Commentaire de Christian Labrune
sur Les contradictions sémantiques du macronisme


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Christian Labrune Christian Labrune 6 mars 2018 11:06

à l’auteur,
Je ne vois rien à objecter à votre article. Je m’étonne quand même que vous preniez soin de relever des « contradictions » dans le macronisme, comme s’il avait été possible de croire, à un moment donné, qu’une politique cohérente ait jamais été proposée aux Français par cette idéologie fumeuse par essence.

Le macronisme ressemble à une bulle de savon qui fait voir, en diffractant la lumière, mille reflets chatoyants lors même qu’il n’y a pas de soleil et que tout est gris aux alentours. Les petits enfants sont charmés et battent des mains si la bulle s’élève et dure un peu plus qu’on ne l’aurait prévu. A la fin, elle finit quand même toujours par éclater.

Le Drian était hier à Téhéran. Sourires de Javad Zarif et des mollahs. Superbe claque avant l’avion du retour, et que le gouvernement aurait pu aisément s’éviter s’il avait eu deux sous de cohérence : l’objectif de l’Iran est de se rendre maître du Moyen-Orient en attendant de pouvoir, dans huit ans, quand les missiles seront nucléarisés, commencer à terroriser l’Europe. Gaza, le liban, la Syrie, l’Irak et peut-être demain le Yémen sont déjà entièrement contrôlés par l’Iran. Est-ce qu’un Macron n’aurait pas pu s’en rendre compte ?

J’apprenais ce matin que le Louvre envoie à Téhéran de quoi réaliser une très belle exposition d’oeuvres d’art. Voilà qui va probablement être extrêmement efficace pour maintenir la paix. Si la France était encore un pays chrétien, on aurait pu demander aussi aux curés de paroisses de dire des prières pour la paix dans le monde, c’est aussi très efficace.

En tout cas, les tableaux pour cette exposition, dans la soute d’un avion ou d’un bateau doivent tous tenir dans un seul container. C’est beaucoup moins cher que d’envoyer un porte-avions nucléaire du côté du détroit d’Ormuz. Je ne suis pas certain que l’efficacité soit exactement la même.

La politique étrangère du macronisme dans un monde de plus en plus dangereux ressemble à celle des alliés à Münich en 1938. Macron-Le Drian, c’est Chamberlain.


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