Commentaire de Jean-Paul Foscarvel
sur La crise grecque expression des limites du néo libéralisme
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Désormais nous savons que règne l’Europe totalitaire. « L’Eurototalitarisme » est entré en action.
Une fois de plus, c’est l’Allemagne qui mène le jeu. Prête au génocide des grecs.
Il n’y a plus de limite à l’écrasement des populations par l’oligarchie. Le référence à Friedman, pour qui le capitalisme était la liberté, y compris au Chili où un gouvernemet démocratiquement élu a été remplacé dans le sang, avec le soutien de Kissiger, par une junte instaurant une dictature sur des décénies.
Plus d’espace public au nom du libre choix, mais un libre choix qui ne s’étend pas au politique, puisque seul le néolibéralisme est admis, justement.
Puisque le libéralisme est la seule condition de la démocratie, une population qui choisit un autre régime est antidémocratique, il faut donc imposer une dictature pour restaurer la seule démocratie qui vaille, le capitalisme intégral.
C’est le syllogisme de nos dirigeants, s’accrochant à un dogme mortifère, dont le seul résultat est une paupérisation générale et un enrichissement de l’oligarchie, combiné à un pillage systématique des pays, dont les ressources naturelles via des sociétés privés.
La paupérisation réelle du pays est de plus cachée par l’augmentation du PIB (pas dans le cas de la Grèce !), lié à des artifices comptables et l’hyper-enrichissement d’une minorité. Sans parler des catastrophes sanitaires (fermeture des hopitaux, conditions de travail dégradées, absence de retraite), culturelles, scientifiques (fermeture des laboratoires de recherche publics, privatisation et fermeture des universités), sur l’enseignement, voire humanitaires avec l’apparition de famine, comme en Argentine.
Voulons-nous que la famine entre en Europe ? Alors continuons avec les exigences de l’Eurogroupe et de Merkel !
