Commentaire de Gollum
sur À propos...
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
@Jean Keim
il vous sera toujours très difficile de percevoir la nature du savoir tant qu’il sera pour vous d’une grande importance et l’objet d’un fort attachement.
Mais j’ai vraiment l’impression que vous ne me lisez pas correctement.
La nature du savoir je la connais. Elle est d’ordre quantitative. Certains accumulent des savoirs comme d’autres accumulent des devises, des collections, des tableaux, des timbres…
Ce genre de savoir ne m’intéresse pas.
Mais il se trouve que certaines personnes sont capables de transmuter ce savoir quantitatif en connaissance qualitative.
Seule cette dernière est unitive. Seule cette dernière est liée à la personne elle-même et elle seule.
Mes divers savoirs me servent à opérer des ponts entre eux. Par exemple l’astrologie me sert à choisir mes musiciens, mes compositeurs. Je sais par exemple que le Concerto pour la main gauche de Ravel est Scorpion, les sonorités sont tellement typiques que cela saute à l’oreille. Idem pour les Djinns de César Franck. Ou encore l’oiseau de feu de Stravinsky.
Mais Ravel peut être plutôt Poissons dans certaines œuvres. Quelques fois on a des sonorités Uranus.
Je fais pareil pour les peintres.
Et pour les scientifiques aussi. Car ces derniers bien loin de la prétendue objectivité ne choisissent pas par hasard ce qu’ils font.
Cette pensée symbolique me permet de lier entre elles des choses que la plupart des personnes sont incapables de relier.
La pensée symbolique permet d’unifier. Le produit terminal est une connaissance qualitative qui change la personne.
Puisque j’ai évoqué la logique tétravalente je rappelle qu’elle était présente au Moyen-Âge. Seul était un homme véritable celui qui arrivait à accorder autant de place, dans un équilibre judicieux, entre : Force, Justice, Tempérance et Prudence.
Ces 4 qualités sont tirées de Platon, que le Moyen-Âge a repris.
Le Tétramorphe que l’on retrouve de façon systématique sur les façades des cathédrales, autour du Christ, montre bien qu’il ne peut y avoir divinisation de l’homme sans une maîtrise de cette dialectique quaternaire.
On retrouve d’ailleurs ce Tétramorphe dans la lame XXI du Tarot qui exprime le résultat final du processus des lames majeures.
C’est d’ailleurs là l’essence même du symbolisme de la Croix. La Croix n’étant rien d’autre que la gestion des conflits dans une assomption dialectique des différentes composantes de l’être. Et qui, tant que l’équilibre n’est pas atteint, engendre la souffrance, la crucifixion de l’âme.
Mais libre à vous d’ignorer tout cela et de penser que le savoir « ça sert à rien »...
