Commentaire de Jean Keim
sur La conscience et le « penser » après le 13 novembre
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Il est remarquable comme le monde des penseurs tourne autour de la pensée sans jamais lui rentrer dedans.
Quand un penseur (dans le sens de « intellectuel ») connaissant son sujet s’exprime, dans les faits que se passe-t-il ... n’est-ce pas le sujet qui est récité par le dit penseur ?
Que croyons-nous qu’il se soit passé dans la tête des malades mentaux qui ont commis les horreurs du vendredi 13 ? Ils ont pensé qu’ils devaient le faire.
C’est de ce fait que nous devons tirer un enseignement mais sûrement pas de ce que le prophète d’Allah ou Heidegger ou la sommité pensante à la mode pense ou a pu penser.
Comment espérer l’émergence d’une nouvelle conscience si nous ne percevons pas ce qu’est le processus de la pensée, combien de fois l’intellectuel comme le manuel prononcent en mode automatique ces mots : je pense que ... et ensuite il y a l’illusion d’offrir à l’auditoire une sentence émanant d’un profonde sagesse alors que dans une conscience attentive, éveillée, en alerte, ces mots signifient : oyez mes amis, je vais vous récitez de mémoire ce que je crois savoir sur le sujet de notre discussion.
Dans le contexte d’une conversation pragmatique, le résultat d’une pensée peut être d’un grand intérêt mais pour tout le reste, vous savez les trucs du genre Dieu, l’amour, la mort, la vie après, la conscience pure, un monde nouveau ..., là la pensée est plus à sa place en mode veilleuse.
