
Si
vous êtes angoissés
Par la perspective de la mort
Faites une marche solitaire
Marchez en ressentant votre vie qui s’écoule
Et quand vous serez prêts
Dans cette marche ou dans une suivante
Imaginez que le pas suivant
Celui que vous vous apprêtez à faire
Sera le dernier de cette vie
Et le pas suivant sera
Le premier de l’instant qui suit
Pourquoi n’y aurait-il pas un pas
Qui suivra le précédent ?
Comme à chaque pas
Fait jusqu’à maintenant
Dans
la vie d’ici bas
Comme dans la vie au-delà de cette vie
Il nous faut mourir
A chaque instant
Pour que se fasse le pas suivant.
Fraternellement.
