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Le monde de demain - AgoraVox le média citoyen
mercredi 6 juillet 2016 - par Jacques-Robert SIMON

Le monde de demain

Le monde vers lequel les "élites" actuelles nous conduisent peut être assez facilement entrevu, il ne sera pas ce que les peuples attendent. 

 La fin du monde ancien ne fait guère de doutes : le sacré qui construisait les nations s’est évanoui, les valeurs démocratiques se perdent dans les haines réciproques ou les postures, la science n’est plus jugée que par ce qu’elle peut apporter ou rapporter, l’intérêt général n’est compris que comme une somme d’égoïsmes à satisfaire. Quel autre monde peut lui succéder ?

 La Science et les techniques furent le moteur de tous les bouleversements aussi bien industriels que philosophiques de l’ancien Monde. La Science ne « croit » en rien : seuls les rapports de forces (physiques ou non) importent examinés par la raison. Cet athéisme radical conduit inévitablement à l’individualisme car le divin, religieux ou idéologique, ne donne plus aux Hommes une raison d’être ensemble. Ce seront les normes, les règles, les lois qui devront à elles-seules assurer le vivre ensemble.

 Le monde qui vient n’aura pas de Dieu.

 Lorsqu’on produit des bananes ou des camions, on cerne assez facilement l’utilité sociale que l’on offre, il ne reste plus qu’à déterminer le prix, la valeur d’échange, par un système lié à l’offre et à la demande. La société actuelle ne fonctionne plus sur cette base. Le vieillissement d’une société conduit à des complications de toutes sortes pour se préserver de périls plus ou moins réels : on s’efforce d’éviter de mourir plutôt que de vivre. Les innombrables règlements devenus les seules bornes permettant la cohérence de la société nécessitent une foultitude d’experts pour les faire et les comprendre. Les complications augmenteront au delà de l’imaginable et seuls les ordinateurs arriveront (peut-être) à les mettre à la portée du commun des mortels.

 Une réglementation foisonnante et informatisée habitera le nouveau Monde à la place de Dieu.

 L’individualisme dominera donc les rapports humains et se retrouve au niveau des groupes sous le nom de libéralisme qui prône la primauté de la responsabilité individuelle sur une quelconque autorité extérieure. Les économistes libéraux n’assimilent pas la possession d’un capital à une possibilité de sujétion, à une main mise de l’un sur la liberté de l’autre, d’où leurs recommandations de libre-échange, de liberté d'entreprendre pour lesquelles l’intervention de l’État doit être aussi limitée que possible.

 Le libéralisme, mieux nommé capitalisme, sera bien le mode de fonctionnement du monde futur car il est universel, ne relevant d’aucune morale autre que celle du plus fort.

 Les sociétés occidentales relèvent d’ores et déjà du secteur tertiaire mais l’ubérisation va représenter une nouvelle étape vers ce type de développement. L’ubérisarion décrit comment une entreprise en cours d’essor (start-up) propose, grâce à une plateforme numérique, de mettre en relation directe des entreprises et des clients. Les entreprises traditionnelles s’en trouvent ainsi déstabilisées : Uber contre les taxis, Blablacar contre la SNCF, Testamento contre les avocats, Airbnb contre les hôteliers … mais aussi uberTeach contre les universités. Au sein de ces nouvelles structures la protection sociale des employés est structurellement précaire et sonne le glas du salariat traditionnel. L’ubérisation permet de proposer des prix plus bas, mais en transformant des consommateurs locaux en chômeurs potentiels. Seule une minorité très qualifiée profitera à coup sûr de la mutation.

 L’uberisation des services sera massive dans le monde de demain, en contrepartie les inégalités exploseront entre une élite et le « peuple » mais les productions de richesses seront mieux réparties géographiquement. 

 Tertiairisation des sociétés, individualisme, libéralisme, précarisation des emplois, mais les révolutions les plus immenses viendront du domaine financier.

  Un crédit peut être envisagé pour agrandir une plantation ou mécaniser la production de camions sur une base compréhensible. Introduire massivement les activités bancaires dans le secteur tertiaire change plus que la nature de la société, ceci change la nature même de la civilisation. Le système va permettre de financer par de l’argent virtuel des activités virtuelles, peu ou pas nécessaires voire nuisibles. La dette totale mondiale atteint de nos jours 199.000 milliards de dollars, soit 28.000 dollars par être humain, un montant sans précédent dans l’histoire humaine. L'ensemble des dettes de tous les pays est trois fois plus élevé que le Produit Intérieur Brut mondial. Depuis 1972, date où les changes ont commencé à flotter, le commerce mondial s’est développé trois fois plus vite que les richesses nationales. Il ne peut pas y avoir de croissance économique sans que quelqu’un ne fournisse des liquidités, une base d’échange : d’où vient l’argent qui a permis cette croissance ? En fait, ne reposant sur rien, il n’existe pas.

 La planète est submergée d’actifs financiers, termes désignant des contrats susceptibles de procurer des revenus en contrepartie d'une prise de risque. Mais dans la plupart des cas, une estimation même grossière de ces risques est impossible, surtout si l’on raisonne à long terme. Seuls les actifs dits internationaux sont acceptés dans un grand nombre de pays et peuvent être utilisés dans les transactions les plus diverses. La forme la plus importante de liquidités internationales dérive des obligations du gouvernement américain auxquelles s’ajoutent dans une moindre mesure les engagements des banques centrales de pays occidentaux. Mais si le total des dettes par rapport au PIB mondial explose, les liquidités internationales chutent de 60% du PIB mondial en 2009 à 30% en 2016. La puissance de décision des principaux gouvernements s’effrite concomitamment avec leur légitimité liée aux processus démocratiques qui les désignent : partout semble poindre une vague qualifiée de populiste plus préoccupée par les shows médiatiques que par la politique.

 Mais une société organisée a besoin impérativement de mécanismes clairs de prises de décisions. Une décision comporte toujours une part d’arbitraire sinon il n’est pas nécessaire de prendre cette décision. Cet arbitraire, pour pouvoir persister, doit permettre la vie à moyen et long terme de la structure qu’il est censé diriger. Les gouvernements démocratiques n’ont plus la possibilité de gouverner ayant accepté un trop grand envahissement de leur domaine de compétence par le financier. Le financier public, à travers les obligations d’État, ne peut pas non plus trancher sur les problèmes les plus épineux. Il reste la possibilité d’émettre des obligations privées assises, par exemple, sur des entreprises multinationales de haute qualité ; ces obligations privées tiendraient lieu de liquidités internationales qui font actuellement défaut.

 Ceci constitue le trait le plus important de la société future : les Nations vont disparaître en même temps que les démocraties pour laisser place à une concurrence libre et non faussée entre entreprises mondiales. La planète entière va être parsemée de quelques dizaines de firmes géantes « multinationales » qui créeront leur propre monnaie, leur propre image voire leur propre morale.

 La liberté qui restera au consommateur sera de pouvoir changer de chaîne de magasins pour son approvisionnement. Des élections locales seront encore organisées pour déterminer les modalités de fonctionnement des services sociaux locaux mais les décisions économiques se prendront dans un autre cadre. La notion d’idée politique, après avoir été durement dénigrée, deviendra de plus en plus confuse pour disparaître même des esprits.

 Un autre monde était possible, l’est-il encore ?? 



24 réactions


  • Sozenz 6 juillet 2016 14:51

    excellent article .


  • Alpo47 Alpo47 6 juillet 2016 15:16

    Pour accéder à cette nouvelle société , il faudrait d’abord survivre à l’effondrement de l’actuelle. L’hyper endettement, la financiarisation folle, les risques de guerre de plus en plus présents ... rendent un futur prévisible vraiment incertain.
    De bonnes chances donc que tout ceci ne se concrétise jamais.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 6 juillet 2016 18:57

      @Alpo47
       Tout ce que je décris est déjà en route, y compris la privatisation des liquidités par les multinationales. Nous survivrons mais il faut accepter un modèle et une tutelle Nord Américains. 


    • Sozenz 6 juillet 2016 23:03

      @Jacques-Robert SIMON
      ah , vous n annoncez pas une vision futuriste monstrueuse , mais c est ce que vous souhaitez du monde ...
      je vous pensais visionnaire et alarmiste ... car effectivement , nous courons tout droit à ce désastre.
      Vous aimez la tutelle des hommes . vous aimez avoir des maitres ;
      Vous préférez des maîtres dégénérés plutôt que le sens divin ....
      Je ne « crois » pas en l homme ( je n ai aucune confiance en l homme , j ai par contre beaucoup d’espoir pour lui ) ; aucune tutelle humaine est viable .
       Vous allez immanquablement à l’échec . et si vous ne le savez pas encore . Vous le verrez ...
      .


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 7 juillet 2016 07:31

      @Sozenz

      J’ai vécu aux États-Unis, je sais à peu près ce qu’est notre futur et je crains que nous n’ayons pas le choix. J’ai aussi proposé une formule alternative en 1998 : énergie solaire, développement du Sahel, forces publiques investies … Avec le résultat que vous voyez aujourd’hui. 

    • Sozenz 7 juillet 2016 11:28

      @Jacques-Robert SIMON
      bonjour , je vous remercie pour votre réponse . j ai beaucoup hésité à donner une réponse X à votre message et c est très bien, car je me rends compte que je dis toujours les mêmes choses que je me répète « inlassablement » et que cela ne sert à rien .
      L humain tente toujours de trouver des solutions extérieures à lui même , alors que le problème est en nous .
      Que chacun suive son chemin , voit et entende ce qu il veut bien voir et entendre , c est le libre arbitre ...
      .


  • mmbbb 6 juillet 2016 16:35

    @ l’auteur c’est le traite de Maasstricht Abandon de la frappe de la monnaie privatisation de la dette delegation du pouvoir legislatif puisque le droit est de nature anglo saxon deni de la democratie L’Angleterre est un bel exemple Londres apres le Brexit a demande son indépendance Il existe desormais les « villes mondes » et le reste Le délitement des nations dont les Con Bendit et les ecolos veulent la disparition. Quant a votre conclusion c’est deja le cas Le figaro a publie les capitalisations boursierses des plus grandes entreprise. Elles imposent déjà comme Google ce changement ; le transhumanisme en est le modele


  • g o p (---.---.5.208) 6 juillet 2016 23:41

    Un article qui n’apporte rien, et qui se contente de faire un constat que n’importe qui peut faire.
    Au-delà de ça, vous partez avec des pré-supposés sur la science et les scientifiques qui sont caricaturaux.
    Nombreux sont les génies de la science qui ont aussi versé dans la métaphysique et la philosophie.
    Science sans conscience n’est que ruine de l’âme.
    Plutôt que de vous vider sur un article, apprenez à connaître les sujets que vous énoncez.


    • mmbbb 7 juillet 2016 07:10

      @g o p vite dit a contrario il y une pléiade de scientifiques n’ont pas eu de scrupule. Oppenheimer et Sakharov qui furent les peres de la bombe. Sakhavov eut le prix Nobel de la paix apres avoir mis au point la plus grosse bombe nucleaire ;la TSAR Que se sache les armes sont de plus en plus efficace et meutrieres Vous empruntez un aphorisme de Rabelais qui n’a plus guere de sens ; c’est le mercantillisme qui domine La science est neutre c’est l’usage que l’on en fait qui determinant Quant a cet auteur il s’attache a demontrer la revolution à venir


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 7 juillet 2016 07:34

      @g o p

      Vous pouvez reprocher beaucoup de choses à l’article, mais pas me reprocher de ne pas connaitre la Science.

    • g o p (---.---.5.208) 7 juillet 2016 08:22

      @Jacques-Robert SIMON
      Les diplômes ou les titres ne m’impressionnent guère. J’ai vu quantité de « chercheurs » faire « carrière » en se contentant de recycler ici et là quelques idées, et suivre les effets de mode.
      Comme disait de Gaulle, beaucoup qui cherchent, mais peu qui trouvent.
      Peu de chercheurs font face à leurs limites, ce qui pourraient les aider à progresser. Beaucoup se suffisent à eux-même et préfèrent se rassurer en pratiquant l’entre-soi et la reproduction intellectuelle, stérile.
      Alors Mr Simon, je suis désolé, mais il va falloir être plus convaincant car tout ceci n’a pas plus de valeur à mes yeux que le garagiste du coin, qui bidouille son moteur.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 8 juillet 2016 09:15

      @g o p

      Il se trouve que mon père était mécanicien. Je ne demande d’autre part pas que l’on soit impressionné par les diplômes. J’aimerais par contre que des idées soient échangées, que des idées. 

  • philippe baron-abrioux 7 juillet 2016 07:47


     @auteur ,

     BONJOUR ,

     vous semblez vouloir conduire une réflexion prospective sur« le monde de demain » si j’ai bien lu et compris .

     Ambitieux programme que votre article envisage par des angles qui semblent avoir assez peu de rapports entre eux .

     la production , la commercialisation ,les services et un« Dieu » qui surgit d’on ne sait où et pour une raison indéterminée dont vous déplorez l’effacement au moins temporaire .

     l ’ubérisation dont vous parlez n’est selon moi que la mise à disposition d’un « objet matériel ou immatériel » conçu par un ou plusieurs individus qui l’ont pensé donc réfléchi intellectuellement et cherche à en exploiter l’éventuelle utilité dans un système capitaliste qui le permet avec un minimum de contraintes fiscales entre autres .

     l’intervention d’un « dieu » dans votre article (ou d’une notion quelconque de spiritualité) implique une réflexion individuelle ou partagée et une recherche ou une adhésion à des notions métaphysiques .

     curieusement vous faites l’impasse sur cette propension largement partagée par les hommes sur l’avenir desquels vous émettez quelques idées quasi exclusivement matérielles ou matérialistes

    n’y aurait il,selon vous , aucun lien entre« l’individu pensant » ,créant ,produisant ,échangeant ses créations, les diffusant parfois dans un but purement altruiste et un marché potentiel duquel il tirera les moyens de vivre ? je pense aux médicaments par exemple qui ne sont pas simplement que les produits d’une recherche scientifique mais sont nés d’un souci d’apaiser la douleur identifiée provoquée par une maladie .

     un « Dieu » n’est pas toujours à la base de nos décisions ,fussent elles altruistes , mais découlent plutôt du constat objectif et de la prise en compte efficace si possible de la simple empathie qui est une marque de ce qui nous reste d’Humanité qui peut être élargie à quasiment l’ensemble du monde animal puisque bon nombre d’animaux ont la même attitude de soulagement de la douleur de leur congénère .

     BONNE FIN DE JOURNEE !

     P.B.A

     


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 8 juillet 2016 09:19

      @philippe baron-abrioux

      Je reprends une partie de votre texte :
      «  je pense aux médicaments par exemple qui ne sont pas simplement que les produits d’une recherche scientifique mais sont nés d’un souci d’apaiser la douleur identifiée provoquée par une maladie . »
       Je connais un peu ce sujet, ma femme et mon fils étant pharmaciens. Il faut que vous sachiez que les dépenses en Marketing sont bien supérieures à celles de R&D dans l’industrie. 


  • François Vesin François Vesin 7 juillet 2016 09:30

    « La fin du monde ancien ne fait guerre de doutes » ! 

    A quelle période situez-vous ce « monde ancien » ? Les dinosaures, si l’on ne s’en tient qu’à leurs tailles, avaient de légitimes raisons de croire qu’ils étaient invincibles ... il n’en reste que le souvenir ! 
    Vos hypothèses s’articulent sur les rapports de forces (science / morale - individualisme / collectivisme - etc.) mais vous n’évoquez à aucun moment les probabilités de cataclysmes naturels annoncés ( rupture de la faille de San Andrea / effondrement de Yellow Stone / etc.) ou de cataclysmes nucléaires (les ultras-libéraux étasuniens ne s’y préparent-ils pas ?).
     
    Dans ce sens, le monde qui vient pourrait avoir une tout autre configuration que celle dont vous faites la projection, soit qu’il devienne l’opportunité d’une gigantesque solidarité planétaire, soit au contraire qu’il rouvre un cycle de guerres sans fins pour se partager les territoires encore habitables ! 

    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 8 juillet 2016 09:21

      @François Vesin

      Je ne parle pas en effet des cataclysmes naturels, les autres suffisent. Le monde ancien s’arrête approximativement en 1983 au moins pour les Français.

  • ZenZoe ZenZoe 7 juillet 2016 10:09

    Ce qui est en train de se passer depuis les années 1970 est une transition vers un nouveau modèle que personne ne connait encore. Il se fera dans de très grandes douleurs.
    Vous ne parlez pas de la plus grande menace : les graves conflits qui ne vont pas manquer de surgir (même que ça a commencé) pour s’approprier les ressources essentielles à la survie dans un monde surpeuplé : pétrole, mais aussi et surtout eau potable et terres agricoles.
    L’avenir qui se dessine peut être comparé à celui qui succéda à l’empire romain : migrations massives, inégalités, obscurantisme généralisé et surtout des guerres à n’en plus finir.. Et, éventuellement, dans 200 ou 300 ans, les choses se tasseront et le nouveau modèle apparaitra enfin, au milieu sans doute d’une planète dévastée.


  • Tzecoatl Gandalf 7 juillet 2016 10:52

    L’idéologie a surtout remplacé la religion, la reléguant, du moins dans le texte à la sphère privée.


    Les premiers libéraux anglais ’(Hobbes) ont inventé le libéralisme pour contourner les hystéries collectives des guerres de religion.
    Puis par extension et pour corriger les excès, sont nés conservatisme, communisme, écologisme, etc.

    Mais les guerres d’idéologies du XXème ont levés le lièvre : l’idéologie n’est pas plus efficace pour lutter contre une guerre civile ou une guerre tout court.

    La dissuasion nucléaire a bel et bien été plus efficace, reléguant la conflictualité essentiellement lorsqu’il y a asymétrie (guerre contre le terrorisme, en fait guerre contre des états par extension de la politique US sur le sous-continent sud-américain)

    Le libéralisme à papa stipule qu’il se fonde sur l’égalité de droit.

    Non, le libéralisme n’est pas la loi du plus fort. Mais l’égalité de droit, et celle-çi est chaque jour bafouée, grâce à la puissance du monopole de la violence, l’état ou les institutions (notamment européennes), le pouvoir politique dont le rôle sur le papier n ’est d’utiliser sa force que pour faire respecter cet équilibre. C’est ce que l’on appelle néo-libéralisme ou capitalisme de connivence.

    Mais autant le peuple est enclin à voter pour ce qui brille, autant le pouvoir politique ne défend plus que les intérêts de ce qui brille. Mais pour cela, le vers dans le fruit est nécessaire (privilèges, lobbying, 49.3, matraque, délits d’initiés banques centrales/banques, évasion fiscale, asymétrie fiscale entre pauves et riches, petites entreprises et grosses, etc).

    Je suis désolé, mais vous avez une vision globaliste, tel Jacques Attali. Bref, vous prenez une posture messianique en projetant un présent qui faillit tel un futur qui va s’imposer. A ce petit jeu là, j’ai encore une préférence pour l’horoscope.

    Que pensez-vous de la version libérale actuelle qui se prend des beignes face au capitalisme chinois (entreprises largement financées par la BOC, à capitaux majoritairement nationaux, qui achètent jusqu’aux terres de nos fermes en faillite fatigués de l’usure financière et donc de tout le reste ) ?

    Que pensez-vous de tout ces sans-dents, dont le salaire a été mis en concurrence libre et non faussée avec tout les esclaves et semi-esclaves de cette brave planète et qui n’ont eu comme seule exutoire de reculer socialement ?
    On évoquera vite fait sur les petits patrons qui ont été mis dans le même bateau.

    La seule chose que l’Histoire démontre, c’est que tout idiome globalisant (appelons cela idéologie) va échouer (les pompons revenant au nazisme et communisme, procédant par éliminination de classe ou de race). Car de par sa nature, tel idiome ne supporte ni le détail, ni la contradiction, ni l’opposition, car par trop satisfait d’avoir tout compris, niera à chaque épine dans le pied, qu’il a au fond tout faux.

    « Ceci constitue le trait le plus important de la société future : les Nations vont disparaître en même temps que les démocraties pour laisser place à une concurrence libre et non faussée entre entreprises mondiales. »

    Je n’ai jamais rien lu d’aussi stupide. Si le pouvoir politique ne prend plus partie pour le peuple, comment les multinationales vont-elles pouvoir défendre leurs privilèges et autres faveurs ?

    Pour conclure, tout votre article suinte l’idéal européiste telle une fatalité. A savoir la caisse enregistreuse des intérêts les plus puissants en ayant jeté la clé, est hors d’atteinte de la populace.
    A ce petit jeu là, le vent peut prendre son temps, mais il a toujours tourné.








    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 8 juillet 2016 09:30

      @Gandalf

      « le libéralisme n’est pas la loi du plus fort. Mais l’égalité de droit ». Je ne pense pas ? Égalité et Liberté sont deux notions qui s’excluent : si l’une augmente, l’autre diminue.
       Malheureusement (ou heureusement) les nations ont déjà disparus (hors États-Unis), la France n’est présente que durant l’Euro dans les rues, les coeurs, les porte-monnaies. 
       Votre article soulève des points intéressants mais vous pourriez peut-être les exprimer avec moins de vigueur. 


  • Tzecoatl Gandalf 7 juillet 2016 11:28

    Les fondations de la fatalité de Jacques-Robert Simon :



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