Commentaire de Electric
sur Bibracte, Cabillodunum : aveuglement et turpitudes
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Merci de votre réponse. Je ne saurai trop vous conseiller la lecture des travaux de Carotta. Cela rejoint ce que vous dites à propos de Julien, une transposition tardive.
En gros, la thèse de Carotta :
Le personnage historique de Jésus n’était autre que Caius Julius Caesar, né d’un Déesse (Vénus), mort pour le 15 Nizan, soit à Pâques, et ressuscité le 3ème jour (le 17, jour des Liberalia, du Liber Pater) pour aller s’asseoir à la droite du Père, Jupiter.
Son effigie en cire a été symboliquement crucifiée au pied du mont du crane (Golgotha) le jour de ses funérailles par Fulvia et son mari Marcus Antonius, auteurs du premier évangile de Marc. En cela, Fulvia a reproduit les funérailles de son premier mari Publius Claudius Pulcher.
Elle jouera le rôle de Marie Madeleine dans les Evangiles. Selon le Dr Carotta, Fulvia joua un rôle central dans la naissance du premier Evangile. Elle fut par ailleurs la première femme de l’Empire a avoir son effigie gravée sur une monnaie (Lugdunum). Elle leva une armée et occupa Rome.
Caesar était un populare, assassiné pour sa réforme monétaire, économique fiscale et agraire, il a pris partie à l’époque pour les 99% contre les 1% de possédants :
http://armstrongeconomics.com/693-2/2012-2/anatomy-of-a-debt-crisis/
Caesar fut un génie économique. Sa réforme monétaire, fiscale et agraire montre qu’il avait très bien compris le caractère dynamique de la monnaie. Sa réforme pourrait servir aujourd’hui de modèle à la résolution de l’actuelle crise de la dette (bis repetita).
Caesar était réputé pour sa clémence (Clementia Caesaris), et bcp de ses statues sont des « Pieta ». Comme Jésus, il a été assassiné, pour avoir été accusé de vouloir devenir Roi.
Une découverte récente en Espagne, considérée comme la plus vielle représentation du Christ, nous montre un Jésus imberbe vêtu en toge de « philosophe grec » :
La famille Iuli possède un tombeau sous l’Altar de la Basilique St Pierre. Les funérailles de Caesar ont eu lieu le jour des Liberalia, la fête dyonisaque du partage du pain et du vin. Le pin coupé faisait aussi partie de la célébration des mystères du printemps auquel on accrochait moult colifichets.
Visite de la crypte du Vatican avec la tombe des Iuli, montrant Caesar montant aux cieux. Réinterprété par l’Eglise comme Jésus montant aux cieux.
http://www.vatican.va/various/basiliche/necropoli/scavi_english.html
Au moment des jeux d’été 44, présidés par Octavius en l’honneur de Julius, une comète est apparue, ce qui fut interprété comme l’âme de Caesar descendant sur le divi filiu (incarnation du ciel vers la Terre, identique à votre thèse sur Julien) . Caesar (Divus Julius) a été fait Dieu de son vivant, ainsi qu’Octavien, le futur Auguste qui donnera un caractère solaire à son règne, le nouvel Apollon.
Dans les Evangiles, Octavien est le Jésus solaire de l’enfance (blond au yeux bleus comme Octave et le jésus de nos crèches), pendant que le Caesar de 49 à 44 est le Jésus de 30 à 33 ans (qui meurt brun sur la croix). C’est Calpurnia, beaucoup plus jeune que Caesar, qui joue le rôle de Marie pleurant la mort de Jésus, en fait Caesar que l’on a déposé sur le pas de sa porte et qu’elle tient dans ses bras dans la célèbre statue de Raphaël. C’est pourquoi Marie apparait toujours aussi jeune dans les représentations ultérieures.
Le christianisme est fait d’un mélange des anciens mystères dyonisaques (sacrifice, eucharistie) et du culte solaire lié à Apollon et Mythra, dichotomie que l’on retrouve dans tous les textes :
https://archive.org/details/lesmystrespaens00loisgoog
Le culte de Caesar s’est perpétué dans tout l’Empire, à travers les Caesare et les anciens légionnaires devenus propriétaires, car les Acta Caesaris ont été sauvés lors des négociations avec les meurtriers Cassius et Brutus : le pardon contre l’application des lois sociales césariennes. (ce qui n’empêchera pas Octavien de les pourchasser jusqu’au dernier, rompant par la même la philosophie du pardon et de la clémence envers ses ennemis d’hier prônée par Jules qui fut le premier à rompre avec la vengeance).
Octavien a placé son règne sous la protection d’Apollo, alors que Caesar fut déclaré « Parens Optime Meritus » par Marcus Antonius, ce qui à l’époque pouvait s’interpréter comme « celui qui a donné sa vie pour la patrie », en terme chrétien, celui qui a connu la passion.
Les frontières de l’Empire romain se juxtaposent parfaitement avec celles du christianisme, et pour cause. Cela explique très bien la diffusion simultanée du christianisme à tout l’Empire, en tout cas bien mieux que selon la légende d’apôtres solitaires arpentant l’Europe.
Les flaviens (Vespasien et Titus) ont ensuite relocalisé le culte en Palestine pour acheter la paix religieuse auprès d’un peuple juif remuant et contestataire dont ils venaient de détruire la ville phare, volant les objets rituels les plus sacrés. Ils construisent alors leur propre légende divine. Les recherches menées par Abelard Reuchlin indiquent que c’est probablement la famille Calpurnius Piso (belle famille de Caesar) qui a rédigé les Evangiles complets avec les actes au tournant du 1er siècle, se mettant en scène de façon codée dans la version en grec (où comme en hébreux, les lettres ont valeur de chiffre).
La conversion paulinienne a été l’artifice trouvé par les auteurs pour convaincre le peuple juif de suivre le culte nouveau, un culte qui s’adressait aussi aux gentils (débats sur la circoncision avec Pierre et autres). Tout a été fait pour que les juifs ET les gentils se retrouvent ensemble devant les mêmes autels, pour la plus grande gloire de Rome.
Certains juifs instruits n’ont pu que refuser ce nouveau culte, un culte à un empereur. Ce refus sera aussi celui des esclaves, des citoyens de seconde zone qui refuseront cela et deviendront les premiers martyrs, martyrs récupérés ensuite après Constantin.
Le christianisme authentique est celui des petits propriétaires, les anciens légionnaires de Caesar, relogés dans tout l’Empire, gaulois et germains pour la plupart en Palestine. Ils vénéraient Caesar et sa clementia. Le christianisme institutionnel est celui d’Octavien, le nouvel Apollon, qui soutient les latifundistes, vengeur et autoritaire.
Cette dichotomie se retrouve au cœur des débats qui animent encore aujourd’hui le christianisme.
Au cours de la relocalisation, Gallia est devenue Galilea, Corfinium Capharnaum, le Rubicon le Jourdain. Paul, personnage fictif, se confond avec un autre personnage fictif (selon Reuchlin) : Flavius Josèphe. Des historiens comme Tacite ou Suétone étaient probablement complices.
Le « frère » et néanmoins ennemi de Caesar, à savoir Pompée, prendra le rôle de Saint Jean Baptiste. Sa tête finira sur un plateau, comme celle de Jean.
La religion chrétienne ne fera que reprendre l’ancienne organisation de la Rome antique pour prospérer (prêtres, Evêques, diocèses, architecture (le roman), jusqu’à l’actuel Pontifex Maximus).
On retrouve aussi la dichotomie chrétiens d’orient (plus dyonisaques) / chrétiens d’occident (Apolloniens, solaires, autoritaires).
Enfin, Carotta voit dans les monnaies frappées sous Octave le Chi Rhô qui deviendra l’emblème chrétien :
http://www.romancoins.info/12C-JulioClaud.HTML#Caesar
L’étoile à 6 branches surmontée de la comète !
Bref, les travaux de Carotta, et notamment le film en lien ci-avant, la reconstitution des funérailles de Caesar à Rome sont à prendre avec sérieux, pour farfelus qu’ils apparaissent au prime abord. Les parallèles avec les rites cultuels encore en vigueur dans le sud et principalement en Espagne est troublante.
