Commentaire de Elliot
sur Niqabs à Saint-Denis
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L’article voudrait-il démontrer ( de manière subliminale alors ! ) que la loi interdisant le niqab n’est pas appliquée ?
Ce qui laisserait
supposer qu’elle est inapplicable, auquel cas on aurait pu
s’épargner le ridicule de la voter, à moins que l’article ne dénonce entre les lignes le laxisme de ceux qui sont
chargés de faire respecter la législation.
Quoi qu’il en soit cela aurait dû apparaître
clairement dans le corps de l’article et l’auteur pouvait nous éviter toutes les
digressions mêlant Mahomet à Chateaubriand pour finir par Charles
Martel ( qui n’a d’ailleurs pas arrêté les Maures à Poitiers ( selon l’iconographie officielle de la France jacobine ) mais
qui a défait essentiellement des mercenaires du Sud-Ouest de la
France au service de chefs de bandes arabes ou pas.
Mais des variations sur les boires et déboires historiques du lieu sont peut-être de piquantes et intellectuelles
stimulations, voire de salutaires masturbations mais elles laissent une
grosse impression de gène : depuis quand l’arrêt pour la
conversation sur le parvis de Saint Denis devrait-il être réservé
à ceux qui se prosternent devant les vestiges du passé fût-il
glorieux ?
Il y a d’ailleurs à mon avis un contraste marqué au coin de l’art à voir des femmes en niqab ( ou en chapeau pointu turlututu ) « profaner « la majesté supposée des lieux.
On peut voir ça comme une réminiscence de la petite histoire : au Moyen-âge le parvis des églises fut le lieu privilégié de rassemblement des fêtes masquées de carnaval où l’archevêque ou le prêtre du cru étaient le plus souvent représentés sous la forme de cet animal sympathique mais fort décrié, le baudet....
La république est issue d’une révolution qui n’a pas été en reste dans la profanation des tombeaux des rois rassemblés en la basilique cathédrale comme le rappelle l’article.
De cette profanation du caractère sacré d’icelle, elles s’en sont, ma foi, bien remises, la république tout comme la basilique.
