Commentaire de Jean Keim
sur Nos quartiers dits « prioritaires »
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Et toujours cette lancinante question : mais comment en sommes-nous arrivés là ... ? Avec les réponses conventionnelles que l’on peut résumer par c’est la faute de ...
C’est vrai qu’il faut parfois un petit coup de pouce, une bonne rencontre, un conseil judicieux, le livre qui dit exactement ce qui manque, mais ce n’est pas tout le monde qui a cette chance.
L’enfant de nanti fera une carrière de nanti, sa vie extérieurement sera brillante mais, de belles maisons en beaux atours, d’une vie facile en retraite dorée si le cancer ne vient pas tout chambouler, que reste-t-il d’une telle vie, que faire devant la camarde, il ne s’agit pas de négocier, il faut y aller et plus il y a de possessions à abandonner et plus le départ est difficile, et ce sera peut être une pauvre vieille dame, celle qui a servi la famille avec amour qui tiendra la main, une belle main soignée et froide dans une main râpeuse et chaude, et deux regards échangés qui se rejoignent dans une même humanité.
