Commentaire de Christian Labrune
sur La voix de son maître...
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Rosemar,
Votre article me rappelle qu’on n’est plus très loin du moment, où, chaque année, je perdais ma voix. Coninuer à enseigner dans ces conditions, même si les élèves, souvent, font un effort pour être plus attentifs (enfin, dans mon temps !), c’est un vrai supplice. Je me souviens même qu’une fois j’avais dû m’arrêter deux jours : je ne m’entendais plus. Le sirop et les pastilles « Euphon », que vous devez connaître, heureusement, font des miracles.
Six heures de cours, j’ai connu ça, et comme je n’ai jamais fait que des cours magistraux - les seuls, en fait, qui n’ennuient pas les élèves et leur apprennent vraiment quelque chose-, c’est effectivement épuisant, et c’était souvent suivi de quatre ou cinq heures de correction de copies pour le lendemain.
Mais à part ça, Madame la Marquise, c’est quand même un métier pour les fainéants, comme chacun sait et comme ne vont pas tarder à nous le rappeler un certain nombre d’intervenants qui trouveront là un excellent moyen de régler des compte avec une institution qui ne les aura pas aimés, les pauvres, autant qu’ils pensaient devoir le mériter.
