Commentaire de Hervé Hum
sur La mère de toutes les batailles : celle de la réforme de l'Etat
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@Michel DROUET
Excellent !!!
En conclusion, ce n’est pas en attisant l’iniquité économique et sociale, qu’on aura une chance d’arriver à un « Etat modeste et bienveillant ».
Mais faut dire que, comme pour les pseudos libéraux, seuls sont concernés par cet « Etat modeste et bienveillant », les propriétaires économiques, les autres devant bénéficier d’un « Etat fort et autoritaire ».
C’’est que la liberté se limite à ceux qui ont la créance, ceux qui détiennent la dette, devant s’occuper de la rembourser.
Le problème, c’est que la dette en question est générale, elle est liée à l’absence de rente ou d’épargne monétaire. Il suffit donc de naître enfant de prolétaires économiques, c’est à dire, ceux qui doivent s’employer pour obtenir leurs moyens de subsistances et in fine, d’accès à des aspirations supérieures, pour être déjà en dette avec les créancier. Donc, sans soi même avoir signé quoique ce soit comme emprunt, sauf celui contracté par ses propres parents et qu’ils transmettent, faute de n’avoir pas su ou pu détenir une créance à transmettre à leurs enfants.
naître sur une planète où l’espace commun et le temps de vie de chacun est déjà dominé par quelques uns, oblige .à se battre contre les autres, plus qu’avec eux.
Car la seule chose qui a une valeur monétaire, c’est le temps de vie des êtres. Or, au niveau des conditions d’existences de l’être humain, c’est la maîtrise de son temps de vie, dans son espace relationnel, donc, commun, qui crée la valeur.
C’est donc le temps de vie des êtres qui est la mesure de la valeur d’échange des marchandises, et rien d’autre.
L’idée que l’auteur de l’article essaie de faire passer, c’est qu’à la différence de l’après guerre, où l’Etat assumait un rôle de régulateur dans la capacité des propriétaires économiques à capter la richesse, le nouvel Etat modeste et bienveillant, doit se placer résolument du coté des propriétaires économiques, pour la simple et évidente raison que ce sont eux qui détiennent le droit par la créance, tandis que les autres détiennent le devoir, par la dette.
Mais ceux qui ont hérité d’une dette sans avoir contracté d’emprunt, ne sont pas (forcé ment) d’accord avec cet « Etat modeste et bienveillant ».
