Commentaire de nemo3637
sur Terrorisme : de Golems en Scilla
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@César Castique
D’origine étrangère, je suis né dans le 93. Et j’ai vécu en Belgique, à Laeken.
Et en plus je suis vieux.
Dans ma jeunesse, il y avait aussi des quartiers difficiles et parmi les gens qui y vivaient beaucoup étaient asociaux. Peut-être avez-vous entendu parler de l’atmosphère des fortifs. Moi, c’était quand même après. On se donnait des claques au bord du canal de l’Ourcq. C’est vrai qu’il y avait peu de kalachnikov à cette époque, je veux dire autour des années 1960. Mais, si l’on savait se faire respecter on se faisait aussi plein de copains - et de copines. Des Maghrébins - il y en avait déjà - sans compter les espingouins et les ritals. Le chef de notre bande était l’un d’eux. Mais on était magnanime, avec une morale, contre les riches et les flics,bien sûr. C’était la fin de la guerre d’Algérie et on avait connu les attentats, l’état d’urgence et les ratonnades.
La société avait un avenir avec le consumérisme. Ce qui n’est plus la même chose aujourd’hui. Réfléchissons à ça, sans angélisme. A ce qui divise aujourd’hui ladite société. Est ce qu’on veut à tout prix se foutre sur la g... ?
A Laeken, ou à Grand-Bigard, où je travaillais, il y avait l’ostracisme habituelle contre les Maghrébins. Mais vu de loin - moi je suis blanc, d’origine slave - cela avait l’air supportable. Moins de racisme qu’en France quand même. L’état belge avait du lâcher le Congo, et Lumumba assassiné, les commerçant appelaient leur saucisson du nom de ce héros congolais. Ah on avait de l’humour... Les gens étaient l’hospitalité même. Mon patron Monsieur De walck était quelqu’un de généreux, d’humain, que je n’ai jamais oublié, moi qui suis un communiste libertaire ayant « déclaré la guerre aux patrons.... » ( ! )
Aujourd’hui ma fille me dit qu’elle supporte mal les gestes d’incivilités de certains, qui come par hasard sont des Noirs ou des Maghrébins. Comme s’ils voulaient emmerder leur entourage de « Blancs ». Le port du voile la révolte. Mais dans la discussion elle admet qu’il s’agit d’une minorité parmi ces Noirs ou ces Maghrébins, qu’on ne remarque pas ceux qui vivent sans bruit, avec ou sans boulot.
Un peu de réalisme...
