Commentaire de Jean Keim
sur Mourir et naître
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1er « si » : exact, 2ème « si » : j’ai perdu mes parents, des proches de ma familles et des amis, c’est précisément ce qui m’a suggéré d’écrire ces deux articles après une certaine hésitation tant le sujet est « chargé », et effectivement sa lecture est brouillée par les idées que nous en avons.
Après une longue vie ou une maladie douloureuse la mort est naturelle, mais je suis ébranlé par un accident de foot qui plonge un ado dans un coma d’un an dont il sort pour vivre enfermé dans un corps privé du geste et de la parole.
Ici-bas, la mort est une réalité que nous avons peur d’affronter, ceux qui prétendent l’absence de crainte, souvent se réfugient derrière un échappatoire pseudo scientifique, religieux ou philosophique et déplacent le sujet : je n’ai pas peur car telle sommité dit que ’’après la mort il y a qq. chose’’, cela est possible mais en faire son content c’est fuir le problème ; pour en revenir à l’accident de l’ado, le refus de la mort et l’acharnement médical ont transformé une vie en désastre et plongé une famille dans le désarroi.
