Commentaire de alinea
sur Cecil, Aylan Kurdi... et formations réactionnelles


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alinea alinea 9 septembre 2015 23:24

Avant, la manipulation n’était pas mondiale ; c’est tout. Chaque village, chaque contrée trouvait un bouc émissaire quand il le fallait et, très naturellement, l’étranger, même venu du village d’à côté, devait faire ses preuves quand il s’installait.
Quelque abeilles étrangères à une ruche peuvent s’y intégrer si elles arrivent chargées de miel, si elles se fondent aux us et coutumes du lieu. Arrivées en conquérantes, elles se font tuer.
L’homme est exactement pareil et c’est bien normal ! sauf qu’il a des interdits, et ce sont ces interdits qui lui font faire n’importe quoi quand il pète les plombs. Si nous étions plus simples, la vie serait plus simple, pas moins violente mais moins tordue, moins malsaine ; nous saurions mieux nous débrouiller.
Mais avant, nous ne savions que ce qui se passait dans notre village ; à la rigueur, au passage d’un voyageur ou à l’écho d’un parent, on savait qu’ailleurs c’était pareil. On jasait.
Le problème, c’est que la mondialisation n’a pas attendu l’évolution de notre cerveau pour s’imposer. Nous sommes dépossédés ; aucune lutte semble possible, aucune réaction.
Juste quelque mots posés, pour exister quand même...


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