Commentaire de sls0
sur La grande Couillonnade !!
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<Trop difficile de réfléchir, pas habitués, puis la politique trop compliquée.>>
le précaire avec un avenir incertain ne se révolte pas, il perd son esprit critique.
Le chômage qui augmente, le RSA augmente, il y a une cause économique mais aussi une cause politique, on veut des veaux qui ne l’ouvre pas et qui évite de penser, il faut du précaire.
Pour
ceux qui ne sont pas au chômage mais à qui ça peut aussi arriver,
psychologiquement parlant ils sont aussi en mode précaire, leurs avenirs
les tracassent un peu.
J’ai connu la période où l’on réfléchissait, où la politique on pensait l’influencer parfois d’une façon ’’hors limites’’. A l’époque on ne s’inquiétait pas trop de l’avenir car pendant les trente glorieuses ce n’était pas dans l’air du temps, pas de prêt à la consommation..... Le cerveau n’était pas en mode précaire.
Même avec des chèvres dans le Larzac le cerveau n’était pas en mode précaire.
Dans les années 80, on s’est aperçu que la précarité tuait l’esprit critique, et hop direction précarité institutionnalisée.
Je réside dans un pays pauvre, le problème c’est pas dans 10 ans, 2 ans, 6 mois..... C’est : ’’aura t’on de la viande à manger aujourd’hui ?’’ Quand ce n’est pas : ’’va t’on manger ?’’
Si je veux discuter politique, égalité...... C’est avec des étudiants qui n’ont pas de problème avec le lendemain ou la précarité, le pauvre ne pense pas, il subit.
Est-ce la révolution qui découle de le dictature ou la dictature qui découle de la révolution ?
Quand je regarde l’histoire je ne sais pas répondre. Une révolte profite rarement à ceux qui se révoltent mais à ceux qui la maitrise ou qui l’on créé.
Gustave le Bon en 1895 parlait de l’unité mentale de foule, l’esprit critique passe à la trappe.
La révolte personnelle est salutaire mais il faut qu’on ait les moyens d’avoir un esprit critique.
Actuellement les moyens d’enlever l’esprit critique ce n’est pas ça qui manque.
On a prêté à De Gaule en 1968 la phase ’’les français sont des veaux, ils beuglent mais c’est tout’’
1968 c’était une période où l’esprit critique était assez en forme, c’est aussi : 584 600 chômeurs
Logements :
Sans eau courante : 9%
Surpeuplés : 31%
WC sur le pallier : 48%
Sans eau chaude : 50%
Sans baignoire ni douche : 53%
Sans chauffage central : 65%
Sans téléphone : 85%
Et la vie était belle malgré l’absence de smartphone. De la précarité il y en avait mais avec une impression d’un futur meilleur
