Commentaire de Philippe VERGNES
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@ alinea,
Quelques remarques à chaud sur cette épineuse question de l’intuition (sujet au combien important à différent niveau) :
« l’intuition ne peut pas se diriger ; on lui obéit ou pas... »
Absolument... mais l’intuition peut-être trompée.Si nous parlons bien de la même chose, ce genre d’intuition est archi-connu en psychotraumatologie, en neuroscience, etc. puisqu’elle est régit pas notre système d’alerte dont l’amygdale cérébrale est au cœur de notre perception du danger. Elle est essentielle à notre survie physique... et fait moins connu, à notre survie psychique.
Cette fonction survie de l’amygdale doit être à l’heure actuelle celle sur laquelle il existe le plus d’information. C’est abondamment documenté au travers des études sur la peur (l’émotion la plus connue à l’heur actuelle). L’amygdale « s’enclenche » à une vitesse d’information neuronale sous le seuil de la conscience (on sait distinguer les processus conscients et inconscients de notre cerveau en mesurant la vitesse que l’information met à traverser les différentes zones du cerveau pour produire une réponse). Cette information qui ne parvient donc pas à la conscience provoque des ressenties, d’où l’intuition...
Cette intuition-là a toujours raison... chez les personnes dont l’amygdale n’a pas été lésée. Chez les personnes dont l’amygdale a été « mal » programmée ou a subi des détériorations, etc. c’est autre chose qui se passe, car il existe des personnes qui « pressentent » un danger lorsqu’il n’y en a pas et qui n’en voit pas lorsqu’il y en a.
« ... je ne supporte pas, au sens littéral, l’injustice. »
Typique des HPI.
« Que notre « mythologie » guide nos intuitions n’est pas mon expérience, c’est vraiment elle qui me raccroche au réel et me fait agir à coups sûrs pour y faire face. Là aussi, quand je « décide », je m’en mords toujours les doigts ! »
Je l’entends bien... mais quelqu’un qui a une amygdale (par exemple et pour faire court) non efficiente ou dysfonctionnelle ne vivra pas la même expérience que vous qui avez, plus est, une amygdale probablement « hyper-fonctionnelle » (ce qui peut aussi être cause de « problèmes », cf. la vidéo dans mon article « Perversion narcissique et traumatismes psychiques : l’approche biologisante ».)
Quoi qu’il en soit l’amygdale « s’éduque ». Ce qui peut changer la nature de nos perceptions.
