Commentaire de Gandalf
sur Le monde de demain
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L’idéologie a surtout remplacé la religion, la reléguant, du moins dans le texte à la sphère privée.
Les premiers libéraux anglais ’(Hobbes) ont inventé le libéralisme pour contourner les hystéries collectives des guerres de religion.
Puis par extension et pour corriger les excès, sont nés conservatisme, communisme, écologisme, etc.
Mais les guerres d’idéologies du XXème ont levés le lièvre : l’idéologie n’est pas plus efficace pour lutter contre une guerre civile ou une guerre tout court.
La dissuasion nucléaire a bel et bien été plus efficace, reléguant la conflictualité essentiellement lorsqu’il y a asymétrie (guerre contre le terrorisme, en fait guerre contre des états par extension de la politique US sur le sous-continent sud-américain)
Le libéralisme à papa stipule qu’il se fonde sur l’égalité de droit.
Non, le libéralisme n’est pas la loi du plus fort. Mais l’égalité de droit, et celle-çi est chaque jour bafouée, grâce à la puissance du monopole de la violence, l’état ou les institutions (notamment européennes), le pouvoir politique dont le rôle sur le papier n ’est d’utiliser sa force que pour faire respecter cet équilibre. C’est ce que l’on appelle néo-libéralisme ou capitalisme de connivence.
Mais autant le peuple est enclin à voter pour ce qui brille, autant le pouvoir politique ne défend plus que les intérêts de ce qui brille. Mais pour cela, le vers dans le fruit est nécessaire (privilèges, lobbying, 49.3, matraque, délits d’initiés banques centrales/banques, évasion fiscale, asymétrie fiscale entre pauves et riches, petites entreprises et grosses, etc).
Je suis désolé, mais vous avez une vision globaliste, tel Jacques Attali. Bref, vous prenez une posture messianique en projetant un présent qui faillit tel un futur qui va s’imposer. A ce petit jeu là, j’ai encore une préférence pour l’horoscope.
Que pensez-vous de la version libérale actuelle qui se prend des beignes face au capitalisme chinois (entreprises largement financées par la BOC, à capitaux majoritairement nationaux, qui achètent jusqu’aux terres de nos fermes en faillite fatigués de l’usure financière et donc de tout le reste ) ?
Que pensez-vous de tout ces sans-dents, dont le salaire a été mis en concurrence libre et non faussée avec tout les esclaves et semi-esclaves de cette brave planète et qui n’ont eu comme seule exutoire de reculer socialement ?
On évoquera vite fait sur les petits patrons qui ont été mis dans le même bateau.
La seule chose que l’Histoire démontre, c’est que tout idiome globalisant (appelons cela idéologie) va échouer (les pompons revenant au nazisme et communisme, procédant par éliminination de classe ou de race). Car de par sa nature, tel idiome ne supporte ni le détail, ni la contradiction, ni l’opposition, car par trop satisfait d’avoir tout compris, niera à chaque épine dans le pied, qu’il a au fond tout faux.
« Ceci constitue le trait le plus important de la société future : les Nations vont disparaître en même temps que les démocraties pour laisser place à une concurrence libre et non faussée entre entreprises mondiales. »
Je n’ai jamais rien lu d’aussi stupide. Si le pouvoir politique ne prend plus partie pour le peuple, comment les multinationales vont-elles pouvoir défendre leurs privilèges et autres faveurs ?
Pour conclure, tout votre article suinte l’idéal européiste telle une fatalité. A savoir la caisse enregistreuse des intérêts les plus puissants en ayant jeté la clé, est hors d’atteinte de la populace.
A ce petit jeu là, le vent peut prendre son temps, mais il a toujours tourné.
