Commentaire de Étirév
sur L'oeil rond du Cyclope...
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De la Vérité à l’erreur
Quand les poésies homériques arrivèrent entre les mains des Grecs, elles sortaient des temples, c’étaient des Livres sacrés.
On y trouvait, entre autres, l’explication des deux principes, qui furent appelés « le Bien et le Mal, l’Esprit et la Force ».
Citons Héphaïstos qui représente le feu terrestre, c’est-à-dire les passions basses. La Fable raconte que Zeus le saisit par les pieds et le précipita du ciel sur la terre. Il resta boiteux. L’allégorie est transparente : le ciel, c’est l’Esprit/la tête ; la terre, c’est la partie inférieure du corps, où s’allume le feu terrestre. C’est son esprit qui va boiter par cette chute, puisqu’il en a sacrifié la moitié. Le feu terrestre représente les passions. Les cyclopes étaient ses compagnons de travail, ils n’avaient qu’un oeil pour voir, comme lui n’avait qu’une bonne jambe pour marcher. On lui attribue la fabrication des armes et de toutes sortes de parures.
L’Odyssée devint peu à peu un livre profane. Il se fit donc une évolution qui fit tomber l’oeuvre de sa hauteur première jusqu’au bas-fond de la décadence grecque. Hemoera, la grande Déesse celtique avait créé la poésie épique que les Aèdes chantaient devant le peuple assemblé. Elle avait raconté les hauts faits de l’âge divin, puis de l’âge héroïque. Elle avait fait connaître la Nature aux hommes de son temps, qui en avaient été vivement impressionnés, et cela les avait transportés au delà de leur horizon borné, en leur faisant apercevoir la réalité des choses.
Cette lumière qui émanait de la grande Hemoera, cachée aux hommes tant que les Muses ne la leur révélaient pas, les inspirait, leur dévoilait les passions humaines, l’intervention des Divinités, la mobilité des héros, aussi prompts à s’attendrir, à fondre en larmes, qu’à tirer du fourreau leur redoutable glaive.
