Commentaire de jaja
sur L'introuvable Gauche
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@Spartacus
Notez que la gauche vénézuélienne n’a pas socialisé les banques ni les entreprises et que le Vénézuéla est resté sous sa coupe une société capitaliste au grand dam des travailleurs malgré quelques nationalisations dans le secteur pétrolier notamment... La répression contre la classe ouvrière en lutte a sans doute été la goutte qui a fait déborder le vase :
« Le cas de SIDOR illustre ce rôle du gouvernement. Il s’agit d’une
entreprise sidérurgique du sud du pays nationalisée en 2008 par Chávez,
action réalisée, cas unique dans le Venezuela contemporain, sous
pression ouvrière. Depuis plusieurs mois, une lutte se mène autour du
renouvellement sans cesse reporté de la convention collective.
A
l’automne dernier, les ouvriers s’étaient déjà mis en grève trois
semaines à ce sujet. Fin juillet, Diosdado Cabello a organisé une
conférence de presse, en présence de nombreux dignitaires du chavisme,
pour dénoncer les revendications de « mafias syndicales », des militants
pourtant tous issus du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV), le
parti rassemblant l’ensemble des soutiens de Chávez. Les travailleurs
ont poursuivi leurs mobilisations. L’une d’entre elles, le 11 août,
s’est heurtée à la répression de la Garde nationale : onze travailleurs
ont été arrêtés et deux grièvement blessés.
Quelques jours plus tard,
une nouvelle convention collective était signée dans le dos des
travailleurs, au mépris de leurs revendications et de celles de leurs
dirigeants syndicaux. Jamais un gouvernement chaviste n’avait assumé
aussi explicitement la confrontation avec une partie de sa propre base
sociale. »
http://www.npa2009.org/idees/venezuela-les-successeurs-de-chavez-contre-les-travailleurs
