samedi 11 juillet 2015 - par JMBerniolles

La crise grecque expression des limites du néo libéralisme

 Le libéralisme plonge ses racines dans le passé, mais dans la phase actuelle il répond aux aspects théoriques et aux principes développés par l’école de Chicago de Milton Friedman. C’est le néo libéralisme une version évoluée de ce système.

Pour les USA le néo libéralisme est un produit d’exportation. Les états unis se gardent bien en effet d’appliquer un néo libéralisme strict. Ils maintiennent notamment un protectionnisme fort.

Cette théorisation a conduit à quelques applications. Le Chili ayant le triste privilège d’ouvrir cette ère après un coup d’état militaire débouchant sur une dictature sanglante. Milton Friedman a été le conseiller économique de ce gouvernement de contraintes multiples. Puis il y a eu la Grande Bretagne avec Margaret Thatcher dont l’anonymat et l’indifférence qui viennent d’entourer sa mort, disent bien l’échec et le rejet profond de sa politique prolongée, comme il se doit, par un social démocrate, Toni Blair.

Le néo libéralisme appliqué a donc échoué dans les grandes largeurs. C’est un constat qu’évite de faire les « spécialistes » de C dans l’air ainsi que tous les économistes du système de propagande médiatique, mais c’est bel et bien une donnée qu’il faut intégrer à toutes les analyses liées à la crise dite grecque [pour l’individualiser et culpabiliser le peuple grec et aseptiser le reste des pays de la zone euro] qui est en fait une crise de l’Euro, de la dette crée par le système capitaliste financier, et qui a très rapidement débouché sur une crise politique. Qui oppose les institutions européennes à un peuple du berceau de notre culture.

 

Europe culturelle et géographique et construction européenne

La confusion entre la construction européenne et la notion d’Europe basée sur des racines culturelles communes dans un espace géographique cohérent qui va comme le soulignait De gaulle, de l’Atlantique à l’Oural, est massivement entretenue.

C’est une assimilation grossière, pleine de contradictions quand on pense que la Russie en est non seulement exclue, mais est maintenant décrite comme un ennemi, une menace et que les institutions européennes issues des traités sont non seulement non démocratiques mais combattent la démocratie ainsi que l’ont montré le vote sur le TCE de 2005 et maintenant le référendum grec.

La contradiction la plus fondamentale entre la construction européenne et l’idée que les gens s’en font [la confusion est même entretenue par des responsables politiques, on a ainsi vu André Chassaigne demander le maintien de la Grèce dans l’ « Europe » c'est-à-dire la poursuite de son exploitation et de son dépeçage par le capitalisme financier] réside dans sa nature même.

Cette structure super étatique dont il est maintenant connu qu’elle a été promue par les USA par l’intermédiaire de la CIA maitrisant des personnages clé de cette construction afin essentiellement de créer un bloc opposé à l’URSS, est l’expression du capitalisme dominant.

A ses débuts, sous l’ère du capitalisme industriel, la construction européenne a pris la forme d’une alliance industrielle. Complétée par un accord sur l’atome civil.

Puis lorsque la révolution capitaliste vers une forme majoritairement financière est survenue, les accords et traités européens ont privilégié la monnaie et la liberté des transferts de capitaux. Particulièrement avec le traité de Maastricht en 1992, puis avec la création de l’Euro.

En fait depuis Maastricht les institutions européennes concrétisent la mainmise du système néo libéral sur les pays européens des traités. Ces institutions sont totalement contraires à l’idée que les gens ont de la démocratie. Et le mépris affiché par les responsables européens vis-à-vis du référendum grec en est bien l’expression.

Ce système dit européen, en fait du néo libéralisme quasiment intégriste, est donc relativement récent. Et il est déjà en échec complet. Les pays européens des traités sont en récession profonde, l’Allemagne s’en sort un peu mieux parce que l’euro lui est moins défavorable et qu’elle bénéficie encore d’une supériorité industrielle qu’elle exploite en vendant ses produits aux autre pays de l’espace européen, le chômage y atteint des sommets, particulièrement chez les jeunes ce qui est la marque d’un naufrage à venir.

Le cas de la Grèce

Les pays affaiblis économiquement, victimes de délocalisations massives d’entreprises, ainsi que de rachats de secteurs clés, comme pour la sidérurgie, Alsthom énergie, les Chantiers de l’Atlantique… en France, sont à la merci des attaques des marchés financiers. Un des vocables utilisés pour ne pas dire capitalisme financier. Contrairement à la propagande médiatique la Grèce n’était pas le pays de l’eurozone en moins bonne posture. Et aujourd’hui elle l’est beaucoup moins que la France par exemple parce qu’elle peut rééquilibrer son commerce extérieur, surtout si elle sort de l’Euro, et qu’elle est maintenant en excédent budgétaire primaire ce qu’avancent tous les économistes sérieux dont jacques sapir notamment. La Grèce a été victime d’attaques ciblée des marchés, financiers où des spéculateurs [Les marchés financiers sont le champ de manœuvres de transactions spéculatives à plus de 90%. Ce qui est proprement effarant et creuse définitivement, à cause des lois sur l’accumulation du capital, le fossé entre économie réelle et économie de marché] dont george soros, ont visé le défaut de paiement, la faillite grecque. Par le biais de la dévalorisation de ce qui matérialise la dette grecque. Cette faillite s’est produite puisque qu’une majeure partie de la dette grecque avait déjà du être effacée en 2012 [en fait rachetée par la BCE notamment, donc il y avait eu un sauvetage des Banques privées. Depuis la Grèce emprunte sur les marchés à des taux plus qu’usuraires. Et elle en est au point de ne plus pouvoir rembourser les intérêts des emprunts. Son système social est ravagé, le pays est à vendre à la découpe, le niveau de vie est en chute libre et le non emploi des jeunes est à un taux reconnu d’au moins 50%... Tout cela est déjà largement décrit avec plus de détails par des économistes honnêtes.

Sur le plan financier et monétaire la Grèce, dans le système euro, est complètement dépendante de l’extérieur,- BCE, marchés financiers avec notamment les fonds vautours « hedge funds », MES.-.

 Les liquidités dont elle a besoin pour faire fonctionner le pays sont contrôlées par la BCE, qui en les limitant asphyxie la Grèce. Et les mesures de contrôle des capitaux sont venues un peu tard.

Alors que ce pays a besoin d’investissements pour relancer son économie et exploiter ses ressources, dont les gisements de gaz dans son espace marin, toutes les mesures qui sont exigées de la Grèce par la troïka qui vont à la fois toucher la vie des grecs et l’économie, sont exclusivement destinées à payer les créanciers.

La Grèce est au bout du bout dans ce système néo libéral européen. Jacques Sapir traduit cette situation par l’énoncé suivant : « C’est pourquoi, en réalité, la seule solution viable face à la déstabilisation actuelle et à la crise de liquidité n’est pas l’émission de reconnaissances de dette mais bien la réquisition de la Banque Centrale, mais aussi, très probablement, des principales banques commerciales. Ici, on voit que la solution en apparence la plus radicale constitue la solution la plus raisonnable. C’est l’une des caractéristiques des situations de crise…. »

La solution, évidemment révolutionnaire et qui nécessite un important soutien populaire, est claire.

Il faut que la Grèce revienne à sa monnaie et qu’elle nationalise sa Banque centrale, pour la création monétaire, et qu’elle nationalise également les banques commerciales. Avec une banque dédiée au contrôle des mouvements de capitaux.

Ceci est éminemment valable pour la France. Et devrait figurer dans tout programme de gauche.

La conclusion de la phase actuelle

 Dans les pays des traités européens et au niveau des institutions européenne, tous les responsables politiques ne sont que des gestionnaires. l’Euro est une donnée intangible du système. Parce que c’est le pivot de l’exploitation capitaliste par la monnaie dans la zone euro. 

Donc, la sortie de l’euro ne faisait pas partie du programme de Syriza, ce qui mettait largement en cause son qualificatif de gauche radicale. Et alors que le cour du véritable affrontement entre A Tsipras et Varoufakis et leurs interlocuteurs de la troïka complétés par le président du parlement européen qui étaient sous la pression du ministre allemand de l’économie, W Schläuble, montrait que les créanciers ne concéderaient pas d’effacement de dette [on nomme cela restructuration, mais c’est précisément cela et c’est aussi une action qui conduit à l’importante dévalorisation de la dette grecque pour ceux qui la détiennent] il n’ a jamais été question pour ces leaders grecs d’envisager une sortie de l’Euro.

Pourquoi ? précisément parce que cela les auraient obligés à cesser d’être des gestionnaires pour devenir de vrais dirigeants responsables de leur pays.

C’est ce qui a fait leur faiblesse dans les négociations parce que tous les pays européens concernés étaient terrorisés par l’idée qu’un pays puisse faire la démonstration qu’après être allé au naufrage avec l’Euro, il puisse s’en sortir en abandonnant ce carcan. Pour la Grèce il y a aussi le fait que cela l’amènerait à se tourner vers la Russie pour créer des liens commerciaux et financiers qui tôt ou tard l’amèneraient à prendre ses distances avec l’Otan.

Bien évidemment les dirigeants grecs actuels ont conscience de ces conséquences et ne se sentent pas l’envergure et le désir de les assumer.

Il n’y avait qu’à voir la tête d’Alexis Tsipras lors du discours de Nigel Farage au Parlement européen, alors que celui-ci après avoir fait le triste bilan grec lui disait que sa seule issue était de quitter l’Euro pour comprendre qu’il ne voulait pas s’engager dans ces responsabilités pleines d’incertitudes.

Conclusion

 Le gouvernement grec va donc céder pratiquement complètement aux exigences des créanciers dont les responsables européens ainsi qu’Angela Merkel et Hollande qui tient la main de Tsipras pour formaliser sa reddition, ne sont plus que des portes paroles.

Des fonds vont donc être dégagés qui serviront uniquement à payer les échéances grecques, donc les créanciers, et les mesures d’alourdissement fiscal, de quasi suppression des retraites à terme, de privatisations… ne serviront qu’à cela. On se retrouvera dans les conditions antérieures aggravées : diminution du pouvoir d’achat, impossibilité d’investir pour une relance de l’économie et pour l’exploitation du gaz sous marin….

Le problème grec va donc resurgir dans quelques mois pendant lesquels l’austérité aura fait de nouvelles victimes.

La Grèce se trouve être le révélateur de l’impasse complète dans laquelle se trouve le système néo libéral.

Et la « sortie de l’Euro » devient donc le premier geste clé pour se défaire de ce système dont la faillite porte en elle-même de grands dangers.

 



33 réactions


  • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 11 juillet 2015 17:35

    D’accord sur tout, sauf (je prends mon dico) sur néolibéralisme

    de façon critique : la dénonciation du développement excessif de l’État-providence dans les pays développés après 1945 et de l’accroissement des interventions publiques dans l’économie

    Donc ce ne sont pas les néolibéraux, par définition, opposés a toute intervention publique qui ont pu nationaliser les dettes des banques privées.

    C’est une nouvelle espèce, qui n’a pas de nom. Qui reprend le pire du capitalisme et le pire du communisme : ils font payer aux peuples les pertes qu’ils ne veulent pas encaisser.


  • bernard29 bernard29 11 juillet 2015 18:08

    Bonjour ;

    Vous dites ;

     « il n’ a jamais été question pour ces leaders grecs d’envisager une sortie de l’Euro. »

    et vous expliquez ; « Pourquoi ? précisément parce que cela les auraient obligés à cesser d’être des gestionnaires pour devenir de vrais dirigeants responsables de leur pays. ».

    C’est un peu court non ? parce que n’est ce pas aussi qu’ils n’auraient jamais été élus ? 

     or vous reconnaissez plus haut que « la crise dite grecque [pour l’individualiser et culpabiliser le peuple grec et aseptiser le reste des pays de la zone euro] qui est en fait une crise de l’Euro, de la dette crée par le système capitaliste financier, et qui a très rapidement débouché sur une crise politique. »

    C’est peut être grâce a Tsipras que cette crise est devenue si éclairante aux points de vue politique et démocratique. Si Tsipras n’avait pas été au pouvoir, peut être même que cette crise n’aurait pas débouché sur une crise politique.


    • JMBerniolles 11 juillet 2015 18:40

      @bernard29


      Merci beaucoup pour ce commentaire qui me permet de préciser :
      * Oui Tsipras a plusieurs mérites.
      A mon avis le premier est l’appel au peuple et à sa mobilisation. C’est déjà une clarification puisque la question de fond est bien la lutte d’un peuple contre un système qui l’exploite.
      * Lui et Varoufakis ont amené le problème sur le terrain politique conduisant ainsi tous les responsables européens et le FMI à dévoiler au grand jour leur mépris de la démocratie élémentaire et leur asservissement au capitalisme financier, y compris le plus rapace comme celui des « hedge funds ».

      Mais Tsipras n’était pas prêt à la révolution et à ses conséquences qui peuvent être la guerre civile parce que les USA ne laisseront pas la Grèce se tourner vers la Russie.

      Il y avait une certaine naîveté à croire que la possibilité de sortie de la Grèce de l’eurozone, qui enclencherait l’effet domino était un élément suffisant pour faire plier les instances européennes.
      Apparemment Tsipras comptait sur un soutien discret de la France. Là on reste tout de même un peu pantois.


  • jaja jaja 11 juillet 2015 18:30

    Seuls les travailleurs et la population peuvent encore renverser la table pour se débarrasser du plan d’austérité voulu par la Troïka et par la bourgeoisie grecque qui a voté Oui...

    Sortir de l’Euro et de l’UE, c’est ce que Panagiotis Sotiris dit indispensable, tout comme son parti, Antarsya...

    « Philosophe et membre du parti Antarsya, la gauche anticapitaliste grecque, Panagiotis Sotiris défend l’idée d’une rupture avec la zone euro et l’Union européenne.

    • Ils ont dit « non ». Appelés le 5 juillet à se prononcer sur le plan d’aide proposé par les créanciers, les Grecs l’ont rejeté à plus de 61%.
    • Et maintenant ? Dans certains pays de l’Union européenne, Allemagne en tête, l’hypothèse d’une sortie de la Grèce de la zone euro n’est plus taboue.
    • Panagiotis Sotiris, philosophe membre d’Antarsya, parti de gauche anticapitaliste grec, ne voit lui aussi qu’une issue pour éviter l’humiliation : sortir de l’euro.

    L’Obs – Comment avez-vous accueilli la victoire du non ?

    Panagiotis Sotiris – C’est une immense expression de défiance face aux institutions créancières de la Grèce. Mais ce référendum ne doit pas être seulement un moment de dignité, il doit être le commencement de la rupture avec la zone euro. Une rupture difficile mais nécessaire pour retrouver un contrôle démocratique sur notre pays.

    Le gouvernement grec doit cesser de croire en une négociation imaginaire et un compromis impossible. Il ne faut pas s’attendre à ce que l’Union européenne fasse des concessions parce que le peuple grec a dit non. Tsipras a bien vu pendant ces cinq mois qu’on ne peut pas négocier avec elle. Car ce qu’elle veut, ce n’est pas seulement un remboursement – pourtant impossible – de la dette, c’est changer le modèle économique et social de la Grèce, l’« améliorer » dans le sens néolibéral. Pour éviter l’humiliation de toute une société, je ne vois donc qu’une seule solution : la sortie de l’euro.

    Vous ne croyez pas à la possibilité de transformer la zone euro de l’intérieur ?

    – On peut imaginer une autre architecture de la zone euro, un fonctionnement différent des banques centrales européennes, une politique de redistribution qui corrigerait les inégalités régionales, une pensée qui abandonnerait le dogme de l’austérité. Le problème, ce n’est pas ce qu’on peut imaginer mais ce qu’on peut faire. Le fonctionnement actuel des institutions européennes rend impossible de tels changements.

    Une unification monétaire nécessite une unification politique avec la création d’un Etat qui rééquilibre les disparités. Mais l’Union européenne n’est pas un Etat et ne peut donc pas avoir une monnaie unique comme le montre le fonctionnement de la zone euro, fondé sur le rôle prééminent de l’Allemagne. Voilà pourquoi je pense qu’il est vain de vouloir la réformer. Mais même si on pense que c’est possible, l’Union a besoin d’un choc pour changer. La sortie de la Grèce de l’euro peut être ce choc.

    La Grèce se sacrifierait ?

    – Non, car sortir de l’euro est sa seule chance de survie. Il est impossible de renverser les conséquences de cinq années d’austérité sans recouvrer notre souveraineté monétaire. C’est la seule voie pour pouvoir appliquer une politique économique qui rompe avec l’orthodoxie néolibérale des institutions et nous permette de sortir du cercle vicieux de la dette.

    Vers une réaction en chaîne ?

    Le coût social et économique d’une sortie de l’euro risque pourtant d’être encore pire…

    – Ce n’est pas une décision facile. Mais rester dans l’euro, c’est se résigner à accepter la récession et la pauvreté. Il faut convaincre la population qu’un effort collectif temporaire sera nécessaire pour aller vers un meilleur futur. Nous sommes à un tournant de l’histoire. La crise a été un moment cathartique. Elle nous a fait réfléchir à tout ce qu’on a fait pendant des années. Car ce n’est pas seulement une question de monnaie. Il est nécessaire de repenser ce qu’on appelle la croissance, la production, la consommation. On doit réinventer des formes d’industrie, réduire notre dépendance en matière d’importations, ne pas tout miser sur le tourisme…

    On va pouvoir expérimenter à partir des expériences de la crise : toutes les formes de solidarité et de réseaux parallèles sont des pistes pour organiser un nouveau modèle productif et social. C’est faisable. Des économistes ont étudié ce scénario de sortie de l’euro. Le passage par une monnaie parallèle jusqu’à l’adoption complète d’une devise nationale, un nouveau taux de change, une nationalisation du système bancaire… C’est un vaste chantier. Mieux vaut donc que l’on prépare nous-mêmes notre sortie plutôt que de se voir expulsés par les institutions européennes.

    Mais la population dans son ensemble reste défavorable à une sortie de l’euro…

    Les Grecs ont montré qu’ils avaient plus de courage que ce que l’on pensait. Ils sont de plus en plus prêts à abandonner l’euro. Mais il est vrai qu’on ne pourra éviter une confrontation avec une partie de la société qui a profité du modèle européen. C’est d’ailleurs un des problèmes de Tsipras : il cherche à satisfaire tout le monde, ce qui est impossible.

    La zone euro survivrait-elle à une sortie de la Grèce ?

    – J’espère qu’un départ de la Grèce serait suivi d’une réaction en chaîne. Car le problème de la dette et de l’austérité se pose aussi ailleurs, en Espagne, en Italie, en France. Ce serait le début du démantèlement de l’euro, et, avec lui, de l’Union européenne, qui traverse déjà une crise profonde. Récupérer une souveraineté non seulement nationale mais aussi populaire, c’est la seule voie possible pour construire une Europe des solidarités. »

    Propos recueillis par Sarah Halifa-Legrand

    http://tempsreel.nouvelobs.com/la-crise-grecque/20150708.OBS2314/une-seule-solution-la-sortie-de-l-euro.html

  • Diogène diogène 11 juillet 2015 19:02
    Vous écrivez :

    « Le 
    néo libéralisme appliqué a donc échoué dans les grandes largeurs. »

    Pas du tout !
    Les banques privées n’ont jamais amassé autant d’argent et sont renflouées par les contribuables quand elles en perdent.
    Les (très) grosses fortunes (enfin, celles des plus malins) ont décuplé en confiant leurs intérêtes aux banques privées dont elles détiennent les actions, et les écarts se sont creusés.
    Ce n’est pas un échec pour tout le monde.
    Mais, comme pour l’île de Pâques, tout le monde y passera quand les limites seront atteintes.
    Parce qu’il y a des limites.

    A moins que le Chinois ou les Indiens ou les Africains donnat un coup d’arrêt brutal.
    Vous y croyez, vous ?



    • JMBerniolles 11 juillet 2015 19:18

      @diogène

      Le néo libéralisme a mis sa sphère d’influence à l’arrêt complet : récession générale, arrêt des grands programmes pour le transport, étouffement de l’information, liquidation de l’enseignement et de la culture.... alors que l’humanité en forte progression démographique a besoin de progrès.
      D’un progès qui ne s’évalue d’ailleurs pas que par la croissance.

      les capitaux accumulés [c’est une loi marxiste l’accumulation du capital, de même que la baisse tendancielle du taux de profit] ne sont plus que des amas de papier.... il serait impossible de les convertir en valeurs.... nous sommes au dernier stade du capitalisme. Celui où il n’a que des inconvénients pour l’humanité en général, ce qui n’a pas toujours été le cas.


    • Spartacus Lequidam Spartacus 12 juillet 2015 11:55

      @JMBerniolles

      Peut être faudrait il t’apprendre ce qu’est le libéralisme ? 


      Une vidéo pour te montrer a quel point est ton ignorance et a quel point c’est ton argumentaire est absurde et rempli de clichés https://www.youtube.com/watch?v=Kn23kokvLRo.

      Il n’existe dalleurs aucune entité se reconnaissant dans le « néo-libéralisme » qui n’est qu’un mot de stigmatisation du libéralisme par des gauchistes.

      Il y a même de plus en plus de gauchistes qui quittent les absurdités Marxistes quand ils apprenent ce qu’est le libéralisme comme cette personne :





  • JMBerniolles 11 juillet 2015 19:09

    Merci de cette information très intéressante.

    Je ne connaissais pas ce responsable politique.
    Mais il a une vision tout à fait claire.
    Le système européen actuel d’ailleurs non démocratique n’est pas réformable de l’intérieur.
    Et le premier mouvement de libération pour un peuple d’un pays de l’eurozone est la sortie de l’Euro....

    Il y a trop peu d’analyses et de réflexion autour du thème de l’exploitation par la monnaie :
    spéculation, prêts généralisés, contrôle d’entreprises par le rachat d’action, QE qui alimentent pratiquement exclusivement les marchés...


    • leypanou 11 juillet 2015 23:06

      @JMBerniolles
      « Le système européen actuel d’ailleurs non démocratique n’est pas réformable de l’intérieur.  » : avec la propagande dont on est matraqué tous les jours, quasiment partout, ce n’est pas demain qu’on convaincra une majorité de Français de çà.

      Et le plus important n’est pas d’avoir raison mais de faire partager ses idées au plus grand nombre et surtout, le convaincre qu’on peut agir.

      La faillite électorale du Parti de Gauche et d’autres s’explique en partie par cette incapacité à comprendre qu’une Europe sociale dans le cadre du Traité de Lisbonne est une chimère !!!


    • JMBerniolles 11 juillet 2015 23:20

      @leypanou

      La faillite du Front de gauche c’est d’avoir abandonné tout esprit révolutionnaire alors que l’on voit bien que la situation l’exige.

      Là aussi la Grèce montre la voie... c’est un pays qui va sombrer dans le chaos.

      Mais nous n’en sommes pas loin non plus. Tout ce que l’on impose aux grecs passe chez nous tranquillement grace aux députés de gauche... 

    • Layly Victor Layly Victor 12 juillet 2015 10:39

      @JMBerniolles
      Cher Jean-Marie, tu ne peux pas t’empêcher de tout voir à travers les lunettes déformantes de la gauche. Nous en avons longuement discuté.

      Pour toi, la faillite du front de gauche, c’est de ne pas avoir été assez à gauche ! Quelle absurdité mélenchonienne !
      La faillite du front de gauche, c’est d’avoir trahi la classe ouvrière
      sur le plan de la sécurité et du cadre de vie, en laissant les pauvres gens, déjà durement éprouvés, complètement abandonnés à la délinquance et à la jungle urbaine
      sur le plan industriel, en acceptant la disparition de l’industrie française, et nous en avons un exemple avec le saccage actuel de l’industrie électronucléaire, avec la complicité des communistes et des mélenchoniens, pour quelques voix écolos de plus.
      sur le plan de l’agriculture, autrefois une grande richesse de notre pays. Ces gens considèrent les agriculteurs comme des ennemis (je ne parle pas des faux agriculteurs d’opérette comme Bové).

      La faillite du front de gauche, c’est de ne pas aimer les pauvres gens et de ne pas aimer notre pays.

      Tu dis que le système libéral est en bout de course ?
      40 % des Français sont pour le retour de DSK en politique
      68 % des Français soutiennent Merkel
      L’objectif stratégique du système est d’imposer le travail « low cost » et, pour l’instant, ils réussissent très bien.

      Ensuite, il y a comme possibilités les « révolutions colorées », les coups d’état et, à long terme, une dictature totale style 1984 qui est déjà en préparation en France avec les dégâts irrémédiables infligés par les socialos à l’éducation et à la culture.

  • Aristoto Aristoto 12 juillet 2015 00:56

    Crise !!!! Quoi donc ??!! Le sol grec n’est plus fertiles, Il ne fait plus pousser d’olivier ?! Le mouvement des vague s’est estompé, la mer s’en rendormi !!! Le Soleil ne brille donc plus sur les rochers d’Athènes !!!


  • egos 12 juillet 2015 03:25

    Le cas de la Grèce


    Ce pays est, ttes proportions gardées l’équivalent pr l’Europe (à l’exception notable de l’Allemagne) de ce que représente Israel pour les USA et + globalement la Chrétienté.

    Verrou stratégique et référent culturel, la patrie de la Démocratie et de Périclés partage aussi la particularité d’être à la fois liée à la Russie (population majoritairement Slave, berceau de la Religion Orthodoxe, alphabet Cyrillique etc ) géographiquement et économiquement à l’Europe, affectivement au monde Anglo-Saxon (à qui ils doivent leur émancipation du joug Ottoman) et US, qui leur ont légué le régime des colonels ainsi que d’importantes bases navales, ie le Piréé, 
    une forme d’occupation ayant contribué, tt comme en Allemagne occupée, à une très forte américanisation de la sté.

    La diaspora grecque représente environ l’équivalent du peuplement local, l
    les destinations principales sont les USA (étonnement Chicago ) le Canada, l’Australie et l’Afrique du Sud.

    Varouf a accompli son cycle d’étude sup en UK ou il a également enseigne.

    Un autre point de convergence réside ds le fait établi de l’inclinaison ouvertement atlantisme de la Grèce, récurrente malgré de faux-semblants,
     
    l’Europe jouant le rôle de fournisseur de devises (tt comme c’est le cas vis à vis de la Palestine, situation imposée par les conséquences de la politique d’Israel ds la région) po le seulbénéfice stratégique des USA.

    Un renversement du régime en place, par les biais des diaspora (ie Ukraine) ainsi que la présence de groupes locaux violen(s (ie Chili) représente une hypothèse sérieuse que le gvt actuel à du considérer lors de ses choix politiques et économiques.

    A cet égard, la démarche syncopée de Tsipias étonne, posture ferme vis à vis des créanciers (néanmoins soutenue par Obama et son administration) engagement de maintien ds la zône €, poursuite du plan drastique et ruineux de réduction du déficit (acquis en ce qui concerne le budget primaire)

    Tt semble indiquer que Syria adopte la stratégie d’un client (de fonds) tentant d’évaluer les bénéfices au moyen d’une pratique nommée Order Pénétration Point, autrement dit intervenir ds le processus d’élaboration et de design du produit ou service acquis selon les seuls critères évolutifs de ses propres besoins et intérêts laissant de côté l’aspect fondamentalement inique de la dette et l’impasse que constitue le rattachement de la Gréce à l’UE et sa monnaie.

    La Grèce, Hellas, préfigure encore de ns jours notre avenir ...

  • Spartacus Lequidam Spartacus 12 juillet 2015 09:54

    Quelle ignorance de l’histoire du Chili.


    La veille du renversement de Alliende le pays est déclaré en cessation de paiement (comme la Grèce aujourd’hui).
    L’arrivée des universitaires de l’école de Friedman permettra 20 années de croissance ininterrompue du Chili et en fera la première économie et le pays le plus riche d’Amérique du sud.

    Le libéralisme n’est pas la dictature....C’est le ministre libéral Pinerai qui mettra fin à la dictature et engendrera la démocratie.

    Aujourd’hui la note du Chili c’est AA, la même que la France....

  • summicron2 12 juillet 2015 11:00

    Milton Friedman était un adversaire du change fixe et, s’il n’a rien écrit sur l’euro, il en aurait été un adversaire résolu.


    Donc, écrire que l’euro vient du néo-libéralisme est faux.

    Le néo-libéralisme est fondé sur le marché libre. Appliqué au marché du change, cela signifie le flottement du change, et non pas le change fixe ou, pire encore, une monnaie unique.

    Friedman, dès 1950, s’oppose au système de Bretton Woods de change fixe parce qu’il pense, à raison, que des pays ayant des « structures économiques différentes » (sic) ne peuvent pas avoir un cours fixe de leurs monnaies. Même chose si une monnaie unique forte s’applique à des pays économiquement faibles

    Le problème de la Grèce est donc parfaitement identifié. Soit on revient au libéralisme en faisant sortir la Grèce de la zone euro, soit on reste dans l’interventionnisme étatique en maintenant la Grèce dans l’euro avec des aides financières.

  • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 12 juillet 2015 11:53

    Désormais nous savons que règne l’Europe totalitaire. « L’Eurototalitarisme » est entré en action.
    Une fois de plus, c’est l’Allemagne qui mène le jeu. Prête au génocide des grecs.

    Il n’y a plus de limite à l’écrasement des populations par l’oligarchie. Le référence à Friedman, pour qui le capitalisme était la liberté, y compris au Chili où un gouvernemet démocratiquement élu a été remplacé dans le sang, avec le soutien de Kissiger, par une junte instaurant une dictature sur des décénies.

    Plus d’espace public au nom du libre choix, mais un libre choix qui ne s’étend pas au politique, puisque seul le néolibéralisme est admis, justement.

    Puisque le libéralisme est la seule condition de la démocratie, une population qui choisit un autre régime est antidémocratique, il faut donc imposer une dictature pour restaurer la seule démocratie qui vaille, le capitalisme intégral.

    C’est le syllogisme de nos dirigeants, s’accrochant à un dogme mortifère, dont le seul résultat est une paupérisation générale et un enrichissement de l’oligarchie, combiné à un pillage systématique des pays, dont les ressources naturelles via des sociétés privés.

    La paupérisation réelle du pays est de plus cachée par l’augmentation du PIB (pas dans le cas de la Grèce !), lié à des artifices comptables et l’hyper-enrichissement d’une minorité. Sans parler des catastrophes sanitaires (fermeture des hopitaux, conditions de travail dégradées, absence de retraite), culturelles, scientifiques (fermeture des laboratoires de recherche publics, privatisation et fermeture des universités), sur l’enseignement, voire humanitaires avec l’apparition de famine, comme en Argentine.

    Voulons-nous que la famine entre en Europe ? Alors continuons avec les exigences de l’Eurogroupe et de Merkel !


  • Laurent 47 12 juillet 2015 12:43

    Le plus marrant dans l’histoire, c’est que ce n’est pas la Grèce qui doit de l’argent à l’Allemagne, c’est exactement le contraire !

    En effet, depuis la fin de la seconde guerre mondiale il y a 70 ans, l’Allemagne nazie a été condamnée à payer une réparation des dommages de guerre à tous les pays européens qui ont été occupés.
    D’après les économistes, si l’on actualise la somme due par l’Allemagne à la Grèce, cela représente environ 1.000 milliards d’euros !
    Inutile de vous dire que l’Allemagne a traîné des pieds et prétexté de nombreux arguments fallacieux pour ne pas honorer cette dette à la Grèce, comme aux autres pays européens d’ailleurs !
    Alors, Angela Merkel est très mal placée pour traiter Alexis Tsipras de mauvais payeur !
    Et il en va de même des autres pays européens, qui semblent avoir oublié ce léger détail, et qui n’ont pas le courage de demander à la chancelière allemande d’honorer les engagements pris par son pays à la fin de la guerre !
    Je serais à la place du premier ministre grec, pour moi, ce serait du donnant-donnant ( annulation de la dette grecque à l’Allemagne, en échange de l’annulation de la dette allemande pour les dommages de guerre causés à la Grèce, le solde en faveur de la Grèce annulé en étant gentil ).
    Sinon, je foutrais le camp de l’euro-zone et de l’OTAN, et je me rapprocherais des BRICS qui offrent bien plus de perspectives d’avenir à la Grèce que ce ramassis hétéroclite de pays européens, devenus les esclaves de la finance anglo-saxonne et des Etats-Unis !
    Ou était la Communauté Européenne et notamment l’Allemagne, lorsque l’armée turque a envahi l’île de Chypre ? Tout le monde regardait ailleurs !

    • Layly Victor Layly Victor 12 juillet 2015 19:09

      @Laurent 47
      Pour être juste, il faut remarquer qu’au moment de la guerre de Chypre, la Grèce n’était pas dans l’Europe. Et les gouvernements européens ont vu d’un bon oeil la défaite des Grecs contre les Turcs car c’était l’occasion de faire chuter le régime des colonels.


      Ce qui m’irrite profondément, c’est la nouvelle exigence des Allemands, soutenus par tous les journaleux et les politiciens français, de gauche comme de droite, visant à obliger les Grecs à faire des coupes sombres dans leurs dépenses militaires.
      Quelle irresponsabilité !
      La Grèce est à deux pas d’un énorme foyer de guerre et de violence, le Liban, la Syrie, le proche Orient, la Palestine, Israël, et fait face à la république islamique de Turquie qui a montré ces derniers temps à quel point son soutien aux djihadistes est actif. Et ces ânes monstrueux voudraient priver la Grèce de moyens de défense ! (pour les gauchistes, l’antimilitarisme est une première nature, ils ne comprendront jamais qu’un peuple désarmé est condamné).
      Plus exactement, l’idée de Merkel et de ses satellites est de placer la Grèce sous le contrôle complet de l’OTAN.

      C’est un peu comme si, au moment de la guerre civile en Espagne, on avait demandé à la France de couper ses crédits de défense. C’est d’ailleurs ce que la gauche avait fait à l’époque sans qu’on lui demande rien, par pure idéologie, manière de dire : « Messieurs Hitler et Mussolini, allez y ! »

      Pitoyable, l’attitude des gauchos qui sont viscéralement opposés à la défense mais prétendent vouloir être indépendants des US.
      La politique européenne me donne la nausée.

    • JMBerniolles 12 juillet 2015 21:40

      @Layly Victor

      Là je suis totalement d’accord avec toi Victor.
      Le gros problème est que sur tout l’échiquier politique, il n’y a que des responsables politiques médiocres. Chevénement est un cas à part.

      Je suis étonné du degré d’anesthésie des gens. Ils parlent du problème grec comme si la France était en dehors de tout cela.
      Mais les mesures que l’on veut imposer aux grecs sont en gestation chez nous ou ont déjà été mises en place sur ordre de la commission européenne.

      En particulier, si les grecs ont un excédent dit primaire (avant le lourd paiement des intérêts de la dette nous sommes nous très loin de la règle. D’où la Loi dite Macron imposée par Bruxelles, un nouveau recul de l’âge de la retraite, et des choses assez lamentables comme la suppression de la demie part pour les veuves et veufs.....

      Le but de mon article est précisément de montrer que c’est une question de système économique desastreux, appliqué dans l’eurozone, et que nous sommes beaucoup plus grecs que Charlie.
      D’ailleurs la manipulation Charlie a fait long feu ;

      Je suis aussi d’accord avec toi sur les sanctions type couloir humanitaire et frappes ciblées qui peuvent nous tomber dessus si le peuple français s’avisait de quitter ce carcan néo libéral.

      D’ailleurs je pense que les menaces ont été explicites pour Tsipras et Varoufakis de la part de nos suzerains américains.



    • Neo-str 12 juillet 2015 21:49

      Victor,

      « La politique européenne me donne la nausée. »

      Tu m’étonnes ... 12 095  !  smiley


    • summicron2 13 juillet 2015 08:49

      @Laurent 47


      Rien de « marrant »

      Les pays victorieux n’ont pas voulu refaire l’erreur du slogan stupide « L’Allemagne paiera » du traité de Versailles de 1919, erreur dénoncée par Keynes et qui conduira à l’hyper-inflation des années 1920 , hyper-inflation qui a ruiné les petits épargnants allemands et enrichis ceux qui avaient des dollars (Devinez qui ?)...Tonton Adolf a su, plus tard, exploiter le ressentissement...

      En 1953, une bonne partie des réparations dues par l’Allemagne a été gommée par les Alliés. Il y a eu un Accord. Donc l’Allemagne ne doit rien à la Grèce.

      Mais l’Allemagne a bien géré sa dette, contrairement à la Grèce. Je ne vois pas où est la logique qui consiste à dire : on va faire payer aux Allemands les réparations en revenant sur l’accord de 1953 pour financer la mauvaise gestion actuelle de l’économie grecque. C’est absurde et dangereux pour la paix en Europe. L’erreur serait encore plus grande que celle de 1919. 

  • eric 12 juillet 2015 19:52

    Incroyable ! Un pas de plus dans l’absurdité logique franchit à la gauche de la gauche .... !

    Mais ces pauvres gens ne relisent donc jamais ce qu’ils écrivent ?!

    Alors ici, l’idée, c’est qu’il y a plein de gaz à exploiter pour faire pas mal d’argent, et que d’odieux capitalistes assoiffés de profit font tous ce qu’ils peuvent pour éviter d’investir dans cette source de considérables profits potentiels garantis pour eux et pour la Grèce.....
    (confère tous les pays qui ont du gaz en Europe et l’exploite dans le cadre général légal en vigueur dans cette zone....)

    J’en reviens à la principale conclusion. PISA a raison et il faudrait à nouveau apprendre la règle de trois pour obtenir le bac. Accessoirement, la maîtrise de cette règle devrait être un préalable nécessaire à la participation à tout débat démocratique.

    Au regard de ceci, l’inculture historique qui fait confondre libéralisme, ultralibéralisme, néo libéralisme, étatisme an co reste quelque chose de relativement bénin.


    • JMBerniolles 12 juillet 2015 22:07

      @eric

      C’est un commentaire un peu hautain qui nécessite quelques précision et éclaircissements.

      Vous estimez que la privatisations totale des services, y compris ceux qui sont liés à la survie de l’humanité, la liberté totale de circulation des capitaux, l’appropriation privée de la monnaie, l’exploitation forcenée des travailleurs basée sur les délocalisations, les travailleurs low cost avec l’application de la directive Bolkenstein, soit disant rejetée mais appliquée concrètement dès que possible, les sous-traitances.... ce n’est pas la théorie néo libérale de l’école de Chicago  ?

      * Dire système néo libéral c’est précisément faire référence à cette théorie
      * l’ultralibéralisme c’est la généralisation du libéralisme. En France sous le capitalisme industriel, qualifié par les marxistes de capitalisme monopoliste d’état, ce qui est lourd mais tout à fait descriptif, il y avait un part de capitalisme libéral.

      dans la phase actuel le modéle de capitalisme industriel a été presque totalement remplacé par un capitalisme libéral où l’exploitation par le monnaie, - des particuliers, des collectivités territoriales, des organisme comme Pôle emploi qui est obligé d’emprunter pour payer les indemnités, stages et autres, la sécu, et puis l’Etat lui-même-, s’est généralisée.

      Ce nouveau capitalisme est aussi un capitalisme de bulles financières... : l’immobilier mais aussi les énergies éoliennes et photovoltaîque, les émissions de monnaie du type QE.... 
      Si l’on prend la question sous cet angle, on peut aussi démontrer que ce capitalisme est en bout de course.




    • Spartacus Lequidam Spartacus 13 juillet 2015 09:08

      @JMBerniolles

      Il faudrait mieux vendre ta salade Marxiste que d’essayer d’expliquer ce qu’est le libéralisme quand on en a pas une seule notion.

      Non ! Tes clichés d’endoctrinés te font exposer des absurdités sur les idées des autres.

      Les libéraux sont pour des marchés libres et contractuels. C’est a dire que les « services » necessitent l’approbation de l’acheteur et du vendeur, la ou les collectivistes « imposent » leur volonté sans le choix individuel.

      La monnaie pour les libéraux est un consommable. Elle n’est pas dans un marché libre mais dans un marché de monopoles d’état. Pas le choix d’en avoir une autre pour commercer dans son pays.

      L’exploitation forcenée des travailleurs n’existe que si le travailleur n’et pas le choix. En fait les seuls systèmes qui exploitent les travailleurs sont les charges sociales collectivistes. Personne n’a le choix de ses assurances sociales et ces assurances sociales spolie 50% des salaires bruts de brut du salariés sans lui revenir.

      Les « délocalisations » sont naturelles. Il n’existe rien qui puisse être fabriqué dans un seul endroit. Toute la terre est mise a contribution. 
      Peut être te faudrait il connaitre Leonard Reed qui explique de des dizaines de pays sont necessaire a la fabrication d’un crayon de bois.

      Le QE c’est du Keynesianisme, qui n’a rien a voir avec le libéralisme.

      Pole emploi c’est une « assurance chomage » collectiviste. Comme tous les systèmes collectivistes, elle est détournée par les opportunistes et groupe de pression. 
      C’est justement parce que c’est collectisviste que la gestion ne respecte pas la balance recettes dépenses. Si c’était une gestion privé les recettes équivaudraient aux dépenses.



    • Layly Victor Layly Victor 13 juillet 2015 13:03

      @JMBerniolles
      Tu as sans doute remarqué qu’une des dispositions majeures et prioritaires imposées à la Grèce dans le cadre du « nouvel accord » de ce sinistre Lundi 13 Juillet est la privatisation de l’électricité.

      Il y a du fric à se faire et les vautours commencent à tournoyer dans le ciel grec. La Ségolène a déclaré la semaine dernière « il faut aider les Grecs en les incitant à développer leurs énergies renouvelables, la Grèce est un pays merveilleux pour les éoliennes ». Ben voyons ! Imposer à ce pauvre peuple une énergie trois fois plus chère (qui est même presque insupportable pour l’Allemagne qui à du faire voter à la commission une subvention exceptionnelle pour le charbon), tout ça pour remplir les poches des gangsters de l’éolien, c’est tout simplement inique.

      On peut faire le rapprochement avec les attaques permanentes en France contre AREVA et EDF, le but poursuivi étant le même : la privatisation du secteur de l’énergie électrique. Il est étonnant de voir que les gens veulent absolument fermer les yeux sur le coup qui se prépare.

      Ce Lundi 13 Juillet 2015 est un jour de honte.

    • JMBerniolles 13 juillet 2015 14:16

      @Layly Victor

      Oui nous sombrons dans la capitulatiion et dans la collaboration.
      Nous en paierons le prix et nos jeunes le font déjà



    • JMBerniolles 13 juillet 2015 14:23

      @Spartacus

      Pôle emploi est un organisme de droit privé... et d’intérêt public.

      Mais le pseudio me semble vraiment mal adapté !




    • Spartacus Lequidam Spartacus 13 juillet 2015 19:53

      @JMBerniolles

      As bon la stigmatisation du pseudo ?

      Comme si les cocos avaient une exclusivité sur les héros de l’histoire romaine....

      Pole emploi c’est de gestion publique, sur un marché (de l’emploi) non libre et faussé.
      Les résultat sont à l’échelle des entreprises sous gestion publique.
      Nuls et désastreux avec des employés à 80% gauchistes et statutaires.....

    • JMBerniolles 13 juillet 2015 22:25

      @Spartacus

      Je n’aime pas trop en venir à cela, mais quand on a des problèmes comme vous de compréhension, d’expression, de cohérence de l’argumentation et d’arguments même parce que l’on peut attendre longtemps votre démonstration des bienfaits du libéralisme, on s’absteint de donner des leçons.

      Et je ne suis pas plus communiste que vous êtes spartacus... 

    • Spartacus Lequidam Spartacus 14 juillet 2015 18:20

      @JMBerniolles


      Allergie à la contradiction ? 
      Cohérence de l’argumentation ? Et pourtant il y a des liens et des arguments...

      Les bienfaits du libéralisme ?
      La paix. La liberté. Les meilleurs niveaux de vie au monde. L’acceptation de la concurrence et des différences. La non-croyance au dogme de l’égalitarisme. Le non-dirigisme, l’absence du corporatisme et des corporations. L’équité en droits. Le droit contractuel et la responsabilité individuelle. 

      Problèmes de compréhension ? 
      Accuser bêtement le libéralisme en Grèce alors que c’est un pays les moins libre du monde, et en plein socialisme Keynésien (116eme sur l’indice des libertés), je crois que la comprenette difficile n’est pas là ou vous le situez.

      Seuls les cocos se croient obligés de positionner « Spartacus » comme de gauche. 
      Et Spartacus est un combattant de la liberté, et donc libéral....
      Et certainement pas gauchiste. 

  • JMBerniolles 13 juillet 2015 16:24

    Lundi 13 juillet


    Ainsi comme la conclusion de cet article le disait, la Tsipras vient de complètement capituler.

    Hollande ayant joué le rôle décicif pour faire passer le diktat allemand.

    Le rôle de l’Euro comme instrument de domonation et d’exploitation des peuples est ainsi exposé au grand jour.

    Rien n’est réglé en Grèce et d’autres pays vont être atteints de toute manière.



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