Commentaire de Elliot
sur Réflexions sur le parcours djihadiste


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Elliot Elliot 15 novembre 2015 13:04

@M de Sourcessure



Nous ne sommes manifestement pas sur la même longueur d’onde. 
Tout ce que vous écrivez est exact mais, à mon humble avis qui ne pèse rien, le principe de laïcité ne dispense pas l’état d’avoir des interlocuteurs représentatifs au sein des groupes religieux.
Comme il est vain d’espérer la mise en place d’instances dirigeantes fortes au sein de la communauté musulmane où les hiérarchies se font et se défont au gré de la méconnaissance de l’Islam de ceux - musulmans coutumiers - auxquels elles s’adressent, l’état doit être directif. 
Il ne s’agit pas de s’accorder sur un nouveau concordat mais de définir des règles qui s’imposent à tous et ne peuvent être transgressées par des lois religieuses. 
Trop de tolérance tue la tolérance comme on le voit avec la montée de l’Extrême-droite...
Il faut donc « désacraliser » certains passages du Coran pour l’épurer : après tant de siècles, un dépoussiérage devrait s’imposer de lui-même mais comme il n’en est rien, il faut y aider. 
Atatürk l’a fait avec l’Islam, organisé strictement et pas question de dévier de la soumission à l’état ,mais comme vous l’écrivez, cela n’empêche pas des gens se revendiquant explicitement de cette religion d’accéder eu pouvoir. 
Démocratiquement, on veut le croire même si les doutes sont permis avec Erdogan.
En réalité, en prenant acte de l’implantation de la religion musulmane dans notre paysage philosophique, la France ne reconnaît en fait qu’un ensemble hétéroclite de chapelles diverses et variées qui prêchent des doctrines contradictoires et sont sous la coupe d’états étrangers dont les motivations ne sont pas que religieuses. 
C’est ce foutoir qu’il s’agit d’organiser de manière déterminée.
Musulmans certes mais dans la république et non à côté ! 

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