Commentaire de velosolex
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@Mélusine ou la Robe de Saphir.
Il faut se méfier de tout le monde, même de ceux qui font des fautes d’orthographe, et qui font semblant de chercher leurs mots. Il est vrai que leur bêtise et leur assurance est parfois si drôle qu’on en oublierait qu’ils sont dangereux, qu’ils font des émules parmi les paumés, en leur fournissant leur petit manuel de survie au garde à vous.
Et l’on ne peut faire que le parallèle entre la perversion narcissique qui est le thème de cet article et de quelques autres ces jours ci. Ce qui se passe au niveau d’un individu est parfaitement possible à mettre en place au niveau d’un état. Même état de sidération provoquée, régression, humiliation subie sans plainte, presque avec attente finalement, jusqu’à la solution finale, où certains creusaient leur tombe avec zèle. On ne peut pas changer de tels individus pervers, pas plus qu’on peut changer les états si rapportant. Déjà les reconnaître en soi n’est pas si facile. Les soviétiques ont été finalement bien plus habiles que les nazis. Ceux ci n’ont pas réussi à tromper les gens si longtemps ; Alors que les intellos de l’ouest ont refusé de voir l’urss telle qu’elle était. Certains personnages de la société du spectacle ont bénéficié de la même indulgence. Regardez ce Cantat. Je me souviens de la psychologue de mon service qui refusait de voir l’horreur. Tant qu’on a des bénéfices dans un système, on refuse souvent d’ouvrir les yeux.
Je lis actuellement Valeri Grossman, « vie et destin » qui parle très bien du climat opérant dans le totalitarisme soviétique, ou nazi. Ici, toute une école d’embrigadement, de clivage, de manipulations infinies sous formes de poupées gigognes. Orwell n’a eu qu’à se servir ; 1984 n’est pas un roman d’anticipation. Faux copinage, peur de s’opposer ensuite à un réseau d’amis à la mode facebook, doucement on vous montre ce qu’il faut penser, qui sont les médias « merdias », comme ils disent, usant de ces vocables transformant en merde ceux qu’on détruira ensuite avec jouissance. Le socle c’est la déception des attentes. La désignation des coupables vient ensuite. Avant le chant de consécration des leaders bien aimés. Pus rien ensuite ne s’oppose alors à la nuit.
