Commentaire de alinea
sur Intermittence : entre aliénation et émancipation
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Il devrait être possible de séparer les artistes des techniciens, aussi : le technicien suit un spectacle et doit en trouver plusieurs sur l’année pour faire ses heures, mais entre temps, il peut se reposer ; l’artiste peut travailler un an à monter un spectacle, puis le faire tourner pendant aussi longtemps qu’il trouve des lieux où se produire. La plupart des spectacles sont subventionnés, par les DRAC, mais ceci se répercute sur le prix des places qui sans ces subventions seraient hors de portée d’un grand nombre de gens. Par ailleurs, les communes louent très cher leurs salles de spectacle, ce qui fait qu’une grande quantité d’argent change de poche, mais sans nourrir les artistes.
Je suggère un impôt spécifique pour les grandes entreprises, une sorte de mécénat cadré, pour renflouer les fonds de l’UNEDIC spectacles.
Par ailleurs j’ignore tout des budgets des télés et radios, mais il me semble que ces employeurs là devraient pouvoir payer leur part patronale, comme le font n’importe quels patrons. Ensuite peut-être voir que les secrétaires à plein temps, les profs d’écoles de musiques privées, etc, soient hors ce statut sans que les artistes en pâtissent. Ceux-ci passent souvent leurs heures de cours en ’ cachets" pour arrondir leurs heures, soit avoir leur taf pour bénéficier du statut, soit en augmenter les gains pour plus de rémunération entre les spectacles. Ceci dit, aucun de ceux que je connais ne s’y enrichissent, par ce biais, ils arrivent à vivre décemment au bout de dizaines d’années d’une vraie précarité, que l’on ne peut vivre que dans la jeunesse, quand il n’y a pas d’enfant !!!!
