Commentaire de Jean Keim
sur À propos...
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Alinéa vous devez être en train de battre le record du nombre de réactions pour un même article 
Longtemps je me suis demandé si l’ego n’était pas une espèce de parasite comme le tænias, seulement il n’est pas qu’un écornifleur mais également un importun, le genre d’individu qui arrive quelque part dans une fête, qui se sert au buffet et qui se mêle aux conversations sans y avoir été invité, toutefois sa présence peut également être opportune voire providentielle si elle est utile, créative, constructive.
Si nous faisons une pause et que nous observons le cheminement qui nous permet d’écrire une définition de l’ego – la nôtre à un instant donné – notre réponse est fonction de notre état mental, la réponse est fluctuante, elle dépend de ce que nous sommes d’instant en instant, et si nous sommes attaché mordicus à une définition (à un concept), notre cheminement mental par des ajustements nous ramènera à elle.
En fait tout ce que nous pouvons dire sur l’ego exprime ce que nous en savons et donc... ce que nous sommes.
Ainsi il n’est fait, c’est observable, que de souvenirs qui se manifestent par la pensée qui est un processus, notre pensée ne peut puiser que dans nos mémoires, ces mémoires qui renferment nos savoir.
L’ego est la pensée et donc le savoir, il n’est que des souvenirs, des reliquats mémorisés plus ou moins fidèlement, des affects qui n’ont pas pu, ou pas su ou encore pas voulu disparaître en mourant.
Et il y a cette illusion, pas facile à débusquer, que l’ego est un contenu qui masque la vraie nature du contenant, alors que le contenant fait partie intégral du contenu.
