Commentaire de doctorix
sur Le malentendu français
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
@César Castique
C’est ça le principe.
Un aveugle est dans la misère alors qu’il a dix lingots d’or sous les yeux dans sa cuisine.
Ou bien on lui vole son or.
Ou bien on lui donne des lunettes.
Ou bien on lui achète son or au juste prix.
Notez que ce que vous défendez a été expressément approuvé et fortement conseillé par le pape Nicholas V le 8 Janvier 1455 dans sa bulle Romanus Pontifex :
...Ainsi après avoir pesé toutes les conséquences avec la méditation qui se doit et après avoir noté que nous avons donné par missives antérieures la faculté ample et simple au roi Alphonse d’envahir, de rechercher, de capturer, de vaincre et de subjuguer tous sarrazins et païens que ce soient et tout autre ennemi du Christ où qu’il soit et les royaumes et duchés et principautés et colonies et possessions et tous biens mobiles ou immobiles en leur possession ainsi que de réduire leurs personnes en esclavage perpétuel et d’appliquer et de s’approprier pour lui-même, ses héritiers et successeurs lesdits royaumes, duchés, principautés, colonies, possessions et biens et de les convertir en ses biens et profits et qu’en ayant sécurisé cette faculté, ledit roi Alphonse ou par son autorité, l’Infante sus-nommée, ont acquis justement et légalement et possèdent et ont fait l’acquisition ces îles, terres, ports et mers et que ceux-ci appartiennent de plein droit au dit roi Alphonse et ses héritiers et successeurs. […]
C’est ainsi que 40 ans plus tard, Christophe Colomb et ses acolytes ont pu commencer le dépeçage des amérindiens, tout en continuant avantageusement la traite des esclaves africains, avec la bénédiction de l’Eglise.
D’autant qu’un autre pape, Alexandre VI, en Mai 1493, a complété les propos de son prédécesseur avec la bulle Inter Coetera, que je vous laisse le plaisir de découvrir ici :
N’essayez pas de me convaincre, c’est indéfendable.
500 ans plus tard, les mêmes faits se reproduisent, et les mêmes crapules en défendent le principe.
