Commentaire de Christian Labrune
sur Face à l'islamisme radical, une solution existe
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"Les choses étant ce qu’elles sont, la seule solution acceptable à mes
yeux consisterait à essayer de comprendre l’histoire des uns et des
autres, sans dénigrement bien sûr, mais en la resituant dans le contexte
de l’époque.«
@Emile Mourey
Comment ne pas souscrire à votre proposition ! Mais il s’en faut bien que tout le monde soit animé de la même curiosité que vous et dispose de la même culture. On recommence à dire qu’il serait urgent, dans les lycées, d’enseigner le »fait religieux" ; cela permettrait aux jeunes de voir comment naissent les croyances, comment elles ont pu évoluer au cours des siècles, et de mesurer ainsi tous les dangers d’un fanatisme qu’elles n’ont que trop tendance à susciter. Mais si on se contentait d’enseigner correctement l’histoire, il ne serait pas nécessaire d’orienter le projecteur sur la question particulière des religions et de l’isoler ainsi d’une manière tout à fait artificielle et assez peu pertinente.
Par ailleurs, l’université allemande était devenue à la fin du XIXe siècle une des plus brillantes en Europe ; on lit encore avec profit les travaux de ses historiens. Cela n’aura pourtant pas empêché l’émergence du IIIe Reich et d’une barbarie tout à fait comparable à celle d’un nouveau Califat totalement ignorant de la culture universelle et nostalgique de la bestialité pure.
Je lisais hier des pages de Schopenhauer. Prenant le contre-pied de Leibnitz, il observe que nous sommes dans un monde où, si la possibilité du mal augmentait encore un peu, il ne pourrait pas subsister plus longtemps et s’autodétruirait. Nous serions donc bien dans le pire des mondes possibles. Je ne suis pas loin de rejoindre son pessimisme.
