Commentaire de Emmanuel Aguéra
sur Comprendre Soral
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Soral, comme pas mal d’autres, m’emmerde. Merci de m’en excuser.
Je préférais Edern-Hallier, à tout prendre. Dieudo quant à lui, que j’ai soutenu au début, aujourd’hui me consterne.
Soral, c’est de la cuisine indigeste à mon goût. Je retrouve chez lui un cynisme caligulien, articulé autour d’un discours à la fois sucré et abrupt bien personnalisé (comprendre bien mégalo). Il y a à mon avis un sens inné de la mise en scène de son propre personnage chez cet extra-terrestre. Abrupt, mais par destination, il choque par contumace en brisant tabous et refoulements. Vivants au pays de Sartre, cela au passage nous le ferait ranger aux côtés de BHL, mais passons, il ne me reste déjà que très peu de vrais amis.
L’intéressant, ici, c’est que l’auteur, apparemment soralien si j’ai bien compris, semble nous faire ici le coup du juge et partie. Genre, (dois-je préciser que je caricature ?) : « ce n’est pas parce que je pense qu’il a raison que j’en dis du bien », c’est net, court et concis, et aussitôt après, « ce n’est pas parce que je n’en dis pas vraiment du mal que je pense qu’il n’a pas forcément tord » ce qui je vous l’accorde n’en veut pas dire plus, et ainsi de suite, et ce à grand renfort d’argumentations psychologique. Au bout du compte, et en cherchant bien, la raison qui vous fera penser du mal de l’Ange Noir sera à rechercher non dans votre cortex mais dans votre enfance.
Nous y arrivons donc logiquement : « si vous ne l’aimez pas, consultez ».
Ok vous l’aurez compris, cher auteur, ce n’est pas ma tasse de thé.
Alors, que Soral se trouve intéressant, tant mieux. Que vous le trouviez intéressant, tant-pis. Que vous teniez à en faire un psychodrame, c’est votre affaire.
Mais, et ça nous ramène à ma première phrase, cessez de nous emmerder avec votre dialectique condescendante et assumez-vous en militant, programme, mot d’ordre, but !!!!, la personne que vous exposez ne vaudra que par l’image qu’elle-même et vous en donnerez. Pas par elle que vous donnez en cherchant à convaincre des idiots ou des âmes perdues, ce que nous ne pensons pas forcémment être, pardonnez-nous.
Et dans ces conditions quoi d’étonnant par conséquent à ce que certains mentionnent ici le mot Guru.
Vous ressemblez tellement à un adepte !
