Commentaire de Piotrek
sur Peut-on concilier réduction des inégalités et du chômage ?
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Oui l’exposé tien debout, des chiffes, des corrélations, un raisonnement cohérent, une proposition qui colle à tout ce que vous avez énoncé.
Mais petit mais, Agoravox c’est pas une classe de terminale.
Donc une petite analyse qui ne va pas contredire la vôtre, mais la compléter, la remettre en contexte :
1/ Si l’on regarde la masse monétaire, elle n’a cessé de progresser : jamais il n’y a eu autant d’argent dans le système. Le 22 janvier encore, 1100 milliards ont étés injectés dans le système.
2/ Or cette profusion de pognon n’enclenche pas une dynamique vertueuse capitaliste du type keynésien, on n’a pas de nouveaux investissement, pas de nouveaux emplois ni donc de nouvelle consommation.
3/ Il n’y a aucun effet dans l’économie réelle, tout simplement car tout l’effort de relance est canalisé vers la sphère financière. Comment expliquer le décalage entre l’euphorie de la bourse et les décombres de l’économie réelle ? Et c’est parfaitement logique : pourquoi prendre le risque d’investir et de créer un emploi si l’on gagne plus à la bourse sans lever les fesses de son siège ?
4/ Comme les performances financières deviennent de facto le vrai baromètre de performance, l’industrie, pour survivre doit se présenter sur les marchés financiers sous son meilleur jour.
Du coup son activité dans l’économie réelle ne sera décidée qu’en fonction de ses résultats financiers : plus de licenciements, plus de mécanisation, plus de délocalisations pour rester financièrement compétitif.
5/ La combinaison entre le progrès technique permanent et la recherche de efficience financière maximale mène à la fois au sacrifice de la classe moyenne, et à l’explosion de profits des rentiers.
Cette évolution est évidente sur la courbe de Gini en France
Et vous arrivez comme une fleur en nous expliquant que la solution pour retrouver la prospérité c’est baisser le SMIC ? Que la technologie est un mal avec lequel il faut vivre ?
C’est soit être naïf, c’est soir être complice de ceux qui se gavent comme jamais.
L’échec patent des politiques actuelles
Ou le triomphe des politiques actuelles téléguidées par ceux qui en profitent ?
