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Peut-on concilier réduction des inégalités et du chômage ? - AgoraVox le média citoyen
lundi 16 février 2015 - par Robert Branche

Peut-on concilier réduction des inégalités et du chômage ?

L’Institut Montaigne vient de publier une nouvelle étude, « Marché du travail : la grande fracture  » qui pose une question centrale : est-ce que le chômage de masse français n’a pas été largement crée par la volonté de réduire les inégalités salariales ?

Le chômage touche d’abord les moins qualifiés

Cette étude montre d’abord le lien entre le taux de chômage et le niveau de formation : dans tous les pays, le taux de chômage est nettement plus élevé chez les peu qualifiés. Et la France se situe dans la queue du peloton des pays développés : seuls les pays d’Europe du Sud – Portugal, Grèce, Espagne, Italie – font pire que nous.

Jusque là rien de bien nouveau. Ce lien entre les deux et le retard de la France ont été établis depuis longtemps.

Plus intéressant, l’analyse faite par tranche d’âge qui montre que le handicap se situe dans la tranche des 55-64 ans : le retard de la France est un héritage du passé. Pour la tranche des 25-34 ans, on ne constate plus de retard en France.

Si tel est le cas, pourquoi alors avoir un plus fort taux de chômage des jeunes ? N’y a-t-il pas une contradiction avec le lien entre ce taux et le niveau de formation ? Car, si la formation des jeunes est meilleure que celle de leurs aînés, on devrait donc avoir moins de chômage dans cette sous-population.

Non, car il y a un biais dans le calcul par la non-prise en compte de tous les jeunes étudiants qui ne sont pas comptabilisés comme faisant partie de la population active : si la taux de chômage apparaît comme plus élevé chez les jeunes, ce n’est pas parce qu’il y a plus de chômeurs – effet de numérateur –, mais parce que l’on sous-estime la taille de la population – effet de dénominateur.

Dans cette étude, un des points les plus frappants, est le zoom mis sur le handicap français lié à une part très importante de non qualifiés parmi les plus de 50 ans. Selon l’étude, cela expliquerait largement l’importance du chômage de masse en France. J’y vois un facteur optimiste, puisque mécaniquement, avec le vieillissement de la population, ce handicap va s’effacer (puisque à l’inverse parmi les jeunes, la part des non qualifiés est proche des autres pays).

D’ailleurs, sur les trois millions de chômeurs en 2013, 70% ont plus de trente ans, et un tiers plus de quarante ans.

Ceci dit, il n’en reste pas moins donc que l’employabilité des personnes non qualifiées est un sujet majeur : peut-on casser ce lien entre chômage et niveau de qualification ? Ou formulé autrement, les non qualifiés sont-ils condamnés à vivre le chômage de masse ?

La désindustrialisation n’est ni nouvelle, ni locale

Deuxième volet de l’étude de l’Institut Montaigne, son analyse sur la polarisation du marché du travail, et la montée d’une société post-industrielle.

L’étude montre clairement que le phénomène de désindustrialisation auquel fait face la France n’est ni spécifique – tous les pays développés y sont confrontés –, ni récent – tout a commencé dès les années 70.

Il est ainsi frappant de voir les évolutions parallèles de la part de l’industrie dans le PIB : de partout elle a baissé de près de vingt points, et les écarts se sont maintenus. Les pays les plus industriels en 1970 le restent en 2010.

Simplement, si les évolutions en valeur absolue sont identiques, en valeur relative, la baisse est évidemment plus rapide : en 1970, la part de l’industrie en Allemagne était d’environ 48 %, contre 35 % en France, soit un peu plus d’un tiers de plus ; en 2010, elle est de 28% versus 19%, soit 50% de plus !

Ce sont donc au sein des pays où la part de l’industrie est historiquement la plus faible – la France, les États-Unis, le Royaume-Uni – que ce phénomène de désindustrialisation est le plus sensible. L’industrie y devient de plus en plus marginale, avec la sensation d’une quasi-disparition.

Dans ce contexte, que se passe-t-il sur le marché de l’emploi ? Y a-t-il une disparition des emplois peu qualifiés ? Pour répondre à cette question, l’étude nous propose de faire un détour par les États-Unis qui présentent une structure proche de la France.

Polarisation et effondrement des classes moyennes

Est-ce que la baisse de l’emploi manufacturier aux USA est due aux délocalisations dans les pays à bas salaires ? Selon une étude réalisée en 2013, la réponse est non : ces délocalisations n’expliqueraient que 25% de cette baisse.

Le moteur essentiel est autre : c’est le développement des technologies de l’information et de l’automatisation qui tend à faire disparaître toutes les tâches de nature répétitives, tant dans les usines que dans les bureaux.

On aboutit ainsi, depuis les années 1980, à un phénomène de polarisation avec une très forte diminution des emplois de milieu de gamme.

Cette polarisation, on la retrouve aussi en France. Le graphique de l’évolution entre 1990 et 2012 du poids des catégories socio-professionnelles en fonction du niveau de rémunération est sans appel : « Les professions à rémunération intermédiaire se sont amenuisées, remplacées par des occupations qui sont soit moins rémunérées, soit plus rémunérées.  »

En complément, l’Institut Montaigne a dressé la liste des catégories socio-professionnelles ayant le plus cru ou baissé, ce en se limitant à la population salariée en dessous de 1,5 Smic. La réponse est nette : « Elle confirme la disparition rapide des emplois techniques d’ouvriers non qualifiés ainsi que des tâches de secrétariat. Les emplois de services aux personnes tels les « employés de libre service », les « assistantes maternelles », les « infirmiers » ou encore les « chauffeurs/transporteurs » sont au contraire des emplois en forte hausse. »

Ainsi les emplois non-qualifiés ne disparaissent pas, mais il y a un remplacement de ceux qui sont automatisables, par ceux qui ne le sont pas.

Face à cette polarisation, quelle a été la réaction de l’État français ?

Corrélation entre croissance du smic et du chômage de masse

Face à cette polarisation, le gouvernement français a cherché à combattre la croissance des inégalités, ce, selon l’Institut Montaigne, au travers de deux leviers principaux : la hausse du Smic net pour éviter la baisse des bas salaires, le déplacement de la masse des cotisations sociales des bas vers les hauts salaires.

Mais si ces doubles mesures auraient efficacement lutté contre la croissance des inégalités, elles auraient contribué à accroître le chômage. Comment ? A cause d’une double erreur de raisonnement.

D’abord la croissance du Smic a conduit mécaniquement à une augmentation de tous les salaires les moins payés. Le Smic a ainsi compressé les inégalités de revenu.

Parallèlement à cet accroissement du Smic, les gouvernements successifs ont réduit les charges sociales sur les bas salaires : entre 1993 et 2009, elles ont diminué de 26 %.

Mais malgré cette baisse, le coût du travail non-qualifié a augmenté en France de 12 % entre 1990 et 2010. Selon l’Institut Montaigne, à la différence des USA où les bas salaires n’ont pas du tout progressé, ceci a conduit à un coût trop élevé pour permettre à la création d’emplois non-qualifiés d’absorber le choc de la polarisation.

Le graphique reliant la probabilité d’être au chômage un an plus tard, et niveau de salaire de la profession, vient à l’appui de cette affirmation : ce sont les professions dont le salaire moyen est proche du Smic qui connaissent les taux de chômage les plus élevés.

Au-delà de 1,5 Smic, le taux de chômage devient inférieur à 5%, ce qui correspond à une situation de plein emploi.

Est-ce vraiment cet accroissement du Smic qui est à l’origine de ce taux élevé ? Difficile à affirmer aussi nettement, car on pourrait aussi dire qu’il est normal de trouver une corrélation entre niveau de salaire et taux de chômage : plus ce taux est élevé, plus la pression vers le bas des salaires est forte.

Quoi qu’il en soit, il est certain que l’on peut affirmer que la lutte contre les inégalités, n’a pas contribué à résoudre le chômage de masse des personnes non-qualifiées.

L’échec patent des politiques actuelles

Deuxième choix fait par les gouvernements français : l’augmentation des cotisations sociales sur les hauts salaires qui, pour les cadres dont les niveaux de rémunération sont supérieurs à deux Smic, se sont accrues de 5 %.

Est-ce que ceci s’est traduit par un renchérissement du coût du travail ou un abaissement symétrique de la rémunération nette des cadres ? La réponse est nette : quand la puissance publique prélève 1 € de plus, les salaires nets baissent d’autant.

Donc le transfert des charges sociales a effectivement réduit les inégalités de salaires nets. Cumulé avec la hausse du Smic, la France a atteint son objectif.

Seulement ceci s’est fait au prix de l’accroissement du chômage pour les salariés peu qualifiés, et d’un prélèvement massif sur les salaires supérieurs à 1,5 Smic.

Manifestement cette politique ne peut être poursuivie plus longtemps, car elle a conduit au chômage de masse.

Le récent CICE est-il un pas dans la bonne direction ?

Oui à cause de son impact sur le coût du travail qui est évalué à 2 % par Eurostat. Non, car son effet n’a été que bref : comme sur ce segment, c’est le plein emploi, les salariés captent rapidement à leur profit cet avantage… et ni le coût du travail ne baisse, ni de nouveaux emplois sont crées. Les réductions de charges sur les salaires moyens sont inefficaces. Un coup d’épée dans l’eau donc !

Que faudrait-il donc faire ?

Une priorité : Abaisser le coût du travail au niveau du smic

Quelles sont les recommandations de cette étude pour mettre fin au chômage de masse ?

Une réponse claire : abaisser le coût du travail au niveau du Smic en réduisant les charges sur les bas salaires. Toutes les études sont claires : c’est la meilleure méthode de lutte contre le chômage non-qualifié.

Où sont les réservoirs d’emploi à pourvoir ?

En comparant avec les États-Unis, on voit un déficit important d’emplois d’abord dans le commerce et l’hôtellerie-restauration – ils représentent la moitié de l’écart France-États-Unis –, puis les services aux entreprises, l’éducation, la santé et le social. Bref tout le monde du service !

Une critique souvent faite à ce type de politique : elle reviendrait à paupériser une partie de la population qui se trouverait piégée dans une « trappe à bas salaires ». Il n’en est rien puisque les perspectives de mobilité y sont réelles, et du même ordre que le reste de la population.

Parallèlement, à l’abaissement du coût du travail pour les bas salaires, l’étude recommande de renforcer l’attractivité de la France pour les jeunes talents : pourquoi ne pas prévoir une réduction temporaire (trois ans) pour les jeunes diplômés français et étrangers ?

Que penser pour terminer au vu de cette étude des propositions faites par Nous Citoyens dans le domaine de l’emploi ? Sont-elles en ligne avec ces recommandations ?

Les propositions Nous Citoyens pour en finir avec le chômage de masse

Pour faire court, les propositions de Nous Citoyens sont 100 % en phase avec cette étude et s’en trouve même confortées.

La première proposition portait précisément sur l’abaissement du coût du travail au niveau du Smic, pour mettre fin au chômage de masse.

Nous avions évalué l’impact de cette mesure à un million d’emploi. Au vu de l’étude de l’Institut Montaigne, l’impact pourrait être supérieur.

Bonne nouvelle apportée aussi la structure du retard français : comme c’est surtout dans la tranche d’âge 50-64 ans que nous sommes en retard, il va se résorber de lui-même.

L’absence de trappe à bas salaire est aussi un point d’appui important : grâce à une formation professionnelle adaptée, on peut s’échapper des emplois non-qualifiés.

Reste à travailler sur nos problèmes de fond par nos autres propositions :

- Revoir l’apprentissage, le travail manuel et la formation professionnelle pour bâtir une vraie filière qualifiante,

- Simplifier le code du travail avec un contrat de travail unifié et une indemnisation claire pour mettre fin au motif de licenciement,

- Construire un nouveau dialogue social reposant sur des syndicats forts financés par un chèque syndical attribué par les salariés,

- Avoir une politique économique et une fiscalité qui favorise réellement l’entreprenariat et l’innovation

Bref une nouvelle politique qui combine intelligemment lutte contre les inégalités et efficacité économique !

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13 réactions


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 16 février 2015 10:35

    « Les propositions »Nous Citoyens« pour en finir avec le chômage de masse »

    Autre proposition :
    INTRODUCTION :
    Depuis la fin des Trente Glorieuses, vers 1975, soit depuis 39 ans, nous avons dû nous accommoder du chômage massif.
    Il serait peut-être enfin temps de remettre en question notre paradigme sur le « Plein-Emploi » qui est devenu une sorte d’Arlésienne...
    Sans doute faut-il adopter un nouveau paradigme en la matière qui éradiquerait définitivement le concept même de chômage.

    ¿ Et si la majorité des Français(es) adoptait un paradigme SOCIO-ÉCONOMIQUE réellement innovant et véritablement progressiste ?

    Cependant, au
    Revenu de Base financé par la Fiscalité, sans Refondation du Capitalisme
    on peut préférer le
    Dividende Universel financé par l’Épargne, avec Refondation du Capitalisme

    ​​
    Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel financées ​par l’Épargne.

    Lire le lien, SVP :

    Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel ​financées ​par l’Épargne.
    http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3...
    « http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/40/47/56/Refondation_du_Capitalisme_et_Dividende_Uni versel_Sincerite.pdf »

    Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel financées ​par l’Épargne.

    RÉSUMÉ :

    Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

    Ce projet de « Refondation du Capitalisme et de création d’un Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

    Objectif Principal :
    Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique
    Par un effort préalable d’épargne soutenu, les « démunis » (par opposition aux « nantis ») acquerront collectivement des actions du capital des entreprises du secteur marchand, banques incluses.
    Cette participation au capital pourra être minoritaire (minorité de blocage) ou majoritaire.

    Objectifs Spécifiques :
    I)
    Transformer le « capitalisme ordinaire » en un véritable Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
    Les représentants des « démunis », démocratiquement élus, géreront ce patrimoine financier de manière à infléchir Recherche, Développement, Production & Commercialisation des entreprises contrôlées : Refondation du Capitalisme.
    II)
    Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage ainsi que celui de la « lutte des classes ».
    II.1)
    À terme, les profits des entreprises sous contrôle des « démunis » seront partiellement distribués à l’ensemble des « démunis » sous forme de Dividende Universel.
    II.2)
    a) Ceux qui le souhaiteraient pourraient s’arrêter de travailler et se satisfaire du Dividende Universel.
    b) Ceux qui souhaiteraient gagner plus que le seul Dividende Universel pourraient travailler dans l’économie marchande et, éventuellement, y gagner des rémunérations faramineuses sans plus jamais être accusés d’exploiter qui que ce soit.
    II.3)
    Si plus personne ne souhaitait travailler dans l’économie marchande, celle-ci s’effondrerait totalement et, avec elle, le patrimoine accumulé des « démunis » deviendrait stérile et interdirait le bénéfice du Dividende Universel (Auto-régulation automatique : Activité économique / Dividende Universel).
    ​On n’ose imaginer que l’Humanité serait si stupide pour se lancer dans cette dernière voie suicidaire ! ! !​

    L’addendum ci-dessous apporte la preuve, a contrario, de la pertinence du projet ci-dessus.

    Pauvre peuple russe : Spolié en 1917 et en 1991 !

    Addendum :

    À partir de 1989, la Russie aurait pu mettre en œuvre le projet ci-dessus en s’évitant la phase d’épargne incluse dans cette proposition puisque tout le « capital social » des entreprises était depuis longtemps la possession de l’État et, donc, du peuple russe.

    Lire le lien, SVP :

    Pauvre peuple russe : Spolié en 1917 et en 1991 !http://www.sincerites.org/2014/08/p...
    « http://www.sincerites.org/2014/08/pauvre-peuple-russe-spolie-en-1917-et-en-1991.html »​

  • Gabriel Gabriel 16 février 2015 11:10

    Pour faire court, les propositions de Nous Citoyens sont 100 % en phase avec cette étude et s’en trouve même confortées.

    La première proposition portait précisément sur l’abaissement du coût du travail au niveau du Smic, pour mettre fin au chômage de masse.

    Etes vous prêt vous-même, Monsieur le conseilleur, à vivre avec le SMIC ?

    Nous avions évalué l’impact de cette mesure à un million d’emploi. Au vu de l’étude de l’Institut Montaigne, l’impact pourrait être supérieur.

    Bonne nouvelle apportée aussi la structure du retard français : comme c’est surtout dans la tranche d’âge 50-64 ans que nous sommes en retard, il va se résorber de lui-même.

    L’absence de trappe à bas salaire est aussi un point d’appui important : grâce à une formation professionnelle adaptée, on peut s’échapper des emplois non-qualifiés.

    Du blabla car malgré les cadeaux fiscaux fait aux entreprises le chômage n’a jamais cessé d’augmenter.

    - Revoir l’apprentissage, le travail manuel et la formation professionnelle pour bâtir une vraie filière qualifiante,

    Ou passe les sommes affectées à la formation professionnelles détournées depuis des années ?

    - Simplifier le code du travail avec un contrat de travail unifié et une indemnisation claire pour mettre fin au motif de licenciement,

    Soyez sympa et entrez dans le détail de ce que vous appelez simplification du code du travail et du contrat unique. Cela sent fortement les demandes du MEDEF…

    - Construire un nouveau dialogue social reposant sur des syndicats forts financés par un chèque syndical attribué par les salariés,

    Un chèque syndical attribué par les salariés ou pour les salariés ? De plus, il faudrait que les syndicats coupent le cordon avec les partis politiques et ca, ce n’est pas gagné.

    - Avoir une politique économique et une fiscalité qui favorise réellement l’entreprenariat et l’innovation

    Soyez précis car là encore, vous êtes dans du blabla.

    Monsieur Branche, sortez cinq petites minutes des bureaux de votre parti politique pour voir la réalité du monde du travail. Licenciements massifs et délocalisations pour augmenter le rendement des actionnaires, automatisation et robotisation des taches, importation de main d’œuvre à bas coût avec des sans papier et du travail au noir etc… Depuis dix ans chaque année sont détruit des milliers d’emplois. Quelques exemples : En 2009 270 000 emplois détruits, en 2012 100 000 emplois détruits, au troisième trimestre 2014 55 000 emplois détruits etc etc … Et cela n’est pas prêt de s’arrêter. Aujourd’hui le chiffre des 10 millions de personnes vivant avec moins de 800 € par mois vient d’être atteint. Alors, vous pensez sérieusement qu’avec vos propositions vous allez régler le problème ? Soyons sérieux, sans un changement majeur de société nous allons droit dans le mur. Il est urgent de limiter les richesses individuelles afin de redistribuer à la communauté les immenses surplus accumulés par une infime minorité. Il faut partager le temps de travail par une diminution de 5 à 4 jours pour commencer. Mettre l’urgence et la priorité sur les énergies vertes. Taxer très fortement les marchandises en provenance des pays ne respectant aucunes règles sociales et environnementales. Arrêter de recevoir des ordres des fonctionnaires Bruxelles qui prennent eux même leurs ordres de la maison blanche et plein d’autres mesures efficaces et pleines de bon sens que je ne vous détaillerais pas ici car il faudrait des pages et des pages et je doute que ce genre de lecture vous plaise.  


  • julius 1ER 16 février 2015 11:17

    mettre en place un Revenu Citoyen et le chômage de masse disparaîtra !!!


  • Pascal L 16 février 2015 12:55

    L’économiste János Kornai écrivait : « En examinant les problèmes d’une économie socialiste, on voit que le problème de la pénurie joue un rôle similaire au problème du chômage dans la description du capitalisme ».

    Entre la pénurie sur du plein emploi et du chômage dans l’abondance, on peut en déduire qu’aucun de ces systèmes ne fonctionne correctement et il nous faut imaginer une troisième voie.

    Le plein emploi n’est possible que si nous favorisons la création de richesse sur la prédation telle que nous la vivons aujourd’hui et cela n’est possible que si nous modifions les règles de création monétaire.

    Mais un revenu de base sans création de richesse est le plus moyen de créer de l’inflation et doit être réservé à ceux qui n’ont pas la capacité de travailler. Par contre, il est tout à fait possible d’assurer un emploi à tout le monde, si nous décidons de donner de la valeur aujourd’hui à nos projets pour demain et d’appuyer la création monétaire dessus.

    On sait que sous la pression du marché, le système capitaliste a réduit les emplois sans contre-parties pour les salariés lésés, ce qui a entraîné une déflation, puisque les produits fabriqués ne trouvent plus preneur chez les chômeurs.

    Sortir de ce système ne veut pas dire faire n’importe quoi et nous devons rester attentif à une utilisation optimale des ressources pour maximiser la création de richesse, mais plus pour maximiser les bénéfices. En modifiant le systèmes des intérêts, on peu forcer les financiers à gagner leur vie en travaillant.


  • Captain Marlo Fifi Brind_acier 16 février 2015 13:02

    « Nous citoyens » et L’ Institut Montaigne sont d’accord. Au moins c’est clair.
    Ce qu’oublie de dire l’auteur, c’est qu’ils sont parfaitement d’accord avec les décisions économiques de la Commission européenne.
    L’article 121 du TFUE donne tous pouvoirs à la Commission européenne de décider en matière économique. Les GOPé, ça s’appelle. Les Grandes Orientations de politique économique.


    C’est ce que font Hollande-Macron. Ils appliquent exactement ce que vous demandez et que demande Bruxelles : baisse des salaires etc. En quoi cela peut-il changer le fait qu’une usine ferme r et que 700 personnes basculent sous le seuil de pauvreté chaque jour ?
    En rien, la zone euro n’est pas là pour faire fonctionner l’économie, mais pour en finir avec le modèle social français. L’euro est un choix politique contre les salariés.

    L’auteur ferait mieux de comparer le taux de chômage dans la zone euro des 17 pays, et hors zone euro. La monnaie européenne est la première cause du chômage.

    Il y a ensuite les choix stratégiques faits au niveau européen.
    L’industrie de pointe, les voitures haut de gamme et les machines outils, c’est pour l’ Allemagne.
    La tourisme bronze-culs, c’est pour la France.
    L’industrie française est en voie de liquidation ainsi que l’ agriculture des terroirs.
    Un agriculteur se suicide tous les deux jours. Reste les usines à malbouffe.

    On pourra reparler d’emplois, d’industrie et d’économie quand la France sera à nouveau souveraine et décidera de son économie de manière indépendante.
    Pour cela, il faut rejoindre l’ UPR, et sortir de l’ UE, de l’euro & de l’ OTAN par l’article 50.
    Programme de Libération Nationale.


  • foufouille foufouille 16 février 2015 13:32

    "Une réponse claire : abaisser le coût du travail au niveau du Smic en réduisant les charges sur les bas salaires. Toutes les études sont claires : c’est la meilleure méthode de lutte contre le chômage non-qualifié.« 
    il a songé à rouvrir auschwitz ?
    il pourrait avoir des enfants disponibles pour ses amis de la france d’en haut.
    après »nous citoyens" faut écrire liberfascites.
    et pourquoi tu vivrais pas avec 700 pour voir ?


    • Robert Branche Robert Branche 17 février 2015 10:07

      Un point qui semble vous échapper est que l’on ne parle que de la baisse des charges, et donc le salaire net pour les salariés reste identique. Il n’y a donc aucun appauvrissement pour ceux qui ont du travail. 

      Et par ce mécanisme, on aboutit à terme à diminuer de plus d’un million le nombre de chômeurs, et pour tous ceux là il y a amélioration de leur revenu et réinsertion dans la vie active.
      Merci donc de ne pas caricaturer les idées ! smiley

  • Piotrek Piotrek 16 février 2015 13:55

    Oui l’exposé tien debout, des chiffes, des corrélations, un raisonnement cohérent, une proposition qui colle à tout ce que vous avez énoncé.

    Mais petit mais, Agoravox c’est pas une classe de terminale.

    Donc une petite analyse qui ne va pas contredire la vôtre, mais la compléter, la remettre en contexte :

    1/ Si l’on regarde la masse monétaire, elle n’a cessé de progresser : jamais il n’y a eu autant d’argent dans le système. Le 22 janvier encore, 1100 milliards ont étés injectés dans le système.

    2/ Or cette profusion de pognon n’enclenche pas une dynamique vertueuse capitaliste du type keynésien, on n’a pas de nouveaux investissement, pas de nouveaux emplois ni donc de nouvelle consommation.

    3/ Il n’y a aucun effet dans l’économie réelle, tout simplement car tout l’effort de relance est canalisé vers la sphère financière. Comment expliquer le décalage entre l’euphorie de la bourse et les décombres de l’économie réelle ? Et c’est parfaitement logique : pourquoi prendre le risque d’investir et de créer un emploi si l’on gagne plus à la bourse sans lever les fesses de son siège ?

    4/ Comme les performances financières deviennent de facto le vrai baromètre de performance, l’industrie, pour survivre doit se présenter sur les marchés financiers sous son meilleur jour.
    Du coup son activité dans l’économie réelle ne sera décidée qu’en fonction de ses résultats financiers : plus de licenciements, plus de mécanisation, plus de délocalisations pour rester financièrement compétitif.


    5/ La combinaison entre le progrès technique permanent et la recherche de efficience financière maximale mène à la fois au sacrifice de la classe moyenne, et à l’explosion de profits des rentiers.
    Cette évolution est évidente sur la courbe de Gini en France

    Et vous arrivez comme une fleur en nous expliquant que la solution pour retrouver la prospérité c’est baisser le SMIC ? Que la technologie est un mal avec lequel il faut vivre ?

    C’est soit être naïf, c’est soir être complice de ceux qui se gavent comme jamais.

    L’échec patent des politiques actuelles

    Ou le triomphe des politiques actuelles téléguidées par ceux qui en profitent ?


  • Tzecoatl Gandalf 16 février 2015 19:25

    Encore un qui se présente comme économiste, en fait ce n’est qu’un de ces nombreux casseurs.


    • Robert Branche Robert Branche 17 février 2015 10:08

      En quoi cet article est celui d’un casseur ? A moins que pour vous, changer les choses pour les améliorer, ce soit les casser...


  • ddacoudre ddacoudre 17 février 2015 00:01

    bonjour robert

    je trouve l’initiative intéressante et volontaire d’initier de nouvelles idées, mais quand elle sont dans le cocon de la pensé libérale capitalistique, j’ai bien peur que cela ne conduise qu’a une aggravation. La compétition se fait entre des pays qui ne sont pas au même niveau de développement social et les emplois qui ne peuvent être rentable au niveau social qu’est le notre se délocalisent. le Smic étable en 1970 a fait suite aux discutions sur le smig de l’époque qui ne suivait pas la croissance et de ce fait les salariés ne pouvaient pas s’offrir les biens qu’ils produisaient, Dans mon organisation je fus chargé de discuter le salaire binôme, un revenu social plus un revenu professionnel, en plus la taxation machine pour palier aux suppressions d’emplois liées à l’évolution des technologies, afin de ne pas affaiblir le système de santé basé sur les cotisations salariales. Les négociation n’ont pas abouti le patronat refusa, estimant que cela affaiblissait les profits, en fixant un salaire social et affaiblissait les investissements en taxant les investissements machines, Chaban à tranché en 1970 en créant le Smic. L’année précédente Delors et Chaban avaient développé la nouvelle société et créer l’éducation permanente. je fus chargé de négocier cela dans ma brancher, personne n’en voulait, les patrons estimaient une charge inutile et les salariés disaient qu’il ne voulaient pas retourner à l’école. C’est avec difficulté que cette loi fut modifier pour devenir la formation permanente puis la formation professionnelle d’où était exclu toutes heures d’enseignement général que j’ai réclamé en vain toute ma vie professionnelle. de 1974 a 1982 j’ai siégé dans la commission nationale paritaire de l’emploie ensuite dans celle de ma région. c’est dire si je me suis trouvé au fait de ces sujets d’emplois. Alors, le Smic est fait pour permettre à un salarié de pouvoir vivre dans le niveau social qu’il a contribué à construire. il sert de référence à tous les petits employeurs qui peuvent se rendre compte grâce à lui où se situe leur niveau de revenu par rapport au temps passé, puisqu’il n’y a pas de contrainte d’horaire hebdomadaire pour eux. Alors, diminuer le smic, c’est dire que tous travailleurs rémunérés à ce salaire ne pourront pas se vivre au niveau de vie auquel ils contribuent. De plus bien des ménages au Smic quand ils ont en couple cela revient à avoir un revenu individuelle en dessous du seuil médian de pauvreté.
    Supprimer les charges c’est réduire la source de revenue de toutes les entreprises qui vivent de la consommation liées à ces charges, c’est à dire supprimer des emplois ailleurs. j’arrête car je t’en ferais une liste que je connais depuis 1977 quand M R. Barre alors premier ministre disait que la France vivait au dessus de ces moyens , qui a mis un terme à l’échelle mobile qu’il considérait être un frein à l’emploi, qu’il fallait réduire les charges et les impôts sur les entreprises, ne pas aider les canards boiteux et tout faire pour l’importation. Ok quand je serais mort il n’y aura plus personne pour rappeler cela ,alors les gens penserons que vos propositions sont une nouveauté.
    moi je te fais une proposition nouvelle. les entreprises n’ont pas vocation à créer des emplois, nous n’avons pas besoin du travail de tout le monde et demain encore moins.
    l’espérance sur les emplois de transfert n’a rien donné, celui des services est à bout de souffle. mais si demain on dit que les salariés travaillent gratuitement il n’y aura pas assez d’homme au monde pour travailler. la finalité de l’existence c’est vivre et l’emploi n’est qu’un moyen et non une finalité, alors a nous d’y trouver un complément utile. http://ddacoudre.over-blog.com/pages/Remunerer-les-hommes-pour-apprendre-7538257.html.

    cordialement.


  • julius 1ER 17 février 2015 07:52

    Et vous arrivez comme une fleur en nous expliquant que la solution pour retrouver la prospérité c’est baisser le SMIC ? Que la technologie est un mal avec lequel il faut vivre ?

    C’est soit être naïf, c’est soir être complice de ceux qui se gavent comme jamais.


    soit être naïf, soit être complice ????? puisqu’il faut choisir, je choisis la 2ie hypothèse !!!!!!!!!!!!!!


    • Robert Branche Robert Branche 17 février 2015 10:09

      Un point qui semble vous échapper est que l’on ne parle que de la baisse des charges, et donc le salaire net pour les salariés reste identique. Il n’y a donc aucun appauvrissement pour ceux qui ont du travail. 

      Et par ce mécanisme, on aboutit à terme à diminuer de plus d’un million le nombre de chômeurs, et pour tous ceux là il y a amélioration de leur revenu et réinsertion dans la vie active.
      Merci donc de ne pas caricaturer les idées ! smiley

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