Commentaire de Philippe VERGNES
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@ alinea,
Sur la question de la synthèse, je crois que nous n’employons pas ce mot dans un même sens. Disons que l’une et l’autre de ces deux pensées - orientales et occidentales - apprennent à mieux se connaître et donc sont intégrées dans l’esprit des gens. Le tout est de réussir cette intégration sans perdre les « acquis » de l’une ou de l’autre. En aucun cas, il ne s’agit d’en faire disparaître une. Si tel était le cas, la pensée tétravalente ne pourrait pas émerger.
Pour le terme de pervers, le problème c’est qu’il est aujourd’hui si utilisé qu’il ne signifie plus rien (il a pourtant un sens très précis en clinique psychanalytique groupale et familiale à ne surtout pas confondre avec la psychanalyse orthodoxe ou traditionnelle). Dès lors, on l’utilise plus comme une insulte qu’autre chose et sans véritablement savoir à quoi il se réfère. L’image que j’ai du pervers narcissique, depuis toujours je crois est celle-ci. Certains s’en font tout un fromage et ont en tête celle-là, ou encore cette autre, mais ce ne sont pour moi que des métaphores qui traduisent le phénomène, rien de plus. C’est ce que j’en disais par ailleurs : la plus belle ruse du diable n’est pas de vous persuader qu’il n’existe pas (Baudelaire), mais de semer la zizanie à un point tel qu’une mère ni retrouverait plus ses petits. La confusion, ou la fusion à la con comme on a pu me le signifier un jour en commentaire, l’attaque de l’intelligence et la rupture des liens entre les personnes et les pensées, voilà ce qui est sa plus belle réussite. Pour cela, « notre » pervers utilise toutes les stratégies que je dénonce dans plusieurs de mes articles et au tout premier rang desquelles figure la disqualification.
