Commentaire de Trelawney
sur EPR : la « cocotte minute » nucléaire


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Trelawney 21 avril 2015 10:24

Areva NP à mis en évidence qu’une utilisation inappropriée de gabarits avait conduit à l’élimination d’une couche trop importante de beurrage au niveau des soudures des adaptateurs de couvercle de cuve. La réalisation de soudures sur une épaisseur de beurrage trop faible (…) est susceptible d’engendrer des défauts dans le métal de base.

De plus, la teneur en carbone de l’acier mesure dans une carotte centrale d’un couvercle avait atteint 0,30% contre 0,22% de valeur visée.

Ces 2 information sont plus qu’étrange, car elles mettent en évidence la sous qualification du personnel Areva, Creusot, EDF etc.

Pour ce qui concerne la teneur en carbone : Pour faire simple, le carbone est l’ingrédient qui transforme le fer en acier. Le fer et issue de la fonte du minerai, il est malléable, il ne résiste pas au forte pression et a besoin d’entretien sinon il se corrode. La tour Eiffel est en fer. Parce qu’on a ajouté du carbone lors de la fonte du minerai, on obtient de l’acier, beaucoup plus résistant, pouvant supporter de forte pression en extension, comme en compression et si on y ajoute du chrome ou du nickel, il devient inoxydable (il ne rouille pas). par contre travailler l’acier nécessite une technologie pointue, car il a tendance à se craqueler, et, après des opérations d’emboutissage, de forgeage ou de soudure il faut opérer des traitements thermiques pour remettre les molécules de carbones en place. Les traitements thermiques sont fait avec des températures et des durées de chauffe qui tiennent compte de la composition précise de cet acier. On sait faire de l’acier avec des composition à 0.01% prés de carbone. Il semble que pour cette pièce ça n’a pas été le cas (tournez vous vers Mittal). Donc 0.08% c’est très important si derrière il y a des opérations de traitement thermique, trempe etc. C’est la conception propre de la pièce qui est remise en question. Si vous faites cela avec n’importe quel élément, c’est poubelle direct et on recommence.

Pour ce qui est du beurrage, je donne un exemple extrême pour bien visualiser la chose : Vous ne pouvez pas souder une pièce en laiton sur de la fonte. De même que pour cette cuve en acier, vous ne pouvez pas souder sur cette cuve un élément en acier fortement inoxydable (il existe des métaux composé de 50 de Chrome e 50% de nickel). Pour souder ces éléments, il faut l’interposition d’un acier intermédiaire. pour cela on crée de la matière en soudant avec des baguettes de soudure ayant des composition métallique voulu. On appelle cela un beurrage. Comme quand on beurre une tartine pour interposer un morceau de fromage au pain(ça s’amalgame mieux). II est évident que si on ne met pas assez de métal, quand on soudera la pièce, la chaleur fondera toute la matière jusqu’à atteindre la matière de la cuve pour faire un bloubiboulga de métal qui n’aura ni queue ni tête et n’aura pas les caractéristiques mécaniques voulues. C’es très loin d’être anodin.

On a donc 2 défauts qui ne devrait jamais exister, car ils sont la base du métier de métallurgiste et chaudronnier. Pour des éléments aussi techniques que l’industrie nucléaire, ça ne devrait pas exister et ça met en exergue l’incompétence du fabriquant. Jusqu’à présent je ne critiquais Areva que sur leur mauvaise gestion (Urami etc). Je ne savais pas que c’étais à niveau. On peu sans jeu de mot, dire qu’ils ont touché le fond. Je serais chinois ou finlandais, avec toutes ces incertitudes techniques, je ne mettrais pas en marche ces réacteurs. C’est probablement ce qu’ils feront


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