@Jean Keim
Je suis plus touché par le message de Jésus qui a rempli finalement une tâche identique à celle de Gautama vis-à-vis de la société juive tout en l’élargissant, vers la fin de son ministère qu’il sentait proche, en un message universel, et là encore le message originel a été perverti.
Comment un message universel peut-il être perverti ? Au fond, il ne serait pas si universel que cela ? Ou bien Jésus a-t-il oublié le mode d’emploi en même temps qu’il nous donnait le but à atteindre ?
La lecture des évangiles, surtout celle de Jean, montre une absence de précepte, de donnée initiatique, de méthode, il n’est pas question de rites, de postures, de méditation, nous devons nous poser la question du pourquoi de ce dénuement,
Absence du mode d’emploi.
le cœur du message est précisément dans ce dénuement, la vérité de par sa nature ne peut pas être un savoir, en qq sorte un savoir ultime, la vérité n’est pas un contenu secret, ésotérique, réservé à des élus et/ou à une élite, il est dans un état d’être.
Mais le but d’un « savoir » initiatique est précisément un état d’être. Le savoir n’est qu’un outil, je me tue à le répéter mais apparemment ça ne rentre pas.
Point 1, plus bas : je suis d’accord, l’intelligence est en amont. C’est ce que l’Orient appelle la Buddhi. Elle féconde la pensée quand celle-ci est à l’écoute de l’Intelligence. Plotin l’appelle l’Intellect. C’est ce qui distingue les rationalisants qui ne sont pas à l’écoute de la Buddhi et les autres.
Nagarjuna n’est probablement pas un individu mais une série de suiveurs bouddhistes qui ont développé une branche du bouddhisme, ce n’est plus le message originel.
Vous ne trouvez pas un peu prétentieux ce jugement péremptoire sur ce que serait le véritable bouddhisme ?
Sur l’absence d’ésotérisme chrétien parce qu’absent des textes évangéliques, je vous soumet ceci : Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses ; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu’on écrirait.
Il s’agit de la dernière phrase de l’Évangile de Jean. Qui laisse la porte ouverte à….
Que l’on peut coupler avec le fameux verset sur les clés de la Connaissance (donc Gnose) que les Pharisiens avaient perdus….
Bien sûr cela ne prouve rien, mais l’inverse non plus.

Dans la mesure où le christianisme s’est voulu démocratique il n’est au fond guère étonnant qu’il n’y ait pas, en apparence, de « savoir caché », mais cela n’infirme en rien l’inverse pour certains disciples (dont Jean ?). D’ailleurs l’Apocalypse est visiblement un texte ésotérique. La meilleure preuve c’est que l’Église catholique qui en a perdu les clés est incapable d’en fournir une interprétation valable et cohérente…
Mieux, elle condamne le millénarisme alors que celui-ci est affirmé de façon nette au chapitre 20 du texte. Il faut le faire quand même.