Commentaire de bakerstreet
sur Solitaire
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Très beau
Les souvenirs brodent les uns sur les autres
Je me souviens moi aussi de tous ces oiseaux que j’ai tenté de refaire redécoller.
Et puis un jour il y eut cette corneille qu’un voisin avait trouvé sur la route, et me donna.
L’avait il touché avec sa bagnole, en tout cas il ’avait récupéré.
Pour la boite à godasse, c’était facile à touver, vu que mes parents en vendaient.
Je suis presque né dans un carton à chaussures.
Tant d’oiseaux morts, avec cette odeur caractéristique.
Mais cette fois ci, ça marcha.
La corneille reprit des forces, agrippait à mon épaule, battait des ailes.
Elle se perchait sur mon poing levé que je levais vers le soleil.
Cela dura une bonne quinzaine de jours au moins.
J’étais le maître fauconnier des rêves, Robin des bois au pays d’Alice.
Elle s’envolait elle revenait.
A la fin je lui ai dit non !.
Il faut que tu partes petite corneille.
J’ai pris mon vélo.
En haut du village, un premier champ, bordée de grands hètres.
Elle s’est envolée, est revenue vers moi une dernière fois, sans se poser.
Puis a disparu.
Un petit point noir dans le ciel, puis plus rien, mais tout.
