Commentaire de Christian Labrune
sur Ils n'auront pas notre silence complice - les islamistes
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Je pense que les premiers coupables sont nos dirigeants politiques et économiques. Car ce sont eux qui organisent tout cela, ce grand bazar...
@Paul Leleu
Je ne pense pas qu’ils « organisent » la chose : il faudrait être fou à lier, mais ils laissent faire, et ils laissent faire parce que sur le plan de leur carrière personnelle, ils y trouvent leur compte. Des politiques capables de voir quelque chose au-delà du terme de leur mandat, il ne s’en trouve plus beaucoup. A vrai dire, actuellement, je n’en vois même pas un seul. Sarkozy copinant avec l’émir du Qatar, vous avez raison de le souligner, c’est comique. Et je ne parle pas des compromissions qui continuent, pour pouvoir vendre quelques avions, avec l’Arabie saoudite.
Qu’il faille « prendre à bras-lecorps la situation présente », cela ne fait aucun doute. La troisième république, de fait, c’est loin, et il n’y faut plus penser, mais je ne vous rejoindrai pas dans la critique que vous faites du nationalisme, sans nuancer quelque peu. C’est très précisément parce que la France n’est plus une nation (et ça commence dès 68), en particulier depuis qu’on a supprimé le service militaire, qu’on en est arrivé là. Pour les jeunes déjà très instruits, c’était évidemment une période assez pénible parce que l’armée ne fait guère appel à l’intelligence, mais cela imposait un minimum de discipline à une multitude de crétins qui, désormais, surtout depuis que l’école, grâce aux socialistes, produit en masse des illettrés contents d’eux-mêmes, se retrouvent complètement dépourvus de repères et prêts à se laisser enrégimenter dans les organisations les plus fascisantes et en particulier l’islamisme.
J’étais naguère à la manifestation des « Chinois » (il ne le sont pas tous !) qui ne supportent plus les exactions dont ils sont victimes dans les banlieues. Eh bien ces Français qui ne sont pas français depuis bien longtemps, chantaient néanmoins la Marseillaise, et agitaient frénétiquement des milliers de petits drapeaux tricolores. Cela donnait à ce défilé parfaitement pacifique un aspect très nationaliste et qui surprenait d’autant plus qu’à voir la foule on aurait pu se croire en Extrême-Orient . L’idée de la nation française n’est donc pas tout à fait morte ; pour ces gens-là, qui ont fui toute sorte de régimes pourris et mortifères, elle continue d’avoir un sens. Liberté ! Egalité ! Fraternité ! criaient-ils, à s’en faire éclater les poumons. Il y avait la très peu de Français « de souche » et c’est bien dommage : j’ai trouvé que c’était une belle leçon.
