Commentaire de Alren
sur Liberté d'importuner et capacité à débattre sereinement


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Alren Alren 16 janvier 2018 13:26

@Clocel

En effet « faire tapisserie » était une honte pour une jeune femme qui s’était rendue au bal seule ou avec des amies, explicitement pour rencontrer des hommes comme « cavaliers », de même que « coiffer Ste Catherine », c’est-à-dire ne pas être mariée après vingt-cinq ans et finir « vieille fille ».

Les rapports humains d’aujourd’hui se sont forgés durant les 99% de l’existence de l’espèce, pendant l’immense période où les humains étaient chasseurs-cueilleurs.

Les hommes chassaient, les femmes, les enfants, les vieillards restaient au campement.

La survie du groupe dépendait du gibier tué. Le chasseur non-bredouille était libre de donner de la viande à qui il voulait. Il nourrissait sans contrepartie les (rares) vieillards par respect pour ces ancêtres qui représentaient la mémoire du groupe et ses connaissances et les enfants par instinct paternel.

Les femmes devaient « donner en échange » de cette viande si difficile à se procurer. Elles devaient traiter les peaux et les fourrures, confectionner les vêtements, mais aussi, bien entendu, copuler.

Or, comme toutes le femelles, humaines ou animales, un puissant instinct pousse les femmes à choisir le meilleur père pour ses enfants. Elles le font selon des critères propres à chacune d’elles.

Et alors, il faut séduire l’élu, souvent sensible en premier à la beauté.

D’où ce paradoxe toujours actuel, qu’une femme éprouve le besoin de se sentir belle, attirante, mais souhaite en même temps ne pas être importunée par ceux qu’elle n’a pas choisis.

Elle veut attirer les regards dans la rue, y compris d’ailleurs les regards féminins admiratifs, mais ne veut pas que la touche ou l’apostrophe celui qui n’est pas « choisi », à qui elle sait faire comprendre qu’il est l’élu, du moment ou pour la vie.

À beaucoup de femmes il faut du temps et de la fréquentation de l’homme en question avant de lui envoyer un signal explicite d’amour.

Ceux qui importunent les femmes n’ont jamais été « choisis » et n’acceptent pas ces rebuffades continuelles. Leur manque d’empathie et d’intelligence leur fait croire que la brutalité sera payante : les pauvres types !


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