Commentaire de Passante
sur Le péché originel
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il y a des périodes courtes dans l’histoire qui se révèlent très fécondes soudain,
ainsi du 6e avant JC : grèce et inde
ou encore du 12e andalou : zohar et ibn arabi
chaque époque dans son style,
mais donc soudain, des géants, avant des plages de grand silence.
« salomon vous êtes juif !? » (rabbi jacob)
voilà à quoi vos interventions me font penser...
car bien que ne possédant pas la langue,
vous ne mesurez pas à quel votre manière de procéder est typique de la littérature rabbinique,
l’intuition est impressionnante.
donc le rapprochement que vous faites est important,
sans parler du cauchemar que fut laban...
ce que vous ne pouvez savoir par contre, c’est la polysémie :
- os qui signifie également « maximum », climax, ou sommet,
comme dans l’expression biblique fréquente « dans l’os de ce jour », pour désigner midi.
- ou encore que la chair est homonyme du rêve ;
au résultat os de mes os chair de ma chair, c’est ce qui écrit aussi :
tu es le plus grand de tous mes rêves...
mais quelle traduction pourrait rendre tout cela ?
et quelle autre nous expliquer que le réel est parfois avancé « comme rêve » ?
ainsi des rêves de pharaon contés à Joseph en fin genèse,
ou encore de ceux de salomon au chap3 du livre des rois :
l’expression est la même : « il se réveille, et voici le rêve »,
bien sûr on se dit qu’il s’agit du rêve qui va être raconté,
mais là encore,
nulle traduction ne rendra la richesse que :
le réveil révèle le réel lui-même comme rêve...
bref, on peut laisser tout cela, tenu pour bigoteries et bondieuseries,
mais ce serait peut-être jeter l’enfant avec l’eau du bain,
la position d’alinea est correcte, au centre : l’homme, dieu est un facteur x dans l’équation...
l’important c’est, au centre de ces coordonnées, que va faire l’homme ?
prenez le cas du roi saul au premier livre de samuel,
dieu n’y est plus dieu, il est celui qui envoie volontairement un « esprit mauvais » ou un « souffle impur » (comme dans le cas de caïn à la porte, cf. plus haut) pour rendre le roi saul réellement fou de jalousie face à david en musicothérapeute, et essayant de le tuer en continu...
les personnages sont alors dans une vraie tragédie où dieu ne joue que les trouble-fêtes.
mais nous dérivons et,
croûlant sous la neige,
il me faut oeuvrer à des bassesses de survie,
avant de repasser plus loin...
bonne soirée de pré-fin du monde et tout ça hein 

